CHAPITRE XX
l'txnuvm.
• • • • . L'imprévu.. ..
HflUflIM i
— C'était donc là le secret de sir Georges, disait Cécile à Henri assis è h» côté*. son secret que vous n'avez pas craint de lui arracher au péril de votre vie... et cela pour satisfaire à un vain caprice... cl cela pour nvi...
— Oui, pour vous seule... cela pour vous, Cécile... Oh ! pardon, mais Liaez-moi vous dire Cécile... ce mot madame est si froid... reprit Henri donc voix douce et soumise, en voyant l'étonnemcut de la baronne... qui lui dit d'un air sec :
— Vous vous oubliez, monsieur le comte.
— Oh ! uon, ce n'est pas oubli, car c'est une habimde, cl 11 me sera, je tous jure, impossible de m'en défaire .. <T abord elle est trop douce, cl ensuite elle dure depuis trop longtemps...
— Comment ?
— Sans doute... elle dure depuis que je vous ai voc, depuis que je m'occupe de vous. Car, à chaque instant, lorsque votre souvenir vient me charmer... lorsque, seul avec nies pensées, je vous parle, je vous implore, croyez-vous que je vais vous dire madame?... Non, je dis : Cécile: Je dis : Cécile, aimez-moi... Cécile, croyez à on amonr profond et vrai ; surtout, Cécile, ne le jugez pas d'après les faibles preuves que je tous ai données... Sans espérer un regard de vous, j’ai joué ma vie pour tous, mais qu'csl-ec que cela?... A voire amour je voudrais sacrifier plus que ma vie, sacrifier mes goûts, mes penchants, mon avenir... mais, bêlas ! je l'aime tant... oh! je l'aime tant, qu'obéir à tes moindres caprices ce serait encore le bonheur... je t’aime tant, Cécile... que je te délie d'exiger quelque chose qui, pour moi, soit un sacrifice.
— Monsieur le comte... dit sévèrement Cécile en retirant sa main, dont Henri s ciait emparé.
— Oui, voilà cc que je me dis en votre absence. Cécile... Pourquoi devant vous m'empècberfez-vous de penser tout haut? Oh ! si vous satin combien votre froideur m'a fait mal... combien votre air dédaigneux m'imposa, lorsque assez heureux pour que vous ayez daigné me demander un léger service, vous m’avez reçu avec une politesse si glaciale... C est alors, Cécile, que je maudis ces succès qui me font tant d'envieux, celte lépulalion dont l'éclat fatal jetait peut-être la défiance dans votre Ame... Peut-être, me disais-je, ne vcrra-t-ellc qu'un amour vulgaire dans la passion brûlante qui m’emporte... tandis que c'est le premier amour, le seul et véritable amour que j’aie éprouvé... Oui, Cécile, croyez...
bu grand éclat de rire de la baronne interrompit la période amoureuse du comte, qui s’était assis aux genoux de Cécile sur un petit tabouret.
Malgré ces rires immodérés qui continuaient, la figure de Henri exprima plus d'étonnement que de dépit; H se releva, et se jetant sur le sofa eu secouant négligemment son jabot : — Voilà, parbleu, madame b baronne, nn éclat de rire qui déconcerterait fort un pauvre amoureux; mais, d'honneur, vous êtes difficile, car je n'ai jamais de ma vie mieux ailé premier amour, si cc n’est pourtant une foi» à la femme d’on noncr, en Amérique... et une autre fois à la fille d'un bourgmestre, nais dires-moi donc, je vous prie, la cause de cette gaieté.
Cécile se prit à rire plus fort, et dit : — Comment [ vous ne trouvez pas du dentier plaisant, monsieur le comte, que vous, l'homme à réputation fatale, vous, le modèle envié des roués de la cour, vous ayez élu toUement jouer votre vie sur un mot d’une femme qui ne pensait pas à vous, qui n’y pense pas, et qui n’v pensera Jamais?
— Je vous jure, madame, dit Henri avec le plus graud sang-froid du monde, que si notre position doit être amusante pour quelqu'un, c'est pour moi.
— En effet, von» jouez parfaitement l'impassibilité, dit b baronne, qui commençait à s’irriter du calme de Henri.
— Ce n’est pas un jeti vraiment, et vous allez voir pourquoi. Tenez, raisonnons un peu. D abord , J’ai exposé ma vie. dites-vous ; quant à ceb, nia réputation est, je crois, assez faite pour j’aie le droit d exiger qu’on ne s en éionne pas ; ainsi, n’en parlons plus ; ensuite j'ai espéré vous faire agréer mes soins ; tons me refusez, c’est tout simple : j'co ris, r’est encore tout simple : car, à mou avis, un seul homme au monde pouvait, sans être on niais, se dépiter de ce qu'une femme n’en voolaH pas, ou n'en voulait plus.
— El qui était-ce donc, monsieur? demanda la baronne avec Impatience.
— Mais c'était Adam, quand II était seul dans le paradis avec notre mère commune. J’arrive donc à ce que je trouve de si amusant dans celle scene. Le voici : en vous entendant l’autre jour, chez M. de Caa-
tries, exprimer le désir de savoir le secret de rct Anglais, j'ai de mon cûté amené ma belle voisiuc, la marquise de Vaillé, qui u'y pensait guère, à éprouver le même désir, de sorte qu'il y a peu de jours elle a reçu, de vous, le billet obligé: « Etant chez le maréchal de Castrics, vous avez dit... etc-, etc. » Moins ingrate que vous, madame, elle m’a promis une douce récompense. Déjà j'avais droit à b reconnaissance du galant homme que j'ai obligé- Vous voyez donc qu'une action tout à fait indifférente pour moi m a valu l'amitié d un brave gentilhomme, l’es-
C ’ * des faveurs d’une marquise fort désirable, cl la haine d’une jolie me; car, je le vois, madame, mon sang-froid vous déconcerte et vous irrite; avouez donc que je n’ai pas lieu de me plaindre, puisque, pour un pauvre coup d épée guéri, j'excite à la foi* l'amitié, l'amour cl la haine: car j'ai assez de fatuité ou de conscience pour croire que vous me ferez l'honneur de me haïr, madame b baronne.
Cécile était atterrée; elfe comptait sur du dépit, sur delà colère, clic ne trouvait chez le comte qu’un flegme imperturbable, qu'uuc raillerie froide et calme. Les impressions sc succédaient si vives dans celte petite tète vide, capricieuse, que, quoiqu’elle aimât llenri, comme on sait, elle avait voulu le tourmenter, le piquer; peut-être comptait-elle aussi sor rembarras qu'il devait éprouver pour lui pardonner ou le désespérer à son grc. Malheureusement, rien de tout cela n'arriva; I imprévu tuait toutes ccs belles combinaisons ; et comme Henri s'approchait pour lui baiser b main et sortir...
— Restez, monsieur, loi dit-elle, restez... Il but absolument que je vous parle... Restez, je le veux.
El la voix de Cécile était saccadée et trahissait son émotion — Combien j'aurais été heureux de recevoir un pareil ordre tout à l'heure t dit Henri; mai* A présent...
— Eh bien 1 à présent?
— Oh ! h présent, je sais bien que c’est un jeu, une méchante plaisanterie de votre part; vous voulez encore m’abuser, m'amener à vos genoux, et là vous moquer de moi comme tout à l'heure; mais b leçon est bonne, et j'en profiterai.
— Je suis bicu malheureuse, dit Cécile en fondant en larmes.
— Savez-vous, madame, qu'un autre que moi sc tromperait à ccs larmes? dit encore Henri avec son imperturbable sang-froid.
— Mais quand je vous dis, moi, que je suis malheureuse, que je pleure, parce que j'ai à pleurer, s'écria Cécile; oui, à pleurer, car je me hais cl je me méprise autant que je vous hais cl que je vous méprise. Je me méprise de me trouver si faible, moi nui me croyab si forte, si faible devant vous;... bible à vous laisser voir mes brmes. faible à vous en laisser deviner la cause... Mon Dieu ' que cela est donc affreux !
— Bravo, madame la baronne', bravo!... mademoiselle Raucourl ne dirait pas mieux !... El penser que je suis seul pour jouir d'une »i belle scène, pour apprécier un talent qui sc révèle tout a coup, et si profond!... cl si brilbnl!... dit Henri en continuant sa froide raillerie.
— Oh ! mais c’est à devenir folle! s'écria Cécile exaspérée. Il dit connaître les femmes, et il ne distingue pas une vraie larme d’une busse ; U n’a pas vu que ce rire cachait un chagrin; il n'a pas vu qu'il fallait bieu soulTrir pour rire ainsi! Mais les fenttnes que vous avez connues étaient donc de bien habiles comédiennes, monsieur ? ou êtes-vous d une défiance si atroce et si stupide que des pleurs comme ceux ci ne mus disent rien, et elle mil b main de Henri sur sa joue brûlante et baignée de sanglots, ne vous disent rien... ne vous prouvent rien;. .. tenez, uioosicur, sortez... sortez, car vous me faites horreur ci pitié. ‘
— Le tortes est parfait ! dit llenri, cl l'idée ue prendre la mnia pour birc tâter les larmes ferait un prodigieux clfrt an théâtre; malheureuse ment vous jouez pour moi seul, madame... et je sais 1a pièce d’avance.
On devine l’effet de cette réponse sur mie femme aussi violente, aussi impatiente de contradiction que l'était Cécile. Elle ne dit pas un mot, pâlit affreusement, essuya scs yeux, et, prenant la main de Henri dans les deux siennes, tremblante comme la feuille, clic lui dit à voix basse et entrecoupée: Monsieur de Vaudrey, je vais tous faire, sans rougir, un aveu qui devrait me faire mourir de boute. Du Jour où je vous ai vu, vous avez fait sur moi une impression vive: votre froideur l'a encore augmentée. Le billet que vous m’avez écrit m’a rendue ivre de bonheur. Vouloir vous dire pourquoi je vous attendais avec joie cl chagrin, pourquoi j'ai ri cl pourquoi j'ai pleuré, cc serait vous expliquer cc que je ne comprends pas moi-même; vous dirccnlio que. malgré tout... Je vous aime encore... oui, que je vous aime; vous faire cet aveu, m’avilir, m'humilier àce point, est-ce asrez? Monsieur de Vaudrey... csl-cc assez expier un moment de folie, de vertige?... Maintenant, me croyez-vous, enfin ?... Oh! diles-lc ... n'cst-cc pas que vous inc croyez, monsieur de Vaudrey?... Oh! rfitrsde... au nom du ciel! Pourquoi mentirais-je?
— Mai* peut- être pour gagner un de ces paris qu'on se fait avec soi-même, reprit Henri; peut-être en pensant à un amant heureux que je ne connais pas. vous vous serez dit: Si M. de Vaudrey revient à mes pieds, mon amant inc sera fidèl*, ou bien Je pourrai lui être infidèle sans qu'il t’en doute, ou autre chose encore... cl, comme Jean-Jacques, vod* tâchez de bien viser votre arbre ; c’est si naturel !
— 0 mon Dieu ! dit b baronne avec un accent de douleur qui ému! Ucnri, car au fond il avait bon cœur. Aussi ajouta- 1- U :
— Pourtant, Cécile, il serait un moyen de me convaincre de voire amour : soyez à moi... aujourd'hui.
A ce moment, le vakt de chambre annonça M. le baron.
LA VIGIE DP. KOAT-VEN.
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CUAMTIIE XXL
l’untMCHT.
■mm*. Je te prol«te «jne je t'aime plut qu'elle ne peut l'atmer.
LmüMic. Si lu parka ainsi, Tiens à l’écart et prouvc-4c-m«i.
$M*twu*K. — Lt Sony* i f iti, acl. ni, sc. i.
— Vous avez «île incommodée, à rc que m’ont appris vos femmes, dit M. île Ccruaii en baisant b main de Cécile: mais je vois avec plaisir que cela va mieux : vous êtes pourtant encore un peu pâle, ruts, sa* lu.mt Henri : Je suis ravi de vous rencontrer, monsieur le comte, car j’arrive «le Versailles, «rt M. de Caslries m’a prié de vous remet ire ces dépêches. C’est fort pressé, m'a-t-il dit. Voyez donc... madame de Ceraan le permet.
- C’est l'ordre de me rendre i mon poste sous le plus bref délai, dit llcnri, de partir dans quarantc-lmit heures, si je puis, et d'aller à Brest allcudre de nouveaux ordres. Ce départ est bien prompt, ajouta-t-il en échangeant nn regard avec la baronne.
— Diable ! dit le baron ; et moi, comment ferai-je pour être prêt dans quarante- huit heures?
— Oh ! je ne suppose pas que nous appareillions aussitôt mon arrivée.
Dans une noie que voici, M. de Caslries ne m'ordonne «le me rendre à Bixst ainsi promptement qu'afln «le diriger moi-même l'armement de ma frégate- C'est un essai qu’on veut leuler, un nouveau système d’artillerie à organiser. »
— Oh ! alors j'aurai lout le temps nécessaire pour me préparer, dit le baron, et je ne me lerai pas atteuilrc : mais je vo«is laisse, madame, dit-il à sa femme, car voilà l’heure du club de Condorcet.
IiC baron sortît.
— Dans dont jours... vous partez, dit Cécile.
— Je pars, dit Henri avec gaieté, et j'emmène votre mari; avouez au moins que vous me «levez un dédommagement pour cela... C'esl fort généreux de ma part, car je fais peut-être ainsi le bonheur d'un amant aimé.
lin disant ces mots, Henri, qui regardait machinalement dans la cheminée, aperçut la lettre du colonel platonique : sc baisser, la saisir, la lire, fut l'affaire d'un moment.
— Ab î parbleu... j'avais deviné juste. Eh Won ! madame, avais-je tort de ne pas croire à vos protestations? dit Henri en montrant la lettre.
— Eh bien ! que dit celle lettre que je ne puisse avouer, monsieur? répondit Cécile avec fierté.
— Elle me dit, madame, que cette scène a duré assez longtemps, que je crains d'abuser de vos moments, et que je me relire...
— Vomi ne Sortirez pas, monsieur, s’écria Cécile, que vous n’ayez tout appris. Oui, moosbur, M. de Salnt-Cyr me rendait des soins avant que je ne vous eusse connu. Il m'a écrit plusieurs fois : je lui ai répondu; mai- jamais il ne reçut «le moi d'aulre preuve de mon affection... croyez- ,1e... Mais non, vous ne le croirez pas... puisque vous ne croyez rien de moi, dit Cécile en pleurant.
— Si, Cécile... je croirais à votre amour si vous m'en donniez une preuve irrécusable ; vous m'aimez, dites-vous... cli bien! prouvez-lemoi. Je pars dans deux jours pour une guerre hasardeuse ; jamais je tic vous reverrai, peul-tHrc : que j’emporte au moins ce souvenir, Cécile, que j’aie au moins une fois la conviction d’avoir été aimé, oh I bien aimé. Car je sais que de votre part ce serait un sacrifice immense; mais aussi quel immense amour il prouverait ! et puis ce serait *>i généreux «le donner laut à si peu, d’accabler un homme sous le poids d un bonheur aussi inespéré, aussi iuouî ! mais, hélas! je vous demande cola, Cécile, sans croire l'obtenir; te sais qu'un tel sacrifice est au-dessus dns forces d’une femme, que depuis qu’on s'aime sur b terre jamais pareille preuve d’ammir n'a été «Jounée ; enfin, je vous demande cela, Cécile, comme un alliée demande un miracle à Dieu pour se convertir et l’adorer...
Et il baisait les mains «le Cécile... cl il pleurait même, je crois.
— Mais cela est impossible ! dit Cécile presque en démener, perdne au mil;cu de mille émotions contraires qui l’avaient agitée si violemment; d'ailleurs les préparatifs du voyage de M. de Ccman vont le retenir ici plus que jamais, vous voyez bien que eda ne se peut...
— C’est un prétexte, dit Henri.
— Un prétexte... Mon Dieu! un prétexte...
— Eli bien ! Cécile... si ce n’est pas un prétexte, voici un moyen qui concilie tout, «lit Henri après un moment de réflexion; vous avez souvent écrit à M. de Saint-Cyr?
— Je vous l'ai dit.
— Il a vos lettres?
— Je le crois.
— Vous avez les siennes?
— Oui.
— lllcn ne vous y compromet?
— Non, oh! non!... tenez, les voilà, liscz-lcs.
— Eh bien donc ! prenez ces lettres, et, quand voire mari rentrera, jetez-vous à ses pieds, avouez-lui votre correspondance ; dilcs-lui qu'au moment de le voir partir en Amérique, vous voulez lui avouer un secret qui vous pèse... dilc<-lai que vous avez été impiudcutc... mais que vous vous êtes arrêtée sur b bord de l'abîme au moment d'y tomber; que l’honneur, que le devoir vous ont retenue. Pour preuve, donnez-lui les lettres de M. de Saint-Cyr, et «Icmandcz-lui par grâce de vous retirer dans un couvent pendant son séjour en Amérique.
— Eh bien?
— Que vous êtes enfant 1 suppliez alors votre mari de partir à l'Instant pour Ncvcrs afin de retirer vos lettres des mains de M. de Saint- Cyr, et de lui remettre les siennes. Je n'en doute pas, le baron partira ce soir ou demain ; cela nous donoe vingt-quatre heures à nous, toutes à nous, Cécile, et vous gagnez encore, par ce sublime aveu, l avjtitage d'inspirer pour l'avcoir une confiance incroyable à votre mari.
^ — Mais c'est le démon «jul vous inspire «le pareilles idées, dit Cécile ; c'est infâme; jamais, ob! jamais je »e consentirai à cela ; pluiôl mourir, plutôt vous voir douter de mon amour
Le lendemain malin le baron de Cernait courait sur b route de Ncvcrs, et sc «Usait : — Certainement en Amérique je uc trouverai pas une femme de celte vcrtu-là ; s'arrêter an bo«d du précipice, avoir le courage de me faire un pareil aveu ! mais il faut avouer aussi que j’ai été bien heureux d’avoir alfa ire à un aussi galant homme que .M. de Saint- Cyr, car, en vérité, je ne puis lire sans émotion b passage de sa dernière lettre ; et le baron lisait :
« ..... Non, madame, non, je ne demande rien, je ne demanderai jamais rien ; n’ai-je pas tout? n'ai-je pas votre affection? plutôt cent fois mourir que «le penser à vo«is faire trahir des devoirs sacrés, que «b porter la moindre atteinte à votre repos, et i l’honneur d’un galant hommo qui mérite, à tant d'égards, d'être heureux? Entnurez-le de soins madame, et ceb sans en mie d’hypocrisie, car nu amour u-l que le nôtre ne dégrade pas l'Ame, Il l’cnnohlil ; on n’en rougit pas, on en est fu-r, parce qu il n’y a rien que de pur cl d'irréprochabb dans celte sympathie éiia«> rce qui élève deux Ames qui s'entendent au-dessus des passions matérielles de ce monde... »
— C'est admirable, reprit le baron en renfermant les lettres d ms un portefeuille : ce M. «le Saint-Cyr est un homme antique, et je n'ai pas b force de lui en vouloir, ni à ma femme non pins.
El b nuit vint, et ic baron approchait de Ncvcrs.