‹ Œuvres illustrees d'Eugene Sue La vigie de KoatVen roman maritime 17801830Chapitre 28 sur 70 · MUSE · texte numérisé non relu

MUSE

■ J’ai appris que votre mère était morte ; ce nouveau malheur vous rtnd digne de quelque pitié. Je vous ai dit ncstiiir ; je veux bien regarder ce mot comme une insulte de ma part, et je consens à vous en rendre raison. Choisissez le lieu, les armes et le jour. Lerocck. »

Jean Thomas répondit ce qui suit : — < Je ne suis pas un menteur, mais je refuse la satisfaction que vous m'offrez, parce que j'ai juré À ma mère de ne jamais meurt l'épée à la main dans un duel... Enfin je l'ai juré, et ce serment, je le lui ai encore répété avant sa mort. Vous me connaissez ; vous savez si c’est par peur que je refuse, et si j'ai junak manqué de ma vie i une parole jurée. Thomas. »

— Non, mille dieux !

te n'esl pas par peur qu'il refuse, s'écria le capitaine Lerouge en lUaul ces mois. Ce n’est pas par peur, je l'ai vu au feu ; mais U a décidément du malheur.

Madame Lerouge , pour fuir la médisance , obtint de son excellent ca pilai ue de mari d’aller habiter Rennes, au lieu de Brest. Le capitaine y consentit, et s'y établit avec sa r erlueth te épouse, comme II flw.

Par une espèce de convention tacite , le comte et le lieutenant ne se dirent, par la mite, pas un mot de cette scène bizarre.

Seulement, Henri, pour retire Jean Thomas plus à son aise, lui proposa un autre embarquement. Le lieutenant lui demanda s’il avait démérité de ses supérieurs.

Jean Thomas resta donc à bord, ainsi que par le passé.

A peu près à la même epoque, Perez s’embarqua à bord de la Sylphide comme délégué du munitionnairc général. #

Rita, vêtue en homme, le suivit, et passa Pour son commis.

, Mais peu de matelots ‘'«perçurent de sa préface à bord, car elle t’était embarquée uu loir...

Da soir, au moment ou le comte rentrait tuai à bord, mais un peu bruyamment, car •I sortait de je ne sais <l'*el joyeux souper, de swie que Henri, en Mani dans l'ombre des passa vamsRita avec Perez, demanda ce que e était que ça ?

Ou lui dit : — Commandant, c'est le commis du munition naire et son

aide.

Et le comte, faisant un geste de dédaigneuse insouciance, descendit nonchalamment dans sa somptueuse galerie dorée.

Perez et Rita gagnèrent, dans la cale, le sombre et humide réduit qui leur était destiué.

Mes enfants, «lépéchoni-noui d'amarincr ces quatre anglais, e *r on nous attend en Amérique. — vase 61.

Non... ee n'est qu’l l'homme dont le cœur a palpité du joie sur les flots bondisaants qu il Appartient de décrire les ravissements de ceux qui errent sur ces immenses plaioej uns sentiers.

Lord Bvxox. — Le Corsmrs, cbap. i, v.

A loi les femme*, à toi les chiens et les chevaux, à toi l’épée de guerre, étincelante et verte jeunesse ! bel Age, tout d'insouciance, de

force et d’audace ! heureux temps, où la vie parait si longue qu'ou la jette à qui veut, et qu’il eu reste assez pour mettre l’orgie sous b Labié et la débauche sur les deuls !

L'amour ! la chasse!

la guerre ! nobles jeux sans merci : fille éplorée, daim qu’on égor-

f ;c. ennemi mort.L'halali sonne; un œil de poudra , un cheval irais, une épée neuve ; et recommence, mon gentilhomme !

Heureux Henri, c’était la ta vie ! oublie Versailles et ses femmes, tes bois, ta meute et tes piqueurs. Maintenant c'est b guerre.

Henri, c’est 1a guerre!

L'étoile américaine se lève ! les deux mondes sont en feu; du nord au sud b mer mugit, le canon tonne ; écoute. . C'cs» encore ce vieux pavillon de France qui passe sur les océans, avec sot? panache de flammes et ses fanfares d’artillerie.

ht ceux qui le tiennent, ce pavillon blanc, ont b main rude et ferme. C'est d’Estaing, c’est b Mothe-Piquei.

c’est de Grasse, c’est Suflren, c’est Destouches , c’est Descars ; haut flottant ou coulé bas, c’est comme cela qu’ils le veulent. Tu les connais d aBleurs, Henri ; ce sont les maîtres.

Nobles maîtres dont tu vas le montrer le di-

Ï ie élève, car au bout un certain temps la terre ennuie, n’est-cc

pas alors qu'elle

s'est usée par ses excès. celte activité dé vo rante. fébrile, qui le faisait entasser fêtes sur

fêtes, amours sur amours, et le permettait de tout savourer, de tou* étreindre?

Ob I n’est-cc pas que eetle vie dorée, libertine et sensuelle, qui se passe aux bougies, sur la soie et dans les parfums, devieol étouffante à la longue ? N’est-ce pas qu’on sent l'impérieux besoin de venir aspirer ce bon air marin, âpre et vif, qui dibte les veines et bit circuler b

LA VIGIE DE KO AT- VEN

sang? N'est-ce pas qu'il est doux d’offrir son front brûlé par les excès j aux fraîches brises de l'Océan?...

N’est-ce pas qu’on peut venir, en tonte sûreté d’émotions, se retremper un peu aux poignants spectacles d tin combat ou d’une tempête?

N'est-cc pas que le cœur se hausse lorsque, mettant le pied sur sa frégate, on se dit : Ici ma loi, ici ma volouté libre et souveraine ; ici d'un mol, ici d’un signe, je fais obéir trois eenls hommes comme un seul homme; car, sûrs de moi. Us ni’oul tacitement abandonné leur vie, et m'oui dit ; — Prend» -la, et scrs-l’eu pour la gloire du roi de Franc* !

N est ce pas que cela le parait bieu beau, de songer que toi aussi tu répoudsdeli gloire du roi et de U France? N'est-ce pas que celle imposante lâche T inquiète peu, Henri, puisque tu as des voiles, de la poudre et du fer ; puisque, si le nombre t’écrase, tu sais que ce lovai Océan ne refuse jamais une glorieuse retraite dans les profondeurs de scs abîmes à ceux qui n’aiment pas que leur pavillon serve de trophée i l'ennemi vainqueur?

N'est-ce pas, enfin, que tu éprouvas une bien vive émotion de vague Inquiétude, d'ardente curiosité, lorsque arrivant à Brest, impatient, tu courus au port pour voir ta frégate, la Stluudx !...

Et la voir de celte façon... encore qu’étail-cc? Je sais que de ton coup d'œil rapide, pénétrant et exercé, lu pouvais pénétrer ses qualités et ses défauts. Mais, hélas! hélas! voir uue frégate dans le port, c'est voir un rhe val de chasse dans sa box.

Voycz-y ce noble cheval ; qui reconnaîtrait en lui le digne Ûls d'Üld- Port.'de Ch ampagne ou de Cadlan? Voyez... comme il est triste, et morne et sombre; ses oreilles penchent, son mil est terne, ses jarrets ploient, va croupe s’affaisse, car l'air, la lumière, l'espace lui manquent... l'espace surtout! car l'espace, c'est sou courage, sa force, son aidcur; l'espace, c’est sa beauté, sa grâce et Sa puissance.

Mais sortez-lc de celle box obscure, que la lumière l'inonde, un’il voie le ciel, des bois, des ruisseaux, des barrière*, des plaines sans lin; qu'il sente l'air soulever sa crinière luisante et dérouler l’ondoya ut panache de sa queue... voyez alors... voyez... comme Sun poil brille des reflets dorés d’un sang pur et généreux : Voyez... son col s'arrondit, ses veines se gouttent, son œil s'allume, ses naseaux s'eiifient, son oreille pointe, sa croupe se hausse, scs jarrets se détendent : impatient, il hennit, il se cabre, fouille le sol, mâche son mors, et le blanchit d'une écume argentée..,

El puis, donnez carrière â cette action dévorante qui le soulève... Il court... il court... c'e»l avec une ardeur croissante, furieuse, qu'il poursuit l'horizon insaisissable, qui semble fuir devant chaque effort du vaillaut coursier. Il vole, il nage dans l'espace... Mais qu'il entende la voix de son maître, il s’arrête, il sc calme, il se rassemble. Alors ce n'est plus celle allure impétueuse, enivrante, rapide comme l'élau d'une Iteche lamée par un bras vigoureux... c’est le doux mouvement du berceau canadien qui se Ualauce aux branches fleuries de l'Apios...

Ainsi, de même, lorsque Henri vit sa frégate dans le port, sa frégate à moitié cachée par tes grands mur* de T Arsenal, seule dans l'ombre, touchant de tous eûtes au bois ou à la pierre, à demi couverte de lourdes leules qui voilaient ses riches peintures, immobile sur une eau sale et dormante, sans un souille d’air pour dérouler le noble pavillon qui pendait à son mât, Henri ne put juger combien elle, aussi, était belle, cl vive, et licre, in Sy phtde.

Mai» lorsque plus lard, par un beau jour de janvier, par une brise fraîche et sifflante, il l'eut conduite au milieu de l'immense rade de Brest, comme tout changea! Comme l'espace lui allait bien aussi à la frégate ! comme son gréement noir se dessinait, gracieux et léger, sur cc ciel d'un gris d'argent! comme elle paraissait libre, alerte, impatiente, au milieu de cette nappe d'eau verte qui jetait sur le cuivre de sa carène des reflets marbres, couleur d'émeraude!

Et quand, déployant ses belle» voiles blanches, lui donnant carrière dans cette grande rade de Brest, le comte, en marin consommé, essaya les allures de sa frégate, comme ou essaye avant le combat les allures i de son cheval de guerre, combien il était sérieux, pensif, inquiet, en les 1 étudiant, eu calculant leur vitesse et leur précision; et puis, comme il bdmiil de joie, comme il fut fier des soins miuutieux qu'il avait mis à Car- [ riinuge de /a Sylphide, quaud il la trouva souple et liante dans sa mem- . brure, bien ballante, portant iutiépideincul lu voile, vite, leste et nr- 1 dente.... articule surtout. .. s’élançant dans le veut comme un coursier j qui se cabre!... C'est presque un défaut, suivant les uns, je le sais ; mais j Ueurl aimait le» défauts de ce genre.

Et comme il la fil louvoyer, virer, loffcr, sous tous scs jeux de voile» ; comme il observait leur effet sur sa marche et sa tenue, afin de deviner quelle serait sa meilleure allure pour le combat, la chasse ou la retraite !

Tantôt accélérant la vilc»»c de sa frégate par tous les moyens connus, regardant avec fierté son rapide sillage, il courait sur la terre; et là, faisaut presque pâlir le» plus vieux matelots, au moment où son beaupré allait loucher le» roche», grâce à l'ardeur de cet excellent navire et à

étonnante précision de mamruvre de son équipage, il \ irait fièrement de bord, et la frégate se relevait majestueusement de ta côte, comme en sc jouant de l'effrayant péril qu'elle au il bravé...

Aior», targuant se» ba»se* voiles et neutralisant I effet de se» hunier» en le* masquant, Henri arrêtait l'essor de ta Sylphide, et la laissait vo- '

luptucuseinent sc bercer aux caprices des vagues caressante», comme pour la reposer de cette course rapide.

Ainsi, quelquefois l'Arabe du dé»crt lance audacieusement son cheval vers le bord d'un précipice; en le voyant arriver à toute bride au miliétt d'un nuage de poussière... on frémit... lui, se jouant, arrête son coursier tout au bord de l'affreux abîme, fait une volte légère et regagne doucement la plaine en pbiïaul avec grâce.

Telle était la Sylphide.

Aussi, lorsque le soir Henri, ramenant sa frégate au mouillage, eu* apprécié tout ce que valaient cet excellent navire et son équipage, il sentit je ne sais quelle prévision instinctive d’un glorieux avenir, du u<> blés combats, qui lui fil désirer, avec une terrible impatience, le moment de sortir du port cl de tenter uue fortune qu'il rêvait si favorable à se» armes...

En attendant ce jour si désiré, il passait tous ses instants à exercer sou équipage par de* simulacres de combat, à terminer l'armement de son navire avec une attention minutieuse, et aussi, selon la mode du temps, a le couvrir de» plus riche» ornements.

Car ce qui dounail à celte frégate son cachet particulier, le cachet de l'époque, c'était sa mise, si cela peut se dire; car la Sylphide ne ressemblait pas plu* à une bégaie d'aujourd'hui que le costume des femmes de nos jours ne ressemble à celui de no» grand mer es.

ht Sylphide, au lieu d'étrejbourgeoisement peinte en noir, avec sa batterie blanche, et sa poupe rotule et épaisse, sans ornement ni dorure, ainsi que Test et doit l'être toute brave et mode>le frégate nationale de notre époque constitutionnelle et économique, fa Sylphide , dis-je, sentait fort son gentilhomme et son rovat patronage ; rococo en diable, elle avait enfin un certain air Louis XV, qui, à mon avis, lui seyait à merveille.

Il fallait la voir avec les magnifiques ornements de sa poupe éblouissante, toute dorée sur un foud blanc, qui, sc reflétant dan* une eau limpide et azurée, semblait se dérouler au loin, comme un manteau d'or sur un tapi* bleu. C'était encore sou couronnement sculpté arec une délicatesse exquise; il représentait deux naïades en corset, couchées sur des chevaux marins; ces divjuiié* louaient d'une main un trident, et de l'autre soutenaient le royal écusson de France : tout cela en roude-busse, tout cela doré cl encadré par une frise élégamment enroulée de feuilles d'acanthe.

Puis c'étaient cinq sirènes d’or aussi, grandes et sveltes cariatides, qui, sc donnant la main en élevant les bras, formaient ainsi les voûte» et les supports des quatre fenêtres de la galerie de la frégate, gai rie supportée par un soubassement toujours duré et sculpté, ou Tou voyait bon nombre de tritons en liauls-de chausses lulîncr des naïades eu paniers, au milieu d'une foule de dauphins et d autres monstres qui bondissaient parmi l'écume.

Que dire encore de ce» splendides bouteilles, avec leurs cub-de-lampe, appuyées sur des aigles aux ailes ouvertes, tenant la foudre, et courounces par deux renommées aux longues trompette»!

Et celte éblouissante lisse d'appui, si merveilleusement ciselée, qui ceignait le navire comme d'une écharpe d'or, dout les extrémité», se courbant avec grâce, se rejoignaient à l avant pour supporter une élégante sylphide, aussi dorée, qu'on eût dit échappée au ciseau de Lemoine.

Je sais bien que tout ce luxe, que toutes ces sculptures n 'avaient pas un air sévère et guerrier, comme on dit; mai» c était pourtant quelque chose de bien ravissant à voir, que cette splendide frégate ainsi faite blanche et or, ffère et superbe comme une duchesse, avec sou fanal étincelant pour diadème.

Je sais bien encore qu'il n'y avait rien de bien effrayant dans sou aspect; je sais bieu qu'on l'aurait plutôt orise pour uue coquette et voluptueuse gondole, qui aime à se mirer dans un lac aux rives fleurie», que pour une rude machine de guerre destinée à braver la tempête.

Car en vérité, au milieu de ces ornements, de ces nymphes, de ce» sirènes d'or qui se croiscut. jouent et s'enlacent, comment seulement penser à fa gueule d'un canon !

El il y en avait cependant, des canons, à bord de la Sylphide, et beaucoup; mai» comment croire que de leur» astragales de bronze, ouvragé» avec tant do goût et de richesse, que de leurs bouches de gorgones. si grotesquement ouvertes, Il va sortir du ter et de la (lamine!... du fer qui tue, de la flamme qui incendie !

El cela était pourtant! La Sylphide Taisait feu quand il le fallait, et 1 quelquefois même plus qu'il ne fallait; elle faisait un feu d’enfer, aussi bien que te ferait la plu» sombre et la plus grave frégate d’aujourd'hui.

Et se* officiers donc ! eux si délicats, si voluptueux, si pailletés, combien de fois, du bout de leurs mains blanches à moitié cachées par le» diamants et la dentelle, u’avaient-ils pas donné le signal d'un combat acharné, d'un combat à mort, et n’avaient eu peur que d'une chose ■ de déranger leur coiffure! car ces gentilshommes allaient au feu comme ils seraient allé' au bal, ils faisaient toilette pour cela; ils mitraillaient l'ennemi avec tout plein de coquetterie, et l'abordaient, l'épée à La main, avec un savoir-vivre rempli d élégance cl de bon goût.

El nu fait, quand ils tiraient leur laine bleue et or de son brillant étui de velours brodé, l'Anglais sentait pardieu bieu qu elle était d au-si bu nue trempe que si elle fût sortie toute rouillée d'un vilain lourmau de ter. Allez, croyez-moi, dan» un jour de bataille ou dans une nuit de

LA VIGIE DE KOAT-VEN

traité, les talons ronges se tenaient aussi Termes sur le couronnement ipkiuDde du Serplrt ou du Royal- 1 . nuit, que sc liment plus tard les tabou sur la dunette fangeuse du Ça-\ra ou du Sant-Culolle (1 ).

AtU'i était l>i Sylphide au physique; quant à son moral, ou connaît ton état-major.

Scs matelots, eus, étaient A peu près les mêmes que les matelots d'aujourd'hui ; car là comme ailleurs, plus l'écbeflc sociale s’élève, plus les tonnes saillantes s'effacent. Les officiers de marine du dix-huiliemo siècle, vivant en partie à terre, apportaient à leur bord les habitudes, les mœurs, le caractère de leur époque ; il en est de même des officiers de dos jours.

Mais quant au marin peuple, au matelot type, qui connaît à peine la terre, il est resté à peu près le même, au dix-huitième siècle comme au seizième, au dix-neuvieme comme au dix-huitième ; car les profondes secousses qui ont bouleversé la forme des nations et des sociétés sont toujours venues mourir au bord de l'Océan...

Oh! c'est que sur la terre l'oisiveté, l'envie, la richesse, la misère et le savoir abâtardissent si vite une espèce; c’est que les traditions se perdent, les temples s'écroulent, le sol prend tour à tour mille aspects ; c'est que la civilisation est là, qui jette sans cesse au vent les croyances et les débris de chaque vieux siècle, pour poser à leur place le germe vivace d'une société nouvelle, qui grandit pour mourir à son tour : la civilisation, celle ardente et implacable ennemie de la nationalité et do la poésie, de l’avenir et du passé.

Ainsi les siècles ont dû façonner les hommes à leur allure, et imprimer tu nouveau cachet au front de chaque génération; mais cette fraction d hommes qui vit sur l'Océan, elle restera bi> n longtemps encore libre et indépendante île ce stigmate de chaque Age. Les lueurs de celle dé* vuraiite civilisation se refléteront bien quelque peu sur I écorce épaisse et rude de ces hommes naïfs, mais ne puurrout jamais la pénétrer.

C'est qu 'aussi l Océan est resté l'Océan de la création.

C'est loujoors lui avec sou horizon sans bornes, ses vagues solitaires et son religieux silence qui (ail rêver.

Aussi les hommes de cet élément conserveroot-iU toujours leur pli?* Monomie typique, les parties saillantes de leur caractère, effets de la couiemplaiioii < .un tin ne de celte nature primitive ei des luttes effrayantes qu'ils soutiennent chaque jour avec elle.

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