EXPIATION
PKRSIRMACIt*
Le comte m VsrMzr. L* Vitesse.
La cocues* t>» Vrcdri t. Jsrori, courrier du marquis de Bctv.il.
■adasoiselle os Vacoret. Dntst, secréiairr dn comlc.
Cette scène se passe au château de Vaudrej, dans La cour du chenil.
u vttism (à un valet de chiens qui est dam le chenil). — Eli bien! alors, lu n'as qu’à découplcr les chiens cl faire desseller les chevaux ; M. le comte a donné contre-ordre. (A Jérôme. ) Je n’en reviens pas... en vérité, je n’en
reviens pas. Comment! y \
M. le comte ne chasse V \\
pas aujourd'hui ! par p v\ \
un si beau temps! Pour- ■‘ant j’ai fait le bois avec
Ravageot, et j'ai dé- ' ' i v®\ v."
tourné no dix-cors ! Il
ne chasse pas ! de- .
puis cinq ans, voilà la S'*'
remiere fois que ça \ Â
fui arme. Cm» c*lr,-
ordinaire ! il y a quel- MV
que chose là-dessous.
Il ne chasse pas! c'est j
inconcevable I ÆKjfSOfc
. «>ÔMa.— C’est peut- ; J | ^
cire cette grosse lettre I , >S,\ /,
r je viens d'apporter issHPlS
Belval qui est cause JfSTJttK l*
de cela...
u virasse — C’est bien possible: et M. le vicomte Alfred , qui vient, lui, de partir pour Paris h l'instant même, eu toute hâte, sans emmener ses gens ; il n'a pris que son valet de chambre et son courrier. Encore une fois, il se passe ici quelque chose d'extraordinaire.
Bien vieux Jérôme.
JÉRÔME. — Tout ce que je sais, c'est que ce matin à sept heures,
)1 . le marquis, qui venait de recevoir uu exprès de Paris, m’a dit :
Tu vas monter à cheval : il y a quinze lieues d'ici à Vamlrey par la traverse ; dût ton cheval être fourbu en arrivant, il faut que cette lettre soit remise à M. le comte de Yaudrey avant midi.
la vitesse. — Tiens, voici M. Duval, le valet de chambre de M. le comte ; il va nous apprendre du nouveau.
dcval (accourant). —
La Vitesse, vous allez donner ordre au chef décurie de laire seller à l'instant le Glorieux pour Jérôme; vile ! vile !
la vitesse. — Le Glorieux ! le meilleur cheval de la vénerie, le cheval de prédilection de M. le comle, le cheval le plus vite de l'écurie ! le cheval qui, de sa vie, n'a été enjambé que par M. le comte I vous vous trompez, monsieur Duval, c'est impossible I le Glorieux !...
itrvAL. — Si fait... c’est le Glorieux, et c’est justement parce qu’il est le plus leste cl le meilleur que M. le comte le choisit ; et vous, Jérôme,
lirais la même détermina lion. puisque cela doit concourir à m'assurer encore davantage celte félicité éternelle dont , hélas ! chaque jour je tâche de tne rendre digue, et que, de plus, je rehausse^à jamais leclal de mon nom par celle alliance de mon lils avec nue maison souveraine. Il n’y a donc pas à balancer. Les coiiditionsque le chargé d'affaires du prince d'Arsberg me tait proposer par Bel val sont énormes à la vérité ; mais cela se conçoit ; quoique la représentation ne soit pas trcs-lasiiieusc dans les cours de principautés d'Allemagne, il faut, malgré cela, uu état de maison princlcre ; et les quatre cent mille livres de rente qu’on me demande d’assurer à mon lils en le mariant, joints à la fortune de la jeune princesse, ne feront qne juste ce qu'il leur laudra pour exister convenablement. Il s'agit maintenant de décider ma fille et madame de Yaudrey. (Silence.) Eb bien ! je ne vois ui pourquoi ni comment elles me refuseraient le seul sacrifice que je leur aie jamais demandé, surtout quand
Et cotte fou, vous le jurez.., librement, voui vous ferez r«-fipicu#c. — taok 125-
LA VIGIE DE KOAT-VKN.
ce sacrifice importe autant à mon salut et à l'illustra lion de ma maison. 1 (Il snnne.) El puis d’ailleurs, je veux que cela soit ainsi. (Entre Üuval.) l)u val, allez dire à une des femmes de madame de Vaudrey nue je prie mademoiselle Marie de se rendre auprès de moi à l’instant . ( buval s’incline et sort.)
le comte (relisant les lettres). — Il parait que c’est à la cour, l’hiver passé, que la princesse a remarqué mon fils, qui s'était occupé d’elle, sans pour cela prélcudre à uu bonheur aussi inespéré. En vérité, cela m’a l’air d'un rêve, non pas que souvent pareille chose ne sc soit vue; car notre maison compte dans ses alliances celles d'un prince et d’un duc souverain. Mais cela arrive d'une manière si inattendue... (Il réfléchit.) Encore une fois, je ne vois pas pourquoi ma fille se refuserait à prendre ce parti, puisque cela olTre d'aussi grands avantages à moi et à son frère. Pourtant, pour m’assurer d’avance de son consentement, je suivrai l’avis de mon chapelain. (Entre Marie.) Mais la voici... (Marie est tout interdite, le cœur lui bat horriblement fort: c'est la première fois de la vie qu’elle sc trouve ainsi seule avec son père.)
u comte (toujours froid, impassible, mais avec une nuance d'afTec- Üon). - Approchez-vous, Marie , asseyez-vous là ; j’ai à causer sérieusement avec vous... mais três-séricusemcnt^ ma fille...
MMu r (s’approche timidement, baise la main de son père, et s'assied prés de lui i. — Je vous écoule, mon père.
le comte (après quelques minutes de silence, pendant lesquelles il a paru sc recueillir). — biles* moi, Marie, si aujourd'hui U dépendait de vous de sauver la vie de votre père, et...
mamie sc levant avec effroi et 6e jetant au cou de son père). — Grand Dieu !!! mon père!!]
le comte. — Rassurez-vous, rassurez-vous, Marie; laissez-moi achever. Si aujourd’hui, dis-je. il dépendait de vous de sauver mes jours, en vous vouant pour jamais à une vie de tourments cl de chagrins, que ferlez- vous?
marie. — Je suis sûre que vous n’avez jamais douté de ce que je ferais, mou père.
le comte. — Ainsi, sans balancer, vous vous sacrifieriez pour moi? marie. — Mon père, je vous l’ai dit.
le conte (d’un air solennel). — Vous le jureriez, ma fille? marie (regardant le comte avec étonnement) . — Oui, mon père, je le Jurerais, si vous aviez besoin de ce serment pour être sûr que votre fille a appris de sa mère à connaître ses devoirs.
le conte (montrant un Christ). — Enfin, mon enfant, vous le jureriez sur limage du Sauveur des hommes?... Ainsi, vous le jurez!...
marie (avec candeur). — Oui, je le jure, je le jure. Mais permettezmni de vous demander, mon bon père, pourquoi vous doutez ainsi du dévouement de votre fille, de votre Marie, qui serait si heureuse de pouvoir vous prouver combien elle vous chérit.
le comte (^embrassant au front). — Bien, Marie, bien! je le vois, vous êtes ce que je pensais . vous êtes une noble et tendre fille, tout à fait digue de me comprendre, cl qui méritez la confiance, que je vais vous montrer. Eh bien doue, Mark*, vous pouvez faire pour moi bien plus encore que de me conserver le peu du jours que Dieu me donne peut-être à passer sur cette terre de douleurs; car vous pouvez contribuer à me rendre éternellement heureux, Marie, éternellement.
marie (étonnée, ne comprend pas). — Eternellement heureux! et comment cela, mon père?
ie comte. — Oui, Marie, vous pouvez contribuer à m’assurer cette félicité éternelle qnf est le but de tout chrétien, et que je m'efforce de mériter par une vie pieuse et toute en Dieu. Vous pouvez cela, Marie, non en vous vouant, comme vous m'avez juré de le faire, à une vie de tourments et de chagrins, mais au contraire en vous consacrant à une vie heureuse, douce et calme, qui vous rendrait digne aussi d’un bonheur éternel.
marie (toujours étonnée). — .D'un bonheur éternel, mon père? i.k comte (un peu impatiente). — Vous allez me comprendre mieux, sans doute, cl Dieu me saura gré, peut-être, de m'humilier ainsi devant mou enfant. Etant jeune, j’ai beaucoup failli, beaucoup péché, Marie; mais la grâce est enfin venue luire à mon esprit égaré ; et, depuis bientôt huit ans, je tâche d’expier, par un sincère repentir, les finies de nu jeunesse. Mais si mes prières sont emendues de Dieu, combien plus seraient entendues ci exaucées celles d’une âme pure cl candide comme la vôtre, Marie, qui chaque jour demanderait au ciel, pour son père, une place parmi scs élus !
marie. — Aussi, moi et ma mère, nous prions chaque jour pour vous, et avec ferveur, mon père...
le comte. — Je le crois, ma fille, je le crois; mais quelle différence de prier ici, dans ce lieu mondain, sans avoir aucun droit à la bienveillance de Dieu, ou de prier duos une de ces saintes retraites, toutes remplies de sa présence, ou de prier enfin comme vous pourriez prier, si vous étiez la chaste épouse du Seigneur... Comprenez- vous, Marie? marie (pâlissant). — Je comprends... mon père... je comprends... le comte ^'animant et avec conviction). — J'étais bien sûr que ma noble et tendre tille m'entendrai!. Vous le voyes, Marie, quel avantage
pour moi ! taudis que de mon côté j’implore le ciel pour la rémission de mes péchés, vous l'implorerez aussi pour moi de votre côté ! El combien votre voix, à vous, ne scra-t elle pas douce au Seigneur, votre voix à vous, fille sainte cl adorable, qui vous offrez volontairement en holocauste pour expier les fautes passées de votre père ! Et croyez-moi, Marie, je sens là... un pieux instinct qui me dit que, louché de ce sacrifice sublime. Dieu ne re ruserait pas à vos prières une place pour moi parmi scs élus... Oui, Marie, si vous faisiez cela pour moi, je finirais mes jours tranquille sur mon sort à venir et sur le votre ici-bas et là-haut... Oui, Marie, je mourrais avec celte conviction que j'ai bien mérité de Dieu, en assurant à jamais votre bonheur, en vous arrachant aux vanités périssables et aux dangereuses tentations de ce monde misérable. Vous comprenez tout cela, Marie, n'est-cc pas, ma fille, ma chère fille?
marie (qui n’a pas écouté le comte depuis la dernière réponse qu’elle lui a faite, dit avec douleur et accablement) : — Quitter ma mère!!!
le comte. — Oui, ma fille, mais pour aller prier aux genoux de celui qui mérite et qui veut que tout soit sacrifie i son adoration... mais pour assurer à jamais le bonheur de votre père cl le vôtre...
marie (les joues baignées de larmes). — Quitter ma mère ! O mon Dieu, mon Dieu, quitter ma mère !
le comte (fait un mouvement d humeur et dit d'un ion sec) : — - Si les pieuses raisons que je viens do lui douiicr ne suffisaient pas à ma fille,... il en est une autre, quoique d’un ordre moins élevé, qui pourrait concourir à la persuader que ce qu’elle regarde peut-être comme un sacrifice, cl ce que je regarde, moi, comme la chance la plus inesérée cl la plus profitable pour son salut, apurerait, eu outre, le boncur et le sort à venir de mou fils; en un mot, voici comment.
MAhtE (essuyant ses yeux). — Je vous écoute, mon père.
le comte (lui montrant la lettre du marquis de Bel va î). — Voici une lettre d’un de mes amis les plus dévoués ; dans celte lettre, i! me propose pour mon fils (avec ioicntion), pour l'héritier de mon nom, pour celui qui peut seul le transmettre à la postérité , il me propose eufin pour votre frère une alliance ioespéréc... Car U s’agit de lui donner pour femme la princesse d'Arsbcrg, dont l'oncle, prince régnant d'un des Etats d’Allemagne, est allié à la maison d’Autriche. En faveur d’une pareille union, je «ois m'obliger de donner à mon fils quatre cent mille livres de rentes lors de son mariage, et de lui assurer apres un mort et celle de madame de Vaudrey (en prélevant pour vous une pension viagère de vingt mille livres), de lui assurer les trois cent mille livres qui nous resteront, et qui nous suffiront à peine pour tenir notre rang... Vous voyez donc, Marie, que, dans ce cas, il deviendrait fort difficile de vous trouver un sort convenable, car vous ne voudriez pas mo voir, j’en suis convainc®, renoncer, à mon âge cl pour vous doter, à des habitudes de bien-être que j’ai toujours eues ; cl, <l'un autre côté, ce serait une illusion que d'espérer de vous marier sans dot. Voilà quelle est celte autre raison ; je vous l ai dit, Marie, quoique d'un ordre mille fois moins élevé qnc la première, clic a aussi, comme vous le voyez, une grande impur tance, puisqu’elle se rapporte à Cil lustration de notre maison. Voilà ce qu’il en est, ma fille; je ne vous ai rien caché, bien sûr que vous méritiez toute ma conGance, et que vous sauriez vous en montrer digne.
marie. — Je sais, raoopère, que n’ayant ni richesses ni beauté je ne me marierai jamais... Je consens donc avec joie, avec bonheur, et sans aucune arrière-pensée de chagrin, je vous le jure, à ce que vous donniez à mon frère, que J’aime de toute mon âme, la part de fortune à laquelle je pouvais prétendre... Mais, mon père... (sc jetant aux genoux du comte) mon bon père, par grâce, ne me séparez pas de ma mère... ne me faites pas quitter ma mère...
le comte (sévèrement). — Comment... vous hésitez,., vous osez hésiter... quand vous me l’avez juré...
marie (toujours à genoux). — Mais, mon père, quitter ma mère !... pensez donc ce que c'est... mon Dieu, pensez-y donc... la laisser seule, toute seule... mais cela est impossible!... Qui me remplacerait auprès d’elle?... personne... persoone ..
le comte.— El qui vous remplacera au pied des autels?... et qui priera pour assurer le salut de famé de votre père, enfant parjure et dénaturée?... personne! persoone...
marie. Mais, mon Dieu! si, moi, moi, je prierai pour vous à chaque heure, à chaque minute, moi et ma mère nous prierons; mais oc nous séparez pas. Vous ne savez donc pas ce que je suis pour elle et ce qu'elle est pour moi ?... Vous ne savez donc pas que la vie de l’une est la vie de l'autre... Mais si, mon père, mon bon pere, vous savez cria... Vous savez qu’on ne retire pas ainsi une fille à sa mère... vous sam que cela ne sc peut pas, que ma mère en mourrait... et vous ne voulez pas faire mourir ma mère !
le comte. — Ainsi, quoique vous m’ayez juré par le Christ de vous vouer à un* existence de cliagrius et de tourments pour me sauver la vie dans ce monde périssable, vous hésitez à celte heure, qu'il s'agit de ma vie éternelle ; vous hésitez, quand vous pouvez m'assurer le bonheur des élus !
marie. — Mai» il faut pourtant aussi songer à ma mère... Dieu oc me fa
LA VIGIE DE KO AT- VEN
pas donnée pour qu'on la tue en m'arrachant de scs bras... Dieu ne peut pas vouloir non plus qu’on fasse mourir de chagrin une mère comme ma rocro !
it comte. — Il vaut mieux, o'est-ec pas, que cela me coûte ma Miche éternelle... à moi ? Aiusi, moi qui comptais sur ce sacrifice de voire part, puisque c'en est uu à vos veux, pour finir mes jours en paix, je tais désormais vivre de doutes, d angoisses et de tortures... Malheureux père! qui ai cru au semteut sacré de ma Gllc... taudis que ma fille est parjure !...
marie. — Je uc suis pas parjure, mon père... m’en préserve le ciel ! M;.U vous m'avez dit : « Ma fille, jurez-moi que vous vous dévoueriez à une vie de souffrances pour sauver mes jours. » Je vous l’ai juré, mon père; je vous le jure encore... Pour sauver vos jours, rien au monde ne m’arrêterait... j’oublierais, je crois, ma mère... oui !... pour sauver vos jours, tandis que...
li comte (l'interrompant avec violence). — Mais, encore une fois, malheureuse enfant, cst-cc donc parce qu’il s’agit de la vie éternelle que vous hésitez à tenir votre serment?... Vous vous sacrifieriez pour me conserver quelques années d’existence qui me restent... et vous refusez de le faire pour m’assurer la félicité éternelle ! El. d'ailleurs, n'est* ce pas aussi sauver ma vie de ce monde, que de changer en certitude de bonheur le doute cruel cl polluant qui, maintenant, viendra m'épouvanter chaque jour !... que de m empêcher de mourir de regrets de voir mon fils, l'héritier de mon nom. manquer une alliance inespérée, qui lui ouvrait l’avenir le plus brillant!... Allez, allez, fille parjure... foulez aux |>icds votre serment. Dieu vous maudira... car vous êtes sans foi !... marie. — Mou père ..écoulcz-moi.
li comte. — Non, non... je ne vous connab pins; et si vous n’accomplisM Z pas votre promesse... je vous maudis, entendez-vous?... Je vous maudis...
■asie (toujours agenouillée). — Grâce !... grâce!... mon père. lb comte. — Eh bien, ferez-vous cc que vous m’avez juré? marie. — Mais ma mère?...
u comte. — Prcnez-y garde, malheureuse entant... songez cc que c’est... que la malédiction d uo père... Songez-y bien... consentezvous?
marie (à mains jointes). — Par pitié pour ma mère !... u conte (levant les mains). — Alors donc, puisque lu méconnais ton serment, puisque tu profanes le nom du Sauveur par un parjure... sois...
mamie (se refève avec effroi, met b main sur la bouche de sou père). — Non ! non ! je consens... mon père... je consens à tout.
u comte (b prenant par le bras et b menant au pied de sa croix).— Et celte fois vous le jurez... librement vous vous ferez religieuse...
mabie (avec accablement). — Je le jure donc... mais priez pour ma mère, car dlc va bien souffrir !
le comte (l'embrassant). — Ah! Marie, Marie, vous ne sauriez croire combien vous me rendez heureux, et quel calme je ressens en ce moment qui fixe mon avenir. Marie, Dieu vous bénira... Dès ce jour vous arez gagné à jamais le ciel, en assurant à jamais le bonheur de votre père et de votre frère; que ce soit votre plus douce récompense... sainte (iauccc du Seigneurmamie. — Et maintenant... que deviendra ma mère?.. le comte. — Ecoutez-tuoi, Marie. Cc que vous venez de me promettre, il faut que pendant quelques jours encore votre mère ( ignore ; car... (A ce moment, madame de Vaudrey ouvre brusquement b porte •le l’oratoire ; clic est trcs-pàle, très-agitée. Le comte reste stupéfait. La comtesse jette sur lui et sur sa fille un rcgaid scrutateur. A b vue de b comtesse, Marie s’est jetée dans scs bras eu s'écriant) : — Ma mère I la comtesse (l’embrasse, et, se contraignant, lui dit) : — Mon enfant, l'aurais à causer avec M. de Vaudrey d'une affaire très-importante ; Li-se-nous... Attends-moi là... dans la bibliothèque. (Marie embrasse encore sa mère, s'approche de son père et lui baise b main.)
le comte (à voix lasse à Marie, mais d'un ton significatif.) — Songezy bien !
■ar e. — Vous avez ma promesse, mon père. (Marie embrasse encore sa mère, et sort.)