‹ Œuvres illustrees d'Eugene Sue Les mysteres de ParisChapitre 127 sur 174 · I.KS MYSTÈRES DE PARIS · texte numérisé non relu

I.KS MYSTÈRES DE PARIS

un (florin cruel eu le voyaut force de lire celle noie dictée par Rodolphe.

Ou le voit, le prince se montrait d'une logique inexorable dans la punition qu il infligeait au notaire.

Luxurieux... il le torturait par la luxure.

Cupide... par b cupidité

Hypocrite... par I hypocrisie.

Car si Rodolphe avait choisi le prêtre vénérable dont il est question pour être l'agent dos restitutions et île l'expiation inqMisées à J aequo» Ferrand, c'est qu'il voulait doublement punir celui-ci d avoir, |«ar mi détestalile hypocrisie, surpris la naïve estime et l’alfcciiou candide du Ihui abbé.

Nélait-ce pas. en effet, une grande punition pour ce hideux imposteur, pour ce criminel endurci, que d'être contraint de pratiquer enlln les vertus chrétiennes qu'il avait si souvent simulées, et cette fuis de mériter, en frémissant d’une rage impuissante, les justes doges d'uff prêtre respectable dont il avait jusqu'alors fait sa dupe !

Jacques Ferrand lut donc la note suivante avec les ressentiments cachés qu'un peut lui supposer.

liTABUMEMEXT DK LA BA5QÜE DES TRAVAILLE VHS S ASS OUVRAGE.

« Aimont-nout b* «ms b* autres, a dit le Christ.

« Ces divines parole* contiennent le germe de tous devoirs, de toute* vertus, de toutes charités.

« Elles ont iuspire l'humble fondateur de cette institution.

«< An Christ seul appartient le bien qu'il aura fait.

« I. imité quant aux moyens dacliuu, le fondateur a voulu du moins faire participer le plus grand nombre possible de ses frères aux secours qu'il leur offre.

n 11 s'adresse d'abord aux ouvriers le un êtes, laborieux et chargés de famille, que le manque de travail réduit souvent à de cruelle» extrémités.

« Ce n'est pas une attmôûe dégradante qu'il (kit à scs frères, c'est un prêt gratuit qu il leur offre.

• l'utsse ce prêt, comme il l'espère, le* empêcher souvent de grcv< r iiulrl'min lent leur avenir par ces emprunt» écrasants qu’ils sont fon d» «le contracter aliu d attendre |c retour du fravail, leur seule ressource, et de soutenir la famille dont lift sont ritniiiiie appui!

« four garantie de ce prêt, il ne demande à ses frères qu'un engagement d'Imnneur et uuc solidarité de parole jurée.

« Il affecta un revenu amiu. I de douze mille francs à faire, la première anuée, jusqu'à la concurrence de celte somme, des prets-scrour* de vingt à quarante francs, sans intérêts, en faveur des ouvriers mariés et sans ouvrage, domiciliés dans le V arrondissement.

« Uu a rlioisi ce quartier comme étant Fuji de ceux où b classe ouvrière est la plus nombreuse.

c Ce» prêts ne seront accordés qu'aux ouvriers ou ouvrières porteurs d’un certificat de bonne conduite, délivré par leur dentier pal j ou, qui indiquera la cause cl la date de 1 1 suspension du travail.

• Ces prêts seront remboursables mensuellement par sixième ou par douzième, au choix de l'emprunteur, à partir du jour où il aura reltuuvé de l'emploi.

« Il souscrira un simplo engagement d'honneur do rembourser le prêt aux époques fixées.

a A cet engagement adhéra ont, comme garatds, deux de > 1 $ camarades, afin de développer pl d'fhemlrc, par la tuiidaiilé, la religion de b promesse jurée (I).

« L’ouvrier qui ne remboursera ij pas la somme empruntée par lui ne pourrait, ainsi que U» deux garants, prétendre détonnai* à un nouveau prêt; car il aurait forfait à un engagement sacré, et surtout privé successivement plusieurs de scs frères de l'avantage dont il a joui, la somme qu'il ne rendrait pas étant perdue pour la banque des pauvres.

« Ce» sommes prêtées étant, an contraire, Herupulcu-cmcui remboursées. les prêls-secour» augmenteront d'année eu année de nombre cl de quotité, et on jour il sera po-siblc de Liire participer d autte» arrondissements aux mêmes bienfaits.

a Ne pas dégrader I homme par l'aumône...

« Ne pas encourager la paresse par uti don stérile...

a Exalter les sentiments d'honneur et de probité naturels aux classes laborieuses...

« Venir fraternellement en aide au travailleur nui, vivant déjà diflî* cileineut au jour le jour, grâce à riii»ulfisance des salaires, in: peut, quand vient le chômage, .-n. -.pendre ses besoins ni ceux de sa famille parce qu'on suspend ses travaux...

« 1 elles soûl les pensées qui ont présidé à cette institution (2).

(!) On ignore peut-être que ta cUue ouvrière porte séné raie ment un tel respect A lx i h««se due, que V» vanipin** qui lui prêtent à la petite semaine au taux énorme de 3 à <400 |M»ur 100, nVviueul an«nn engagement écrit, et qu'ils sont toujours religieusement remboursés. C’oat surtout à U Halle et dans les environ» que s'exerce telle abominable industrie

(S) Nolm ptnjet, sur li-qnet a»»* «on» consulté pfodrtlT» «Huriet» aw-a honorables qaVuldir-s, c«t bien imparfait sans doute, mao nous te inreo» a^t té-

« (lue celui qui a dit : Aimnns-tw us les uns les autres, en soit seul glorifié. » •

— Ah ! monsieur, s’écria l'abbé avec une religieuse admiration, quelle Idée charitable ! combien je comprends votre émotion «n lisant ces lignes d'une si louchante simplicité !

En effet, en achevant colle lecture, la voix de Jacques Ferrand était altérée; sa patience rt son courage étaient a bout; mais, surveillé par l'olidori, il n'osait. U ne pouvait enfreindre les moindres ordre» de llodelphe.

Une l’on juge de la rage du notaire, forcé de disposer si libéralement, si charitablement de sa fortune en faveur d’une classe qu’il avait impitoyablement poursuivie dan» b personne de Morel b* lapidaire.

’ — N’est-ce pas, monsieur l'abbé, que l'idée de Jacques est excellente: reprit Folidori.

— Ah ' monsieur, moi qui connais toutes les misères, je suis plu* à même que personne de comprendre de quelle importance peut être, pour de pauvres et honnêtes ouvriers sans travail, ce prêt, qui wmblerait bien modique Ht beureiïX du monde. .. Héla»! m de bien ils feraient s’ils savaient qu'avec une somme si minime qu elle défrayerait à peine le moindre de leurs fastueux caprices... qu’avec (rente ou quarante francs qui leur seraient scrupuleusement rendu-, mais sans intérêt... ils pourraient souvent sauver l’avenir, quelquefois l'honneur d'une famille que le manque d'ouvrage met aux prise» avec les effrayantes obsessions de la misère « t du besoin ! L’indigence sans travail ne trouve jamais de crédit, on, si l’on consent à lui prêter de petites sommes sans nantissement, c’e-t au prix d iuléiêts iisuraire» mofotru ux; elle empruntera trente sous pour huit jours, cl il faudra qu'elle cji rende quarante, et encore ces prêts modiques sont rares et difficiles. Le» prêt» du Honl-de fiété eux-mêmes coûtent, dans certaines circonstances, près de trois cents pour ceut^l). L'artisan sans travail y dépose souvent pour quarante sous l'unique couverture qui. dans les mut» d'hiver, défend lui et les riens de la rigueur du Irold... Mais, ajouta Publié avec enthousiasme, un prêt de trente à quarante francs sans intérêt, et remboursable par domicilie» quand l'ouvrage revient... nuis pour d'honnêtes ouvriers, c'est le salut, c'est l'espérance, c’est la vie !... Et avec quelle fidélité ils s'.icquitt roui ! Ah J monsieur, ce n'est pas là que vous trouverez des faillite»... C'est une dette sucrée que celle que l’on a contractée pour donner du pain à t-a femme et à ses enfants!

— Combien les éloges de M. l'altbé doivent t’être précieux» Jacqm- ! dit Folidori, et combien il va t’en adresser encore... pour la fondiiMn du Jlont-de-Fiété gratuit!

— Un iment ?

— Certainement, monsieur l'abbé ; Jacques n'a pas oublié celte que*»tion. qui c»t pour ainsi dire une annexe de s.» banque des [enivres.

— Il serait vrai! s'écria le prêtre eu joignant h» mains avec admirai km.

— Continue, Jacques, dit Folidori.

Le notaire continua doue voix rapide; car celte dcène !rti était odieuse :

a Les prêts-secours ont pour but de remédier à l'un des plus graves accidents de la' vie ouvrière, l'iuicn nation du travail. Il» ne seront donc .-Imitent accordés qu'aux artisans qui manqueront d'ouvrage.

a Mais il re-le à prévoir d’autres cruels embarras qui atictgncrii ipêine le travailleur occupé.

a Souvent un chômage d’un ou deux jours, nécessité quelquefois [ *r la fatigue, par les soins à donner à une b mine mi a un enfant maladi , par un déméiiaçrincut forcé, prive l'ouvrier de' sa ressource quotidiense... Alors il a reepur* éu N uni de fiété, dont l'argent est à n i taux énorme, ou à des prêteurs clandestin*, qui prêtent a des intérêt» monstrueux.

Actions des personnes qui s'intéressent aux classe* ouvrières, espérant que lu ernuo d'utilité qu'il renferme ( nous ne craignons pas de l'affirmer ) pourra être Iciondé par un esprit plus puisa-uil que le nôtre.

[Ij Nous empruntons les mu- i "ncrncnl* suivants 1 un éloquent et excellent travail publié par H. Alphousc K juirus dans la Kerut de Parie du 11 juin 181". a La moyenne de* article* engagés pour trou franc* rbex 1rs enminiuioniunn* Je» huitième et douzième arrondissement* c»l au moins du cinq cent » «tau* u«i jour. I.a population ouvrière, réduite à «I au-si fuit lui- lurent, ce relit e dou«: du Moul-de-l'iété que de «avances inaigni liantes en rompu ai%ou de scs besoin;*. — Aujourd'hui le» droit* du Mont-de-IViè »élt v.-nl. <I.ms le* ca* ordinaire», à tA pour reut. ni.ii» ces droits «ugmentepl dans une proportion effrayante si lu prêt, au lii u d’èlrt nniiu- 1. est fait pour un lenijis moins Or. comme te» articles déposj'-s par la cUAa pauvre sont, en r 'iiènl, des objets de première nérc'silé, il résulte qu'on tes xpjKtrte et qu'or» le* retire presque auscilûl; il est d« » effets qui sont rcvuiièreiucnl en^agéa ri >l«gag<'-s une foi* jwr Mtuaiue. Üaui celle coctMi-Ujwe, suppusuu» un prêt «le 3 ffauis; l'iutérit jiayé par t'crnprunleur sera alors cakuti' sur le tau* de 2W p»iur cent, — wr an — I/argcnl qui s'amssse, chaque année, dans la eaive rin Mont-de-l’ivlo tombe înconfiuent «Hans cette de « hospicea: cette aoriitne est très- con «nié râble. Ko 1810. année de détresse, U s hfiiéûc»’» ae sont élevé* ■ 422.215 franc». Oa ne petit ruer, dit • n terminant M. Eopin-ia avec uom bauta uis oi.' «jim ctrît* somme n uit une deslination Itmable, |ini<-|iie venant île ta misère rte ni au me à la m 'r>* ; mai» on se fait néanmoins retio question praie: Si c'est bien aupmrrt <pi il -n partieitt de tenir au secours du panne ' Disons enfin <t»e M. K-U'iir.— . Iixd en i.rtaoiaut «Je Rran ji!» aniciMivaiM>n« ■* éul-lir «lin» iVieretos dQ Jb-ni «io l*i t»'. lernl li'MiHiiaue au i - «lu di ' leur aciuri, M. Dci«nu<2ic. quia dtigpi «aüipiu a'ui« tc.oruuiV

LES MYSTÈRES DK PARIS

« Voulant, autant aue possible, alléger le fardeau de ses frères, le fou- | dateur de la Bauque des pauvres affecte uu revenu de 25.000 francs par an à des prêts sur gages, qui ne pourront s'élever au delà de 10 frauc* i pour chaque prêt.

« Les emprunteurs ne payeront ni frais ni intérêts, mais ils devront ( prouver qu'ils exercent une profession honorable, et fournir une déclaration de leurs patrons, qui justifiera de leur moralité.

« Au bout de deux années, on vendra sans frais les effets qui n'auront pas été dégagés ; le montant provenant du surplus de ceUe veute sera j placé à 5 pour 100 d'intérêts au profit de l'cngagiste.

« Au bout de cinq ans, s’il n’a pas réclamé celle somme, elle sera ac- J quise à la Banque des pauvres, et, jointe aux rentrées successives, elle permettra d'augmenter successivement le nombre des prêts (I).

« L’administration et ,

le bureau des prêts de 1

la Banque des pauvres seront placés rue du Temple, n* 17. dans une maison achetée à cet effet ail sein de ce quartier populeux. Un revenu de 10,000 fr.

sera affecté aux Trais et à l'administration de la Unique des pauvres, dout le directeur à vie sera... »

Polidori interrompit le notaire, et dit au prêtre :

— Vous allez voir, monsieur l'abbé, par le choix du directeur de celte administration, si Jacques sait réparer le mal iju’il a fait involontairement. Vous savez que, par une erreur qu’il déplore, il avait bassement accusé son caissier du détournement d'une somme nui s’est ensuite retrouvée.

— Sans doute...

— Eli bien ! c'est à cet honnête garçon, nommé François Germain. que Jacques accorde la direction à vie de celle banque, avecîles appointements de 4. (XK) francs. N’cst-cc pas admirable... monsieur l'abbé?

— - Rien ne m'étonne plus maintenant, ou plutôt rien ne m'a étonné

{ ’usqn'ici, dit le prêtre...

a» fervente piété, les vertus de notre digne ami devaieut tôt ou tard avoir un résultat pareil. Consacrer toute sa fortune à une si belle institution , ali ! c'est admirable !

— Pins d'un million, monsieur l'abbé I dit Polidori, (tins d'un million amassé à force d'ordre, d'économie et de probité!... Et il y avait pourtant des misérables capables d'accuser Jacques d'avarice!... Comment, disaient -ils, son élude lui rapporte 50 ou 60.000 francs par an, et il vit de privations !

— A ceux-là, reprit l'abbé avec enthousiasme, je répoudrais : Pendant quinze ans H a vécu comme un iudigent... afin de pouvoir un jour magnifiquement soulager les Indigents.

— Mais sois donc au moins fier et joyeux du bien que tu fais ! s’écria Polidori eu s'adressant à Jacques Ferrand, qui, sombre, abattu, le regard fixe, semblait absorbé dans une méditation profonde.

(1) Nom avons dit que dans quelque* petits F.UU d' Italie il existe des Montsde-Pw'lé gnluiU, fuuaalioaa chantables qui ont beaucoup d'analogie avec l’étal>h,«c usent que nous supposons

Tau-loi .. la*-toi!... pis uo mot de plus, je le le défends! — rsci 5- 0

— Hélas ! dit tristement l'abbé, ce n’est pas dans ce monde que l'on reçoit la récompense de tant de vertus, on a une ambition plus haute...

— Jacques , dit Polidori en touchant légèrement l épaule du nulairc, finis donc ta lecture.

Le notaire tressaillit, pa-sa sa maiu sur son front, puis, s’adressant au * prêtre, il lui dit :

— Pardon, monsieur l'a^bé, mais je songeais... je songeais à l'immense extension que pourra prendre celte banque des pauvres par la seule accumulation des revenus, si les prêts de chaque année, régulièrement remboursés, ne les entamaient pas. An bout de quatre ans, elle pourrait déjà faire pour environ cinquante mille écus de prêts gratuit* ou sur gages. L’est énorme... énorme . cl je in'cn félicité, ajouta-t-il eu

songeant, avec une rage cachée, à la valeur du sacrifice qu'on lui imposait. Il reprit :J'eu étais, je crois...

— A la nomination de François Germain pour directeur de la société, dit Polidori..

Jacques Ferrand continua :

« Un revenu de du mille francs sera affect* aux frais cl à*Tadminislraliou de 1a Itanqie de* travailleur » tutu ouvrage, dont le directeur à vie sera François Germain , et dont le gardien sera le portier actuel de b maison, nommé Pipelet.

« M. l’abbé Dumont, auquel les fonds nécessaires à b fondation de l'œuvre seront remis . instituera un conseil supérieur de surveillance, composé du maire et du juré de paix de l'arrondissement, qui s'adjoindront les personnes qu'il* jogérant utiles au patronage et à l'extension de b Banque des pauvres; car le fondateur s’estimerait mille fois payé du peu qu'il fait, si quelques personnes charitables concouraient à son oeuvre.

« Ou annoncera l’ouverture de cette banque par tous les moyens de publicité possibles.

« Le fondateur répète, en finissant, qu'il n'a aucun mérite à Dire ce qu’il bit pour scs frères;

« Sa pensée n'est que l'écho de cette pensée divine :

• Ai mus -aow u« eus lis Atrass. »

— El votre pbee sera inarquée dans le ckl auprès de celui qui a prononcé ces paroles immortelles, s'écria l’abbé en venant serrer .tvec effusion les mains de Jacques Ferrand dans les siennes.

Le notaire était debout. Les forces lui manquaient. Sans répondre aux félicitations de l'abbé, il se hâta de lui remettre en bons du Trésor b somme considérable nécessaire à la fondation de celle œuvre, ci à celle de b rente de Morel le lapidaire.

— J'ose croire, monsieur l'abbé, dit enfin Jacques Ferrand, que vous ne refuserez pas cette nom elle mission, confiée à votre charité. Uu reste, un étranger . nommé Waller jMmph. . qui m’a donné quelques avis... sur la rédaction de ce projet, allégera quelque peu votre fardeau... et ira aujourd'hui même causer avec vous de b pratique de l'œuvre et se mettre à votre disposition, s'il peut vous être utile. Excepté pour lui, je vous prie doue de me garder le plus profond secret, monsieur l’abbé.

— Vous avez raison... Dieu saie ce que tous faites pour vos frères... Qu'importe le reste? Tout mon regret est de ne pouvoir apporter que mou zcle d ms celle noble iuslitutiou ; il sera du moius aussi ardent que votre charité est intarissable. Mais qu'avez-vous? vous pâlissez... souffrez-vous?

— Un peu, monsieur l'abbé. Celle longue lecture, l'émotion que me causent vos bienveillantes paroles... le malaise que j’éprouve depuis quelques jours... Pardonnez ma faiblesse, dit Jacques Ferrand eu s'as- >ejrani péniblement; ceb n’a rien de grave sans doute, mais je suis épuisé.

Le Groa-Boiteux.

Peut-être ferez- vous bien de vous mettre au lit? dit le prêtre avec

un vif intérêt, de faire demander votre médecin...

Je suis médecin, mousicur l'abbé, dit Polnlori. L'étal de Jacques

Ferrand demande de grands soins, je les lui donnerai

Le notaire tressaillit.

— l'n peu de repos vous remettra, je l'espère, dit le curé. Je vous laisse ; mais avant, je vais vous donner le reçu de celle somme.

Le comte de Saint-Rem j.

Pendant que le prêtre écrivait le reçu , Jacques Ferrand et Polidorl échangèrent un regard impossible à rendre.

Allons, bon courage, bon espoir ! dit le prêtre en r.'ii etlanl le reçu

à Jacques Ferrand. D’ici à bien longtemps. Dm ue penne ira pas qu u t de scs meilleurs serviteurs quitte une vie si utilement, si retig.» mentent employée. Demain je reviendrai vous voir. Adieu, monsieur... adieu, mon ami... mou digne cl saint ami.

Le prêtre sortit

I Jacques Forraud et Polidori restèrent seuls

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