RIEN. . JB NE FERAI BIEN
c Qu'on ne me dise pas que le ministère public peut foire des remon-
fl'i Travail et Silun, par 11 Pfoipvr TsrM, substitut du procureur dn roi I
R' uas. Pa*, 1841.
(rances. Nul D'est censé ignorer la loi, cet adage est une vérité, et l’on sait bien maintenant répoudre aux reproches du parquet : — La loi ne le dék ad pas, de quoi vous mêlez-vous ? » (Pages 120 et \ 21 . J
La loi étant impuissante à réprimer l'inceste, comme J t, je le demande, atteindra- tille le père qui, u>aut de sou droit de chef de b communauté, poussera sa fille au déshonneur, afin de profiter du prix de la honte de cette malheureuse ?
Veut-on un autre exemple de l'impossibilité où sont les classes pau- »res de jouir du bénéfice de certaines lois civiles ?
Voici un fait qui s’esl passé le 8 de ce mois :
Une rixe s'engage entre deux hommes ; l’un reçoit un coup dangereux, dont il meurt.
Je lis dans le journal qui rend compte des assises (I) :
« Ou introduit h veuve de la victime, jeune femme de vingt-cinq
ans, vêtue en grand deuil, et d'une pâleur mortelle.
« Demande . — Avant de s'aliter, votre m.iri n'était-il pas venu au parquet de M. le procureur du roi pour porter plainte et pour déclarer qu'il se portait partie civile ?
« Réponse. — Oui, monsieur le président ; il voulait s'assurer, pour éviter d aller à l'hospice, qu'il serait en étal de payer son médecin t n demandant des dommages et intérêts, car il ne d niait pas qu'il allait faire une maladie {en suite du coup qu'il avait reçu) ; mais, comme oti lui demanda de dépose» d’abop.p di somme qci nous m'avions ras, unes
ICTUS PAUVRES CENS, 11. r AIL CT RENONCE!’ AU BÉNÉFICE DE LA LOI ; Cl je
vous le dis, me sieurs, quelque temps après mon mari mourut à l'hôpital.
« La pauvre veuve se met à pleurer.
a m. le président, avec bonté . — Venez, Madame» venez vous asseoir au pied de b cour, à cblé de votre avocat... »
Je le répète, ceci s'est passé hier...
J'avais dit, dans le même chapitre des Mystères dé Paris, qu’au moins l’exécution capitale était infligée cutis...
On m’écrit à ce sujet :
« Voici, monsieur, ce qui est arrivé dans une ville du département de l’Oise, où j’ai une maison de campagne : un homme fut condamné à mort par la cour d'assises ; il fut exécuté. Eh bien ! monsieur, us frais
D* EXÉCUTION PUENT TELS QUI U MALHEUREUSE VEUVE PUT OBLIGÉE DE VENDEE U VACDE ET U PETtTB MAISON POU T SUBVENIR...
« Ce fat grâce à une souscription ouverte par moi dans le pays, et généreusement remplie par nos braves paysans, que b pauvre femme dut de ne pas mourir de faim, a
Je n’aorals pas, monsieur, de nouveau soulevé ces questions sans les réclamations que je viens de signaler ; l'extrême bienveillant e dont elles étaient empreintes, l'autorité morale que leur donnaient le caractère et b position des personnes qui oui bien voulu me les adresser, motivaient cette réponse, ou plutôt cette preuve de déférence, toujours et seulement due à une critique loyale, inleDigenle et sérieuse... C'est pour cela qu’il ne me convient pas de répondre aux attaques dont les Mystère s de Paris ont été hier l'objet à la tribune de la chambre des députés.
PermcUez-moi, monsieur, de le répéter encore en terminant cette lettre : Oui, il est d'utiles, de grandes, d'importantes reformes à introduire dans certaines parties de b législation ; et pour revenir au sujet précédent :
Le jugement de police correctionnelle qui condamnerait un homme accusé de violences graves envers sa femme ne pourrait-il pas, a la de-
MANDE DE LA FEMME DONT LA PAUVUTÉ SERAIT CONSTATÉE , ENTRAÎNER VtATTIL- LXMENT ET SANS F BAIS LA SÉPARATION DE CORK?
(0 Bulletin de t Tribunaur, S juin ISIS. Cour d'osnsw, présidera de M. Brca-
Je livre celte proposition à l'examen des gens spéciaux. Veuillez agréer, monsieur, l'assurance, etc.
Etreint Tri.
P» ru, le 13 juin