CHAPITRE
L’escorte.
Deux heures après l'événement dont cm a parlé, b nuit était profonde, la tempête mugi -sa il toujours , lorsque tout à coup les rocher» du défilé de Tebeleu Tureut progressivement éclairé» par le» lueurs incertaines de longue» branches de pin résineux enduite* de graUsc que portaient plusieurs esclaves nègre». Ces sortes de torches résistaient a b violence du veut : à b clarté de leur flamme ronge et fumeuse, ou pouvait voir une vingtaine de cavalier» guëgue» (\ j, dont le» képés (2) noir» à capuchon étaient couverts de neige. Ces soldais, tenant leurs chevaux en main, gravissaient avec peitte et précaution ce défilé rapide, glissant, fangeux cl à chaque pas obstrué de quartier» de roche*, ou de . troncs d'arbres déracinés par la tempête.
Dominant celle petite troupe, qui souvent l'interrogeait d un regard respectueux et craintif, uu seul homme restait monté sur une mule I blanche conduite par deux enclaves: mais, malgré les difficulté* de la < route, l'adresse de celle mule était telle, quelle avait à peine hruucbè parmi tant d'obstacles. Le» G orgue», ordinairement ai indiscipliné», si turbulents et ai loquaces quoique partis de Tebeleu députe quatre heures, gardaient uu profond silence et ne se permettaient pas une seule plainte, malgré ce temps effroyable et le» fatigue» de la route. Ce singulier changement dans leur» habitudes devait sans doute être attribué à la terreur qu implruit à ces cavaliers aussi cruels que superstitieux la pré-encc du Bckfadji. à la foi» prêtre, devin et magicieu, qui commandait ce petit détachement des gardes de Khamco. mère d'Ali, pacha de Janina, alors, disait-on, mourante dan» le sérail de Tebeleu, lieu de naissance du pacha.
Ce Bckladji portait un long manteau noir et un turban de feutre rouge de forme bizarre : sa figure était osseuse et maigre, sa barbe rousse, son teint livide et »es yeux vert de mer. Il fallait que l'objet de sa mission fût bien inqiortant, car à chaque obstacle dc la route il murmurait d'une voix sourde et gutturale : — Il sera trop lard... il sera trop tard.
Enfin le chemin devint moins embarrassé, b tourmente diminua de violence, le» Guègues remonteront à cheval, et la petite troupe, accompagnée de nègre» porteurs de torches qui b suivaient en couraul, arriva bientôt a uu endroit où le défilé formait, cn s'élargis&aul, une sorte de vaste esplanade où se trouvait le TchifUik ou vilbge de la Gnica.
A la lueur des fbmlicaux, on voyait autour de ce plateau, et adossée» aux rocher» à pic, quelques misérables IBMUres, bâties de pierres et de houe, recouvertes cn dalle» et élevées à plusieurs pieds an-dessus tio sol. D'épais tourbillons de Imnée et uue clarté rougeâtre, sortant de Tunique et étroite fenêtre de chacune d'elles, témoignaient que ce hameau était habité. Quant à b malheureuse peuplade qui avait élc transportée dans celte horrible solitude par Tordre d'Ali, elle sc composait,
(il Les Guègues étaient une îles tribus tes plus (ersces de U haute Albanie.
(2) Kêpé, sorte de large casaque à longues mjuchaa et à capuchon, faite à» poil de chèvre.
DELEYTAR.
od l'a dit, des déliris de la population de Gladista, village de Chaonîe, ravage par ks armes du pacha.
Les Guègucs mirent pied à terre et donnèrent aux nègres les rênes de leurs chevaux ; chacun s'assura de l’amorce de scs longs pistolets incrustés de nacre, lit jouer son coutelas dans son fourreau de velours rouge garni d’argent ; quelques cavaliers se munirent de cordes; puis, tous, sous la conduite du hektadji, se préparèrent à visiter chaque hutte de ce misérable village. C'était dans 1 une d'elles que demeurait le père de .Michaël.
CIIAPITRE HL
Le bckUdji.
Il serait difficile de se figurer la misère de l’habitation de Marco Du- 1 kas, pere de Michaël, qui partageait d'ailleurs le sort déplorable de presque tous les paysans chrétiens de l'Albanie.
L’état d’anarchie, de violence et de hrigaudage au milieu duquel avait toujours été plongé ce malheureux pays depuis la conquête ottomane, avait nécessité ru-age général des constructions bizarres qu’on retrouvait d.ms le Tchifllik ou village du défilé de Tebclcn. Avant que les exilés de GladUta ne les vinsscul occuper, ces misérables chaumières avaient été bâties par des Tukas, liabilanis d’une tribu naguère transportée ailleurs par Ali, qui jugeait nécessaire à sa politique ombrageuse de déplacer ainsi continuellement les populalious. Bien que par ses ordres les habitants de Gbdisla eussent été désarmés à leur arrivée dans ce village, b position particulière des maUous du Tchifllik n’en paraissait pas moins forte; car chacune, dans l’isolement des habitations voisines, s'élevant, selon que les localités le permettaient, sur un monticule ou sur une aspérité de rocher, dominait a une portée de fusil le terrain environnant, et devenait ainsi une sorte de redoute à laquelle on ne pouvait même souvent arriver qu’au moyen d’une échelle qui était retirée pendant la nuit.
Quant à l'habitation de Marc Dukas, rien de plus pauvre. Des murs nus et boueux, un sol humide à Peine baitu, une mince natte de paiUe servant A b fols de siège et de lit à celle pauvre famille, un lambeau de couverture, un mauvais colfre sur lequel on voyait deux grossiers rases d’argile, l’un plein de l’eau du Voîoussa, l'autre rempli de mais cuit sous la cendre et mélangé de bit de chèvre caillé ; mets détestable nommé couroumom 1 , nourriture habituelle des montagnards de PEpirc. Tel était l'Intérieur de celte masure, à peine éitiautfee par un feu noirâtre de bois de sapin, allumé à l’un des angles de la muraille, et dont b fumée n'avait d’autre issoe qu’une étroite meurtrière, qui bissait entrer à chaque instant dans cette cabane des rafales de neige on de vent glacé.
Pourtaut le montagnard, sa femme et son Gis sembbient à cette heure paisibles cl presque joyeux ; la couscicnce d'un danger passé, le bonheur de se trouver réunis apres on grand péril, l'espoir d'une chétive amélioration dans leur misérable existence, grâce au parti que ces infortunés comptaient tirer de l'ours bissé à b garde de Tomoros, tout concourait enfin à leur montrer l’avenir sous uue couleur un peu moins sombre que d’habitude.
Assis entre son père et sa mère sur b natte, qu’ils avaient rapprochée du foyer, Micnaél était tour à tour l’objet de leur tendresse.
Noëmi, femme de Marko Dukas, âgée de trente ans environ, eût paru belle sans les tract» profondes et les rides précoces que b misère et un travail forcé avaient imprimées sur scs traits naturellement lins et délicats. Enveloppée d’une longue robe de bine brune en lambeaux, coifo fée du fez rouge national, garni d’nn rang de coquillages, qui remplacent, chez les pauvres, les colliers de pièces d’or ou d’argent dont les femmes grecques riches ou aisées ornaient leurs coifTures ; ses cheveux noirs tombaient en longues mèches sur ses épaules; et elle serrait b tète de Michaël contre sa poitrine, en lâchant de réchauffer cet enfant, qui s'était endormi sur scs genoux.
Marco Dukas, de taille moyenne ma b vigoureuse, au teint bâlé, à b physionomie à la fois calme, sagace et hardie, portait scs cheveux flottants derrière la tète et rasés sur le front et sur les tempes. Il avait quitté sa casatiue de peau de chèvre et était vêtu d'un vieux ycllck, ou veste courte de gros drap vert; une ceinture de bine rouge faisait plusieurs fois le tour de son corps, et serrait à sa taille sa jupe épirote, de toile blanche ; enfin, un roorecan de cuir non tanné, attaché avec des courroies, enveloppait scs pieds et ses jambes nerveuses en façon de guêtres.
Fumant sa pipe à fourneau d'argile et à tuyau de cerisier sauvage, de temps à autre Marco Dukas caressait le lévrier, fidèle compagnon de Tomoros, échangeait quelques paroles avec Noëmi, ou avivait le fou, dont b lueur vacilbnte éclairait celte scène.
Après avoir longtemps causé de b manière d'utiliser les restes de l’ours, qu'ils considéraient comme un don de la Providence, ccs pauvres gens eu vinrent à parler de Khamco, mère d' Ali-Pacha, femme redoutée. dont on ne prononçait jamais le nom mt’avec terreur ci en sc signant. comme s’il se fût agi de l'ennemi des nommes.
— Que b sainte Vierge nous assiste, dit Noëmi, un cbevrier de Bcrat qui passait hier, â b tombée du jour, de l'autre côté du fleuve et en (ace du château de Tebclcn, a vu toutes les fenêtres du sérail flamboyer à travers leurs grilles d’une lumière d’abord bleue, puis qui bientôt est devenue rouge... mais d’un rouge couleur de sang!
Marco Dukas lit le signe de b croix et reprit : — La magicienne dispose d’tblis (I) comme moi de mes molosses, et elle peut changer b clarté du jour eu fournaise ardente; comme son Gis, le lion de Tebcfou (2), a changé uolre beau soleil de Gladisu en ténèbres glacées, nos champs fertiles en rochers désolés... où il but encore disputer nos enfants aux bêtes féroces, dit le montagnard en songeant svec une nouvelle amertume au cruel exil qui l’avau jeté dans le Gruca. Puis il ajouta d’un air sombre : — Que Dieu maudisse Khamco et son Gis, et nous éloigne toujours de four chemin, car « là où ils out passé, les moissons ne pourront plus croître (3). » - Est-ce vrai, reprit Noémi à voix basse, qu’on entend pendant b nuit des cris lamentables sortir des caves noires du sérail, et que d’autres cris étranges et plaintif* leur répondent dans le» airs?... — Ce sont donc alors les âmes des morts qui appellent à elles les âmes de ceux qui vont mourir, car b vieille Ktuimco a beaucoup tué et tue encore beaucoup dans le sérail. Puis, après une longue pause, le montagnard reprit : — Oui, oui, elle cl sa ÛUe Kainilza tuent dans le sérail avec le poison et b magie, comme le liou de Tebelen, leur fils et four frère, lue dans les champs de guerre avec b masse d'armes et le fusil... Malédiction sur la lionne et sur ses lionceaux!... Malédiction sur Ali, qui a ravagé Gladista. égorgé ou emmené en escbvage ceux des nôtres qu’il n'a pas parqués dans cet affreux pays où nous périssons de froid, de faim et de inisere! encore, encore, maudite soit-elle cette race de Tebelou!
A ce moment une violente rafale de neige et de vent s’engouffra par b petite fcuètre avec un grand bruit, refoula la fumée sur l’âtre cl t; ici— gnit presque le fou. Emue par un sentiment de crainte involontaire, Noëmi se pressa contre son mari tout en se gardant d'éveiller son fib, dont le sommeil semblait agité.
— Terrible nuit ! dit le Grec en remettant dans le feu quelques pommes de pin qui jetèrent une vive clarté.
Puis, il ajouta : — Quoique notre abri soit bien chétif, rcmercions-en Dieu, car il doit à cette tieure faire uu temps effroyable dans le défilé. Pub. pensant à son molosse qui gardait l’ours. Marco Dukas ajouta avec un soupir : — Pauvre Tomoros ! Kl il caressa plus affectueusement eocorc sou autre chien.
Montrant à son mari Michaël endormi sur ses genoux : — Cher enfant! vois donc comme il dort! dit Noëmi les yeux baignés de brmes en songeant au danger qu’avait couru son fils. Puis elle écarta les mèches de cheveux bruns qui cachaient b figure maigre et souffrante de l'enfant, et le baba doucement au front. Se penchant aussi sur Michaël, le montagnard le contempla quelque temps en silence avec une tendresse mélancolique.
Tout à coup Michael ému, oppressé, agita ses mains sans ouvrir les yeux, et Gt entendre quelques mots inarticulés.
— Il rêve, il rêve ! puisse b V force lui donner d’heureux songes ! dit tout bas Noëmi, qui, courbée vers Pcnfant, épiait l'expression de sa figure avec inquiétude.
Le front de Michael se mouilla de sueur, ses traits s’altérèrent ; il parut en proie à uneémotiou terrible, poussa un cri plaintif suivi du nom fatal de Khamco ! puis il se tut ; mais son agitation coulinua.
— Que Dieu protège notre enfant ! s'écria b pauvre mcrc désolée. Il rêve de b magicienne!... Malheur à nous ! malheur à nous !... — Que Dieu b maudisse cl 1a damne à jamais, car elle empoisonne jusqu'au sommeil des cufanls! reprit le montagnard avec amertume.
Il allait peut-être continuer, lorsque, s’arrêtant brusquement, il dit à sa femme en redressant b tête et se tournant du côté de b porte :
— Tu n’as rien entendu? — Bien...,, reprit Noëmi. Et elle regarda son mari avec effroi en serrant son fils entre ses bras.
Marco Dukas sc leva d’un bond, alb voir si les deux barres de bob qui fermaient b porte en dedans étaient solides, puis il resta debout et coulinua de prêter l'oreille.
— J'ai peur,... dit Noëmi en pâlissant.
Le Grec colla tout à coup son oreille à b porte, écouta un moment, puis il Gt signe à sa femme de garder le silence, et dit à voix très-basse : — On vient... o» vient.. .j'eoteodï le pas des chevaux. — kesKIephtes .4} ! s’écria Noëmi avec un accent de terreur profonde. — Ma mère, ma mère!... la magicienne! grâce! s'écria Penbul, réveillé en sursaut et s'attachant au cou de Noëmi.
Marco Dukas, après avoir jeuT un coup d’oeil rapide d désespéré autour de sa cabane, leva les yeux au ciel, et ne put prononcer que ccs mots : — Pas d'armes !
A ce moment b porte fut violemment ébranlée et une voix s e< ria :
— Pourquoi oses-tu t'enfermer ainsi chez loi, chien de radja (5)? — Ouvre à l'heure même, lièvre (6), dit un autre. Puis, avaut même que
(1) Le diable.
l-j Surnom d'Ali-Pach*.
<3) Proverbe grec appliqué aux Turc*.
(4} Le* voleurs.
(5) Dïnfidèle.
(6J Terme de mépris employé par les Turc* en ver» tes chrétiens.
jigiiizec
DELEYTAR,
le montagnard eût eu le tempe d’obéir à ses ordres, un des Guègucs, introduisant le long canon de son fusil par la petite fenêtre, sembla vouloir diriger le coup de haut en bas et lit feu.
La balle siffla, ricocha, et heureusement alla, sans blesser personne, s'enfoncer dans l'épaisseur du mur enduit de terre.
— Vous aile* tuer l'enranl !... Ils vont tuer l’enfant ! Prenez garde à l’enfant', s’écria le Bektadji de sa vois petite, grêle et gutturale.
En entendant ces mots, si humains en apparence, et qui contrastaient étrangement avec la férocité de la première agression des cavaliers, la m tlheurcusc mère, par un instUicl d'une effroyable sagacité, devina tout à coup qu'on venait lui enlever son fUs.
Narco Dukas eut la même pensée, et tous deux se regardèrent avec épouvante.
Il fallut que les regards du montagnard, en retombant sur Michaël, qu'il serra contre lui avec une expression de déli sauvage, fussent bien terribles cl Wcn significatifs... car Noémi, se précipitant aux genoux de Marco Dukas, s'écria les mains jointes : — Ne le tue pas! — Et pourquoi?... demanda le Grec avec ou calme effrayant.— Ouvriras-tu, chien de radja? dirent des voix tumultueuses en ébranlant la porte. — Veuxtu doue périr par le hêtre ? s’écria le Bektadji de sa voix stridente. — Tu les entends , reprit Marco Dukas en tirant son poignard de sa ceinture et saisissant sou fils. — Mc le lue pas !...au nom de Dieu, ne le lue pas!... s’écria la mère. — Tu veux donc qu’ils l’aient vivant ? Tu veux donc qu'il périsse dans les sortilèges impies de Khamco et de sa fille? dit le montagnard eu faisant un geste desespéré. — Grâce! mou père, grâce! Que vous ai-ie fait? demanda l’enfant épouvanté. — Dieu l’a déjà sanvé aujourd'hui dits bêtes féroces, dit la mère, il le sauvera peut-être encore de la magicienne... Mais, au nom du ciel, alcs-en pitié! — Michaël... mon Michaël... baisse bien la tête... ne me regarde pas, dit le malheureux père d’une voix tremblante, les yeux baignés de tannes; puis, avant que Noémi eût pu faire un mouvement, il leva brusquement son
iguard... mais par deux fois, lorsque le fer effleura le cou de son fils,
courage lui manqua. — Il est sauvé' s’écria notai avec un accent j de triomphe, en sautant sur son fils et en le couvrant de son corps. — Je. suis un lâche!... la misère et l'esclavage m’ont énervé! mon père t'aurait tuée, loi et ton fils... mais, moi, je suis plus lâche qu'un Lapes. Dieu a maudît cette demeure, que sa volonté s’accomplisse! Le sang de Michaël baignera les mainB de Khamco, dit le montagnard en jetant son poignard à ses pieds ; puis, en un instant, U ouvrit les porte aux cavaliers.
Celle scène offrit un tableau saisissant : l'ardente lumière des torches que les nègres portaient au dehors faisait, malgré la nuit sombre, briller çà et là les armes étincelantes des Guègucs, qu'ou voyait vétns de leurs splendides vestes rouges brodées d’or et portant des espèces de jambards faits de plaques d'argent; car leurs kép» couverts de neige étaient restés sur leurs selles.
Ces soldats, aux figures halées et farouches, aux longues moustaches, aux cheveux tressés recouverts du fez, se pressaient tumultueusement à Centrée de la demeure du Grec; mais aucun n'osait y pénétrer; le Bektadji seul, toujours livide, son manteau noir fioltaut, ses deux maius cachées dans ses longues manches, calme, impassible, se tenait sur le seuil de la porte, brusquement ouverte par Marco Dukas.
Egarée par b terreur, ne raisonnant plus, obéissant à un instinct presque machina), la malheureuse Noémi s'était accroupie et cachée derrière le coffre avec son enfant, qu’elle enlaçait de scs bras tremblants, ! tandis que Marco Dukas, assis sur ce bahut, la tête baissée, les yeux mornes et attachés à terre, semblait insensible à tout ce qui se passait . autour de Ini. Après avoir contemplé un moment cette scène, le Bektadji u il au montagnard : — Où est ton fils?
Marco Dukas ue répondit pas. Le Bektadji haussa les épaules, fit signe jux Guègucs de ne pas approcher, et entra dans la chaumière.
En un instant Michaël fut saisi, enlevé et mis sur le devant de la selle lu Bektadji, qui, emportant su proie, reprit le chemin deTcbcicn, suivi le sou escorte.