CHAPITRE XXII
Rencontre.
Quelques jours après l’entrevue d'iris et de M. de Brévannes, au moment où quatre heures venaient de sonner à l'église de Saint-Louis, un brouillard, rendu plus intense par le voisinage d s deux bras de la Seine qui baignent l’ile Saint-Louis, se répandit sur ce quartier solitaire.
Environ à la hauteur de l'ancien hôtel de BrelonviHicr* alors en démolition, le quai d Orléaii*, n 'étant pas encore revêtu d'un parapet, formait un talus très-escarpé, qui, à cet endroit, encaissait la rivière.
Un homme cuveloiipc d'un manteau se promenait lentement sur cette berge, s'arrêtant quelquefois pour regarder le rapide courant de b Seine, goullée par les pluies d'hiver. Ce quartier, toujours si désert, était plongé dans un morne silence; b brume s'épaississait de plus eu plus, cachait presque entièrement l'autre rive du fleuve, cl, voilant à demi les bâtiments abattus de I hôtel Bretonvilfiers , leur donnait une apparence presque grandiose. Cos hautes murailles, en partie détruites . çâ et là décoiqtées a jour par de larges (taies vides de fenêtres, dessinant leurs masse* noircies par le temps sur le ciel gris, rcsscmbbieul à des ruines imposantes.
L'homme dont nous parlons contemplait avec tristesse l'aspect mélancolique de ce quartier. La télé baissée sur sa poitrine, il marchait lentement le long du talus, s’arrêtant de temps a autre pour écouter le murmure des eaux sur b grève, ou pour regai der d'un œil fixe le courant du fleuve.
Il fut tiré de sa rêverie par un bruit de pas; il leva b tête, et vit s'approcher un hommr de grande stature , portant une longue barbe Manche, et marchant d'un pas ferme, quoiqu'il partit de temps à autre tater le terrain avec sa canne.
Le brouilbrd était devenu très-épais : ce vieillard (le lecteur a déjà reconnu Pierre Raimond l , dont la vue était bible et incertaine , au lieu de suivre la ligne du quai, avait beaucoup dévié à droite, et s’avançait directement vers l'homme au manteau, qu'il n'apercevait pas.
Ce dernier, placé sur le bord du talus , se dérangea machinalement pour le laisser passer.
Pierre Raimond atteignit le sommet de la berge , perdit l’équilibre , roula sur la pente de l'escarpement, et disparut daus fc fleuve eu étendant les bras et en poussant un cri adieux.
Tout ceci s'était passé eu moins de temps qu'il n en but pour l'écrire.
Se débarrasser de son manteau, se précipiter dans b Seine, et plonger pour arracher ce malheureux à b moi I . tel fut le premier mouvement du prince de Ibnsfeld , car c'était lui qui se promenait sur ce quai désert, voisin, comme on le sait, de l’hôtel Lambert.
Frêle, débile, mais d'une organisation très-nerveuse, Arnold de Ibnsfdd pouvait, par une viole nie surexcitation, trouver dans son énergie une force passagère; après des efforts inouïs, il parvint à saisir Pierre Raimond.
Le courant était si rapide mie , pendant le peu d'instants que dura ce sauvetage inespéré, les deux homme* se trouvèrent entraînés bien loin du talus, et heureusement vers un endroit du rivage trés-pbue, très-accessible, car les forces de M. de Uausfctd étaient à bout.
Daus ce danger, Pierre Raimotid, conservant tout son sang-froid, facilita les effort* de son sauveur au lieu de le* paralyser, ainsi que cela arrive quelquefois d n» ces laites désespérées contre b mort.
Lorsque M. de ibnsfeld et Pierre Raimond fureut eu sûreté sur la grève, le vieux graveur eut, pour ain*i dire, à sauver à son tour sou sauveur ; à b force factice, fébrile du prince succéda un aucauüssemeut complet.
La nuit approchait , le crépuscule rendait la brume encore plus sombre ; eu vain Pierre Raimond appela du secours . le bruit du \ eut et dm grandes eaux couvrit Sa voix; vains appel* d'ailleurs, il ne passait presque personne sur ces quais solitaires.
M. de ibnsfeld tremblait couvuUvemcul ; frêle et chétif, il lui avait bUu être deux lois courageux pour s’exposer à uu si grand péril avec si peu de forces pour le sunuunler. L- vieux graveur, cucurc robuste pour son âge, prit Arnold entre ses bras comme un enfuul, mnuitla b grève en m.iuliaut avec précaution, et atteignit uu escalier qui conduisait au quai.
Pierre Raimond se trouva en face de sa maison , située à l’angle de b rue Poultier et du quai d'Anjou.
Aidé de son portier, le pere de Berthe transporta M. de Uausfcld dans
PAUL A MONTI
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ton appartement, et malgré son culte pour la chambre de sa fille il l'y établit devant un bon feu.
M. de Huusfcld commençait à reprendre connaissance ; il regardait autour de lui avec étonnement.
— Monsieur, je vous dois la vie, vous m’avez sauvé au risque de périr mille fois... Les termes inc manqueut pour vous dire ma reconnaissance, s'écria le graveur. — Où suis-je?... qui étes-vous, monsieur? dit Arnold de llansfcld en cherchant à rassembler ses idées, — Remettez-vous, monsieur. .. voici ce qui est arrivé. Tout à l'heure, trompé par je brouillard et par la faiblesse de ma vue, j’ai dévié de mon chemin ; je me suis trouvé, sans m'en apercevoir, sur le talus qui encaisse la rivière devant les démolitions de l'hôtel Brclonvilliers : je n’ai pu me retenir sur cette pente rapide, et je suis tombé à l’eau... Alors, n'écoutant que votre génèrent dévouement... — Je me souviens de tout maintenant, dit le prince. Je me souviens même que si mon premier mouvement a été de lâcher de vous arracher au péril qui vous menaçait, ma
rentière pensée a été de craiudre que ma bonne volouté vous fût fatale, e suis si faible qu’il vous a peut-être fallu vous défendre de mes maladroits efforts, et me sauver moi- même après vous être sauvé, dit M. de Ihusfcld eu souriant. — Non, non, monsieur, rassurez-vous; comme les cœurs braves cl généreux, vous avez été fort... tant qu'il vous a fallu être fort pour m'arracher à une mort certaine. Sauvé par vous, j'ai dû à mon tour venir en aide à votre faiblesse, car vous avez plus de courage que de force. Je vous al transporté ici, chez moi, Pierre Raimond, graveur.
M. de llansfcld allait sans doute se nommer à sou tour, lorsque la porte de b chambre s'ouvrit. Pierre Raimond se retourna ; Berthe. pâle, les yeux noyés de larmes, les traits bouleversés, se jeta dans ses bras en s'écriant :
— Mon père, je n’ai plus de refuge que chez toi !
Berthe s'était, en entrant, si brusquement précipitée dans les bras de son perc, qui, retourné vers elle, lui cachait complètement M. de llansfcld, qu'elle n’avait pas aperçu ce dernier.
— Il m'a chassée... chassée de chez lui, murmura Berthe d'une voix entrecoupée de sanglots, en tenant son père étroitement embrassé. — Mon enfant, nous m* sommes pas seuls, dit tout bas le vieillard.
M. de Uansfeld avait tressailli de joie et de surprise â la vue de Berthe. fl retrouvait en elle la jeune femme qui avait fait sur lui une si profonde Impression à b Comédie-Française, impression qui s’était changée en une sorte d'amour vague, romanesque, idéal.
On sc souvient que la loge du nriticc était si obscure que madame de Brévannes, maigre sa curiosité, n avait pu l’apercevoir.
A ces mots de Pierre Raimond, « Nous ne sommes pas seuls, » Berthe, rougissant de confusion, fit un pas vers la porte.
Mai* Pierre Raimond prit sa fille par b main, et, lui montrant M. de Hausfeld :
— Ma fille... mon sauveur. — Que dites-vous, mon père?— Tout à l'heure, perdu au milieu du brouilbrd, me trompant de chemin, je suis tombé dans b rivière. — Grand Dieu !
Et Berthe se précipita dans les bras du vieux graveur, le serra fortement contre son cœur, puis le regarda avec auxiété.
— Monsieur se trouvait par hasard sur le quai, reprit Pierre Raimond. il m'a sauvé. Mais, ses forces s’étaient épuisées dans la lutte, je l’ai transporté ici. — Ah ! monsieur, s’écria Berthe, vous m'avez rendu mon père alors que je n’ai peut-être jamais eu plus besoin de sa tendresse et de sa protection. Hélas! nous ne pouvons rien pour vous, mais Dieu se chargera d'acquitter notre dette. — Je suis trou payé, madame, en apprenant que j'ai rendu un père à sa fille. — liais au moins que nous sachions à qui nous devons tant, dit Pierre Raimond. — Quel nom joindre à nos prières en priant Dieu de vous bénir? ajouta Berthe. — Je m'appelle Arnold... Arnold Schneider, dit M. do ilausfeld en rougissant et balbutiant un peu.
Pierre Raimond attribua cet embarras à la modestie de son sauveur, et reprit :
— liais où pourrai-je aller, monsieur, vous rendre grâce de m'avoir conservé pour mon enfant?
M.de llansfeld rougit de nouveau; après un momeot de silence il répoudit :
— Si vous le permettez, monsieur, c’est moi qui viendrai quelquefois m'informer de vous, et recevoir ainsi le prix de ce que vous appelez ma bonne action.— Je ninsisle pas, monsieur, dit lierre Raimond; je conçois le sentiment qui vous bit nous cacher votre demeure, peut-être même votre vrai nom. Je respecterai votre réserve; seulement soyei assez généreux pour venir quelquefois à moi, puisque vous ne me permettez pas d aller à vous. Promeuez-le-moi : épargnez -moi jusqu'à l'apparence de l'ingratitude.— Je vous le promets, monsieur. Mais je me sens tout à bit remis à cette heure : auriez-vous b bonté, si cela se peut, de me faire venir une voilure, je ne veux pas abuser plus longtemps de votre hospitalité.
Le portier étant resté dans la chambre du graveur, Berthe alla lui dire d'amener an fiacre.
An bout de quelques instants M. de Uansfeld sortit de la maboo du
graveur.
lierre Raimond quitta ses vêtements mouillés, et revint trouver et fille.
CUA PITRE XXIII.
Chagrina.
En le voyant, Berthe se jeta de uouveau dans ses bras en s’écriant .
— Maintenant je puis sans crainte me livrer à ma joie... lu es là, tu es là... et j'ai failli te perdre... loi... toi... pauvre pèie! Cela est horrible. Je suis si heureuse de te voir que je ue puis croire que tu aies couru ce péril. Non, non, quand je venais ici, quelque presMmtiiiteut m'aurait appris qu'un grand danger le menaçait... car enfio on n'est pas sur le poinl de perdre son père sans qu'un afTreux brisement île cœur vous eu avertisse. — Calme-loi, chère cubut ; la Providence a eu pitié de nous. Aucun pressentiment ne l'a avertie, parce que sans doute je devais être sauvé. Tu le vois, dit Pierre Raimond en souriant tristement, tu me rends aussi superstitieux que toi... Mais n oubiums jamais ce que nous devons à ce généreux lucouiiu. — Oh ! jamais, jamais je ne l'oublierai: mais ie crains que ma reconnaissance se confonde et se perde dans ma joie de te revoir, bon, excellent père. Maintenant je u'ai plus que toi au monde, s'écria Berthe en fondant eu larmes.
Pierre Raimond serra tendrement les mains de Berthe dans les siennes et lui dit avec amertume ;
— Encore de nouveaux chagrins, malheureuse enfant !— O ne m’aime plus!... je lui suis à charge !... je hii suis odieuse ! dit Berthe en fondant en brmes. — Oh! mes prédictions! s'écria douloureusement le viciHarJ. — Mon père, lie m'accablez pas. — Ce n'est pas un reproche, pauvre petite.. Hélas ! c’est un cri satisfaction amère. Mon amour pour loi ne m'avait pas trompé... Mais qu'y a-t-il donc encore ? — Vous le savez, depuis la pénible scèuc qui eut lieu ici le surlendemain de notre arrivée, l'humeur de Charles s'est de plus eu plus aigrie, surtout à dater du jour où nous sommes allés aux Français. Jusqu'alors au moins il avait gardé quelque mesure ; il m'avait même exprimé son regret de s’étre montré un peu dur envers vous. Mais, à partir de cette funeste représentation aux Français, je disfuuestc, parce que le lendemain ont commencé pour moi de nouveaux tourments? — El lu me les avais encore cachés ! Lorsque lu es venue dimanche, pourquoi ne m'as-tu rien dit? — Je craignais tant de vous affliger... Mais à présent mes forces sont à bout. Si vous saviez, mon Dieu... si vous saviez... — Courage, mon enfant, courage... Explique-toi... dis-moi tout. — Eb bien, mon père, depuis cette représentation des Français, l'humeur de mon mari, déjà très-irritable, est devenue sombre et méchante. Je le voyais à peine... 11 sortait toute b journée et ne reyeuait qu’à une heure avancée de b nuit. A l'heure du repas, il était taciturne, préoccupé... deux ou trois fois il se leva de table avant la fiu du dîner cl alla se renfermer chez lui. Si je l’mlerrogeah sur les soucis qu'il paraissait avoir, il me répondait durement que ceb ne me regardait pas... depuis je ne hasardais plus un mol à ce sujet. Ce matin, pourtant, lui voyant l’air plus content que de coutume, je lui dis : Vous me paraissez mieux aqjourd’hui que les autres jours, Charles. Voilà tout, mou père, pas autre chose, je te le jnre. — Pauvre enfant ! Continue. — Ses traits se rembrunirent aussitôt; il s'écria avec amertume : — A quoi cela me sert-il d'être mieux? A quoi bon espérer, si j'ai quelque chose à espérer, lorsque vous êtes là comme une chaîne à laquelle je suis désormais et pour toujours attaché. Maudit, maudit soit le jour où j'ai été assez faible pour vous épouser... pour donner comme uo sot dans le piège que vous et votre père m’avez tendu.
Le vieillard comprima un mouvement de colère, et reprit d’une voix ferme : — El puis ensuite... roon enfant... — Ce reproche était si cruel, si blessant, si peu atleudu, que je n’ai su que répondre... j’ai pleuré, il s’est levé violemment en s'écriant : « — Quel supplice! oh ! ma liberté! ma liberté !... » Mon Dieu, je ne le gêne en rien... Pourtant, tout ce que je lui demande, c’est de me permettre de veuir vous voir. — Oh ! patience... patience... s'écria le graveur d'une voix contenue. — Voyant qu'il me traitait ainsi, reprit Berthe, je m'écriai : Charles, voulez-vous vous séparer de moi ? si vous suis à charge, ditcs-le. — Eh bien ! oui, me répoudil-il en fureur, oui, vous m'étes à charge; oui, je vous hais... car vous m'avez contraint de bire le plus sol des mariages... et jamais je ne vous le pardonnerai... — Mais, mon Dieu, lui «fis-je, qu'ai -je fait, qu'avez-vous à me reprocher? — Oh ! rien ! vous êtes trop adroite pour ceb... Vous savez bien que si vous me trompiez je vous tuerais, vous et votre complice. Ce n'est pas b vertu qui vous retient daos le devoir, c'est b peur... Eu disant ces mots, il est sorti violemment... et votre fille est venu vous trouver, mon père... car efie n'a plus que vous au monde, s'écria Berthe en foudaut en brmes. — Cela devait être, dit Pierre Raimond ; ce cœur égoïste, ce caractère orgueilleux et têtu do-
PAULA MONTT.
▼ai» te faire payer cher... bien cher un jour... les sacrifices qu'il s’étalt imposés pour obtenir U mu in à tout prix... Mais cela ne |>eut pas se passer ainsi... tu comprends bien qu'il faudra que j'empéche cet homme de *oi (tirer de la sorte mon enfant chérie; tu t'cs toujours admirablement conduite envers lui... H ne te brisera pas comme uu jouet de son caprice. — Mais que faire à cela? que faire? — Sois tranquille... Dieu merci, j'ai encore de fa force et de l'énergie. — 01» ! de grâce, pas de scènes violentes. — Pas de violence... mais de fa fermeté. J'ai le bon droit cl fa raison pour moi, je défend» 1a cause de mon enfant... je suis tranquille. Mais d abord, H me faut quitter ce logis... Heureusement, j'ai vécu assez économiquement avec ce que tu m’as forcé d'accepter nour avoir mis une petite somme de chié... Jointe à fa vente de ce modeste mobilier, elle assurera mon entrée à Sainte- Péri ne. — Oh ! mon père... Jamais... jamais... — Bertbe, mon enfaul... tu sais ce que je oeusc au sujet de ces asiles dus et ouverts à l’infortune honnête ; et (Tailleurs, voyons, n ois-tu que dans notre position je puisse avoir la moindre obligation à tou mari ? — Non, sans doute... ôti ! jamais ! Après ses durs et humiliant* reproches. — Eh bieu doue ! que faire ? comment vivre? — Ecoute, mon bon père... Depuis la scene pénible qui a eu lieu ici... il y a quelques jours, lorsque mon mari a osé vous reprocher ie secours qu'il vous accordait, j'ai bien réfléchi à votre position, et j’ai, je crois, trouvé un bou moyen de l'améliorer, si vous vouiez toutefois me seconder. — Parle... parle. — Hélas ! je suis aussi pauvre que vous, mais il me reste, Dieu merci, le laleut que vous m’avez douné... Autrefois, U lions aida à vivre... Depuis mon mariage, U a été ma consolation pendant de cruels moments de chagrins... il sera aujourd'hui notre ressource. — Obère enfant... que veux-tu dire? — Chartes me laisse libre de vous consacrer les matinées du jeudi et du dimanche de chaque semaine. Otai m'empêche ces jours-fa d’avoir Ici, comme autrefois, des écolières dans fa chambre que vous m'avez conservée ? je prierai n e’quesuues de mes anciennes élèves de m'en chercher,., et, pour qm Tanourpropre de mon mari n’eu souffre pas, je donnerai, s'il le faut, les leçous sous mou nom de fille. .. De fa sorte, bou père, vous ne manquerez de rien, et...
Pierre Raimond interrompit Bertbe eu la prenant dans ses bras avec aUcudrisseuieiit.
— Pauvre chère enfaut... Non... je ne souffrirai pa< que lu joignes les préoccupations de l'étude, du travail, à les autres chagrins. — Oh ! mon père, ce sera au contraire pour moi fa plus charmante des consolations... voyous... me refuserez-vous le seul bonheur peut-être dont je puisse jouir? — Non... eh bien, non, mon eubtnt bien-aimée... cette résolution e*t noble et belle... l’accepter, c’est l'apprécier ce qu elle vaut... — Vous consentez? s'écria Brrllie avec une joie indicible. — J’y ::ou*eua... et celte nouvelle marque de I élévation de tou ca*r m'impose du» que jamais le devoir d exiger que tou mari te traite avec les égards, es soius, le respect que tu mérités, et, aussi vrai que je m'appelle Pierre iaiinond, noiv-seuiemcnt je l'exigerai, mais je l'obtiendrai.