‹ Œuvres illustrees d'Eugene Sue Plik et PlokChapitre 22 sur 28 · CHAPITRE Vül · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vül

Vit mêlait Ht m*

ft«*blr t

Ruztc.

— Sacrebleu, le beau coup! Vois donc, nultre 7.éli. . l e boulet est entré au-dessous du couronnement, cl est sorti par lo troisième sabord de tribord. Mordieu, Délie, tu fais merveille!

Ainsi disait Kernok. mie longue-, vue à 1 1 main, et caressant la cm.tevrine encore toute fuiuaade qu'il venait il" pointer lui-même surfe San- Pablo, parce que ce navire u 'avait pas hlu-é a«s»ex vile son pavillon. C'est eè boulet qui vcouil de tuer Carlos et sa femme.

— Ab ! c’est heureux, reprit Kernok < n voyant le pavillon atigbk s* 1 dérouler peu à neu au bout de b corne du treisniAl», C c4 fMùuvj'x,* I

sc nomme . il oit de quel pays? mal* je ne me trempe pic . . un Anglais: c'est uu Anglais, et le chien ose le signaler, et il n’a pas ou canon n wn

bord ! léli, Zéli, cria-t-il d’une voix de tonnerre, fais larguer toutes les voiles du brick, border le* avirons; dan* une deuil-heure nous nagerons dan- scs eaux. Vous, lieutenant, laites faire le branle-bas de combat, envoyez les hommes à leurs pièces, et distribuez les sabras cl les piques d’abordage.

l’ut», s'élançant surunôcaronade : — Enfants, si Je ne me trompe, ce trois-mâts arrive de la mer du Sud ; A cette guibre courte cl eamarde, A celte rentrée, je reconnais un bâtiment portugais on espagnol qui s* rend à Lisbonne sous pavillon angbis. iguoreut peut-être nue b guerre est déclarée A l'Angleterre. Ca le regarde. Mais ce cbicn-b doit avoir des piastre» d.i ns le ventre. Nous allons voir, cor dieu! Enfouis, sa coque seule vaut vingt mille gourdes ! mais, nalietice, f Epinier étend se* .’iilcs el va bientôt montrer ses ongle*. Allons, eufanls, tiageous, uageons ferme ! .

Et il animait de la voix et du geste les matelots qui, coorliés sous les longs avirons du brick, doublaient la vitesse que lui donnait b brise..

D'autre* marin* s’armaient précipitamment de sabres et de poiguards, et maître Zéli faisait en tous cas disposer les grappins d’abordage.

Kernok. lui, après avoir bit toutes ses dispositions descendit daus le faux-pont, et enferma Mélie, qui dormait dans son hamac.

On était prêt à bord de ïFpmiet . le capitaine du malheureux Sun- Pablo . reconnaissant le brick de Kernok pour un bâtiment de guerre, tout en gémissant du inalbcur arrivé A son bord» avait bissé le pavillon anglais, espérant se mettre sous sa protection.

Mai*, quand il vit b manœuvre de l'Ep rrfrr, dont ht marche était encore liAtée par de longs avirons, U n’eut plus de doute et comprit qu’il était tombé sous le vent d’un corsaire.

Fuir était impossible. A 1a bible brise qui soufflait par rafales avait succédé uu calme plat, et les avirons du pirate lui donnaient un avantage de marche nositir. Il tu* fallait plu* songer A sc défendre. Que jh>uv me ni faire les deux mauvais canons du Sav-Pahlo contre le» viugt carooades de l'Epervier, qui ouvraient leurs gueule* menaçante»?

Le prudent capitaine mit donc en panne, attendit l'événement, ordonna à son équipage de sc prosterner à genoux, et d'invoquer san Pablo, le. patron du navire, qui ne pouvait manquer do manifester sa puissance dans une telle occasion.

Et, suivant l'exemple du capitaine, l’équipage dit un Paitr.

Mais muer avançait toujours.

Deux dre.

Ou cutend ait déjà le bruit de se» avirons, qui battaient le» flou en

cadence.

Cinq Credo.

Voie me Dint\ c’était la voix, la grosse et terrible voix de Kernok qui résonnait aux oreilles des Espagnol*.

— Oh ! oh ! disait le pirate. Il met en panne, il amène son pavillon, le grediu est son venté ; il cri A non* ; Zéh. fois mettre en travers, armer b chaloupe et le grand canot; je vais aller flâner à bord.

Et Kernok,' passant des pistolets dans sa ceinture, s'armant d'un large coutelas, fut d’un bond dans l'embarcation.

— El si c'est une ruse, si le trois -mats fait un seul mouvement, criat-il au Hcntenant, faites force d'arirons et venez vous embos*cr A longueur de galle.

Dix minutes après, Kernok sautait sur le |M>nt du San -

Pablo. ses pistolets à b main, son sabre entre ses dents.

Mai* il poussa un tel éclat de rire que «a bonne lame tomba de sa higu lie. S'il riait tant, c’était de voir le capitaine espagnol el sou équipage agenouillé* devant une statue grossière de saint l'aulel se frappant la poitrine à coup» réitéré*. Le capitaine surtout bawaU une relique avec une ferveur toujours croi&saute, en murmurant San Pablo, ora pro nobis.

San Pablo ne pria point, héla» !

— Finis tes singeries, vieux corbeau, dit Kernok quand il eut assez ri. et mène-moi A ton nid.

— Senor, no tnlicndo, répondit en frissonnant le malheureux capitaine.

— Ah! c’est vrai, dit Kernok, tu if entends pa» le français.

Or. comme Kernok possédait de toute» le» langues virantes juste ce qui était relatif et nécessaire A fa profession, il reprit avec aménité :

— El dinero , mmpadrr, l'argent, compère.

Et l’Espagnol. essaya de balbntii r encore un no eniiendo.

Mau Kernok, qui était au bout de son instruction, remplaçant le dialogue par la pantomime, lui mil sous le nez le canon de son pistolet.

A celle invitation, le capitaine poussa uu profond, un douloureux, uu poignant soupir, et fit sigue au pirate de le suivre.

Quant au resté de l’équipage «lu San-Pablo, les matelots du brick l'avaient garrotté pour u être pa* distrait* dans leurs opérations.

I/Wltrée de la soute, où êuit déposé l’argent «le don Carlos, se trouvait sou* la ualte nui couvrait l« plancher. Ausm Kernok lut-il obligé de passer pria chambre où gisaient le» restes sanglants de» deux époux. Le psur* rapilaioe détourna la vne et passa b main sur ses yeux.

PLIK ET PLOK.

— Tiens ! dit Kernok en poussant le cadavre du pied, voilà l'ouvrage de Mélie. Mordieu, quelle besogne ! Ah çà, niais el dintro, el dinero, eoinpère ; c'est l'important.

• Ils ouvrirent U soute ; alors Kernok fut sur le point de se trouver mal à la vue d'une ceulaine de tonneaux cerclés en fer, sur chacun desquels on lisait 20,000 piastres (50,000 francs).

— Est-il possible I s'écria-t-il. Quatre, cinq..., peut-être dix millions.

Et dans sa joie il embrassait son second, il embrassait les matelots, il embrassait le capitaine espagnol, il embrassait tout le inoude, tout, jusqu’aux cadavres sanglants de Carlos et d'Anita !

Deux heures apres, une embarcation conduisait à bord de l'Epeivier les cinq dernières tonnes d'argent, reste ik . dépouilles du irois-uiàts marchand, où Kemok avait laissé dix hommes de garnison, l'équipage espagnol garrotté sur le pont, et le capitaine attaché au grand mit.

— Enfants, dit Kernok, je vous donue ce soir, comme ou dit, uopces et festius. cl puis une surprise, si vous êtes sages.

— Mordieu ! sacrebleu ! capitaine, uous serons sages, sages connue des vierges, répondit maître Zéli en faisant l'agréable.

Hic ctioru* ingem.

. . . Colil OfgU.

Avisa».

— Du vin, sacrebleu! du vin !

Les bouteilles se choquent, les flacons se brisent, les jurements et les chants éclatent de toutes parts.

C'est tantôt le bruit sourd que bit un pinte aviné en tombant sur le | hiii (, tantôt la voix chevrotante de ceux qui ncnueut encore leur verre à la niaiu et de l'autre se cruuqtonueul à la table.

— Du vin ici, mousse, du vin, on je l'assomme.

Kernok. — !•**« 20

■ ''TOtVW

Et il y en a qui butent entre eux pied contre pied, front contre front. Ils s’étreknent, ils s’enlacent : l’un glisse, tombe; un os crie el sc rompt, elles imprécations remplacent le rire.

Il v en a qui sont couchés saignants, le crâne ouvert, au pied do gais compagnons qui détonnent une délirante chanson bachique.

fk

U y eu a qui. dans le dernier degré de l'abrutissement et de l'ivresse, j’amÛMMit à écraser entre deux boult

lets la main d’un matelot ivre mort.

Kl il y a une foule d'autres jeux encore.

* Les gémisse tnetib, les cris de r.tge el de folle joie se confondent cl s'accouplent.

*.vw

PLIK ET PLOK.

iiÏŸf

sgif

Le pont est rougi de vin ou de sang. Qu'importe ! le tempe fuit rapide à boni de iEpervw : tout est folie, entrainement, délire. Alla, aller, jouisse* de la vie, elle est courte. Le* jours mauvais sont fréquents: qui soit si aujourd'hui aura pour vous un lendemain! Amusez-vous donc, parbleu ! saisissez le plaisir en tout et partout.

Non ee plaisir frêle, décent, aux ailes d’or et d'azur, qui ressemble à une jeune tille douce et timide ; ce plaisir délicat nui aime à secouer sa tête fraîche et blonde devaot les mille glaces d'un boudoir, ou à effleurer du l»out de ses levres roses une coupc remplie d’une liqueur glacée ; ce svbarile eufm qui uc veut autour de lui que fleurs, parfums et pierreries, femmes jeunes et vives, musique mélodieuse cl vins exquis. Non, sacrebleu ! mais ce plaisir robuste et carré, à l’œil de satyre, au rire de démon, nui hante les tavernes et les tripots, boit et s'enivre, mord cl déchire, trappe et lue, puis se roule et se tord au milieu des débris d'un repas grossier, en poussant un éclat de rire qui ressemble au râlement d'un chacal.

Méiie. — r*ei 54

Puis le feu communiquant de l'étoupe aux cheveux, des cheveux aux plumes, l’acrobate improvisé, le malheureux f.rain-de-Sel, absorba tant de calorique, que sa peau se fendit ut craqua sous son enveloppe enflammée

Pour le coup on riait aux larmes à bord de VEpervier. Pourtant, comme le mousse poussait des cris alfreux. une bonne âme, une imc < - mu palissante, car il y en a partout, le prit et le jeta à b mer en disant :

— Je vais l’éteindre. ’

Heureusement Ürain-de-Sel nageait comme un saumon ; il se plut même à prolouger son bain, qui le rafraîchit beaucoup, se promeus autour du brick comme un triton ou une naïade, à votre choix, puis y rentra par le sabord d'arcasse, en disant avec son stoïcisme accoutume :

— J'aime bien mieux ça que d'être brûlé vif; mais je me suis tout de même joliment amusé.

On entendit un coup de pistolet : puis un cri perçant sortit de la chambre de Kernok. Zéli s'y précipita ; c'était un rien, une misère.

Figurez-vous que Kernok. une peu échauffé par le grog, avait beaucoup vanté son adresse a Méiie — Je le parie, lui disait-il, que d'un coup de pistolet je te fais vanter le couteau que tu tiens à la main. Méiie ne doutait pas de l'habileté de son amant ; mais, ne sc souciant pas de l'épreuve, elle avait éludé la proposition.

— Lâche, lui avait crié Kernok : eh bien! pour t'apprendre, je vais l'enlever Ion verre; et ce disant, il s’était armé d'un pistolet, elle verre do Melic, brisé par b balle, avait volé en éclats.

Allez, allez, jouissez de la vie; elle est courte, vous dis-je. Donc ou jouissait de b vie à bord de ïHptrvier.

Il était nuit close : les fanaux qui garnissaient les bastingages répandaient une vive clarté sur le pont du navire, que Kernok avait fait garnir de tables pour fêter son heureuse capture.

Au repas succédait le divertissement. Le mousse Grain-de-Sd, après s’être frotté de goudron de b tête aux pieds, avait tronvé bon de se rouler dans un sac de plumes ; et, sorti de b, il ressemblait assez à un volatile à deux pieds et sans ailes.

Et quel plaisir de le voir gambader, tourner, sauta-, danser, voltiger, enhardi par les applaudissements de l'équipage, et excité par les coups de corde que maure Zéli lui administrait de temps en temps pour entretenir sa souplesse.

MaLv un drôle de corps, un plaisant, un Allemand, je crois, voulant rendre b fêle complète, approcha une mèche enflammée de l'aigrette d'étoupe qui se balançait avec grâce sur le front de Graiu-de-Sel...

Li dernière commission. — net 30.

Quand Zéli entra, Kernok renversé en arrière, le pistolet encore à la main, riait de la frayeur do Méiie, qui, pâle et tremblante, s’était réfugiée dans un coin de la chambre.

— Eh bien! Zéli dit le pirate, eli bien! mon vieux loup de mer, tes demoiselles s’amusont-clles bien là-haut? — Je vous en répond**, capilaine ; mais ces dames attendent b surprise. — la surprise ! Ah 1 c’est vrai: écoule...

if

PLIK ET PLOKi

El U dit deux mou à l'oreille de Zéli. Celui-ci recula d'un air élonué, ouvrant sa large bouche.

' Comment... vous voulez... — Certes, je le veux. N'est-ce pas une surprise?... — Et une fameuse, qui sera drôle eucore... I y vais, capi- Uiue.

Kernok monta bientôt sur le pont avec Mélie. A son aspect, ce furent de nouveaux cris de joie.

— Hourra pour le capitaine Kernok, hourra pour sa femme, hourra pour l'Eyrrvter! I

U u« fusée partit du San-Pablo, oui était eu panne à deux portées de fusil du brick. Elle décrivit sa combe, et retomba en pluie de feu.

— Capitaine, voyez donc cette fusée, dit le lieutenant. — Je sais ce que e'ftit, mou brave. Allons, allons, enfants, faites circuler le rhum cl le genièvre. Un verre à moi, uu verre à ma femme I

Mélie voulut refuser : mais comment résister à sou doux ami ?

— Vivent les camarades et les braves enfauls du capitniue de ïBpcrvfer ! dit Kernok, apres avoir bu — Hourra I reprit l'équipage dune voix forte et *01101 c.

L'orgie était alors à son comble, l es matelots s'élaieut pris par la main et tournoyaient avec rapidité tout autour du pont, eu chantant à lue-lete les refrains les plus oliseenes et les plus crapuleux.

Bientôt maître Zéli accosta à bâbord, ramenant à bord du San-Pablo les dix hommes que Kernok y avait laissés momentanément.

Il ne restait plus à bord du navire espagnol que son équipage lié et garrotté sur le pont.

— Tout est prêt, dit Zéli ; quand la sccoude fusée partira, capitaine, c’est que la mèche aura atteint,.. — C'est bien, répondit Kernok en l'interrompant. Eufauls, je vous ai promis une surprise ri vous vous conduiriez bien Votre sagesse et votre modération ont dépassé mon attente; vous allez eu être récompensés. Vous voyez ce IroiVinàU espagnol, gréé cl équipé comme il l’est, il vaut bien... trente mille piastres je le paye quarante mille, moi, curants! je l’achète sur ma part de prise, ulin d'avoir le plaisir d’o frir à l'équipage de l'Bptrvior un feu d'artifice avec accompagnement de musique, tenez, voici le signal. Allons, prenez vos places.

F.t tout l'équipage, du moins ceux qui étaient en état de monter et de voir, se groupèrent dans les hunes et dans les haubans.

la seconde fusée étant sortie du San-PablOi le feu commençait à s'y développer...

C’était la surprise que Kernok ménageait h son équipage; il avait envoyé maître Zéli à bord du navire espagnol, pour retirer le peu de poudre qui pouvait y rester, et disposer des matières combustibles dans la cale et dans le faux- pool, puis garrotter le plus solidement possible Us malheureux Espagnols, qui ne se doutaient encore de rieu.

C’était doue le San-Pablo qui brûlait ; b nuit était noire, l’air calme, la mer comme un miroir.

D’abord nue fumée épaisse et bitumeuse sortit par les panneaux du navire avec une nuée d'étincelles.

Et un cri perçant... affreux... qui retentit au loin, s’élança de l’intérieur du San Pablo, car son équipage voyait à quel sort 9 était réservé

— Voilà déjà b musique, dit Kemok.— Ils chantent diablement faux, répondit Zéli.

Bientôt la fumée se colora davantage, devint d'un rouge tlf, et fit enfin place à une colonne de ilammes qui, s’élevant eu tourbillonnant du graud panneau, projeta sur les eaux un loug reflet couleur de sang.

— Hourra I ! ! cria l’équipage du brick.

Fuis l'incendie s'augmenta-, le feu, sortant des trois panneaux à b fois, se joiguit cl s’étendit comme un vaste rideau enflammé, sur lequel la mâture et les cordages du San-Pabln se destinaient en noir.

Alors aussi les cris d^s Espagnol garrottés au milieu de celte fournaise ardente deviurent si atroces qtle les pirates, comme malgré eux, poussèrent des hurlements sauvages pour étouffer la voix déchiraule de ces malheureux.

L'incendie était alors dans toute sa force. Rienlôt les flammes s'attachèrent au gréement et coururent le long de tous les cordages : les mâts, n'étant plus soutenu* par les haubans, craqueront et touillèrent sur b* pont avec un fracas effroyable: des manœuvres en feu pendaient de tous côtés, et cct immense foyer de lumière paraissait d'aulaiil plus éclatant que la nuit était plus sombre.

Les Espagnols ne criaient plus. .

Tout à coup la flamme, bikini une brge trouée dans un des flancs du navire, et le graud mât s'abattant du même côte, le San-Pabln donna une forte bande, se pencha sur (ribord, ft l’eau entra eu bouillonnant dans b cale.

Peu à peu le corps du navire s'abîma. Déjà il n’avait plot lior* de l'eau que sou mat d artimon, seul resté debout, isolé sur IVau. et qui fbnibovait comme une torche funchre, puis le mit di 'parut; lu mil de buue éleva eucore un moment son braudou enflammé ; mats bientôt Peau

frémit autour, et l'on ne vit pins qu’une légère famée rougeâtre, pub plus rien, rien... que l'immensité... b nuit...

— Tiens ! déjà fini, dit Kernok; le San-Pablo nous a volé notre argrui. — Vive le capitaine Kemok, qui donne d'aussi belles fêtes à son équipage ! cria Zéli. — Hourra 1 répondit l'équipage.

Et les pirates, fatigués, se jetèrent sur le pont ; Kernok laissa l'Zfpervirr eu panne jusqu'au point du jour, d fut goûter quelques instants de repos avec cette satisfaction d'un homme opulent qui regagne sa chambre à coucher à b fin d'une fêle somptueuse qu'il vient de douner.

Puis le pirate murmura en s'assoupissant : — Ils doivent être contents ; car j’ai fort bieu bit les choses : un navire de 500 tonneaux et trois douzaines d’Espagnols! c’est honnête; il ne but pourtant pas qu’ils »y habituent ; c’est bon de temps en temps, parce qu’après tout il faut bien rire un peu.

Page 1