PUJOL, CHEF HK 11I0UKLET
comme le liruil dt l'arrivée de Mûl venait il- ■ l'-'i'-indre,, les plu^ scélérats de là bande redoutable se rirent obli de garder le silence pendant quelque temps encore, sous lie d'être forcés de le carder pour toujours. 11 y eut inspection générale le lenàemain, et Pujol, fidèle à son
habitude de sévérité! brûla Là cervelle à d* lu -nfiieii de la compagnie de TaumareillaSi lesquels n va î en I piili huit haut que si Leur capitaine êtaïl absent, c'est qile Pnjdl L'avait assassiné,
— Vous rues tenaces infâmes propos, dïi-ii aux cou* a Mes avant de décharger ses armes sur leurs frottis; eb m n vous en avei menti, car celui qui a frappé Tau m reillas, c'eai AndreUj et il l'a Eranpé, parce -i iquin salait a posté sur ma roule pour me tuer. Justice a iHfiTaile sur lui, justice -I i'ir i"iiv f.ute sur vous. Allés I qu'un ni-
h ri>- it> iJnix r;idavn-
Le calme fui rétabli ; maïs ce r Imc c*ëln l il d H U de bande de Le ffamés pris dans ■ !■ • | i ■ nu rèdujls au i.. n.v ai .1 ta peur par I - présence -lu ligW qui les guelU) de sa pi unelleet de ses gruïi
Quand h unit fui venue, Puiol se ■■■ i pelUé'
m ison de son fn spnefa Saletés el Beppa, rfn de-
que le ehefavaîl bien oes > a dirOi et lïinp -
ttencedes amis était d'amanl plus grande, qim h
i . i î 1 1 r sembla il vouloir ne hisser Lombi rses prmues qu'avi c
et. l-jiu'n. faisani un violent effort sur lui-même :
— Que penses-vous de mon absence? leur ■Ht-il.
— Tu nous ii- défendu dépenser, ré| dit SaJetas,
— Kli hlen' je vous le permets maintenant, et quelque extra w faille qui; soi! ceue pensée, je vous parie mille contre un qu'elle l'est moins que ne le parai Ira tout d'i"
-l n vus m us «i- que j'ai i vous confier.
— rniir.pl ii ne pas is le dire tout de suite
— H'esl que je voudrais savoir si je peux ê Ire compris,
— Tu viens d'embrasser ta mère au milieu de les mm mis? dît Beppa.
— Si cela m'eût été permis, j'aurais cru en Dieti ; mais on L'entoure de la ni d'espions]
— 'lu vi« us de le venger de quelqu'un? continua* M-i-
tiii.i-
— D'un homme?
— D'un ho ie?de quinze millions d'hommes décria
Pujol avec nn mouvement lïrjiêtiip* el en pressant ù> sa main drnîie h- maorln- île -.«11 poignard; nui je vtt)nt) tU me venger»de quinze urinions ae lâches, a oui je voudrais ouvrir [es entrailles, et dont j'aspire i boire le smi« vous saviez, mes amis, tout ce (|uej*msoufleri depuis mili [ours; si lu savais, loi surtout, Mat Ma s, tjifel épouvantable malheur est venu nous frapper! Tais-loi, tu vas Lout savoir. Oh ï cela est affreux d avoir l'Ame déclarée, d'être torrin- par toutes les fureurs t\v. IVnïu\ de ne fias oser se plaindre, de ne pas oser dire à un ami : Tarte de me
isoler , trouve no remède a* la plaie qu'on m'a rai te, hrùle le cancer qui me ronge. N est-ce pas» Dcppa, que cela esl horrible .'
— .If h' >iis i'. .ruine loi. PnjJ.
— Mais loi du moins, jeune tille (ear Malliias dnii savoir qui lu es maintenant}» loi du moins, un femme, Eu ne souffrais que parmi, pour toi, et Lu pouvais . -pi-n-r u [k si-cours. M.iis Pu ml, mais Le frère de Pujol, mais In mère de Pujol. n'ont plus désormais que des larmes et du s. in répandrai et Satan même nest pas assea puissant pour ii ur d te? une heure de joie
— Parle donc, mon frère, car lu me fais mourir.
— Ecouir :
Te rappeUes-lu le Marceline Père», jeune insolent
de vlngtHcinq ans au plus, qui, A LajRnmUa. reniait aux irds le Luxe d( bijoux, la honte de ^es nobles niaitresses, et dont tanl d'autres Catalanes de haul rang disputaient les regards?
— Oui, eertî Te rapneltos-lu qu'un jour, en descendant là CaHa»
tu m rudement du douchai moi, plus jeune
Real,
nue Lui dr cinq ans, et que, sur une de mes justes ni. valions, il me [tarda la figure d'un coup dp navn i,i — ÛUÎj frère, et je me souviens que lu appliquai sur
sa joue un vigoureux souffle! qui le renversa dans le ruisseau.
— Je n'avais pas de poignard» il fallut bien le frapro r de la main*
— le me souviens encore um\ dés qu'il fut a terre, tu l'élniiçns sur lui et lui broyas rèpaule avec ton talon,
— C esl bien j eest bïiui Ha, M.iihhs. tu n'as rien on* hllè. Un juur. nu de mes amis, bravé, généreux ni dévoué
'■"/ i vrai Catalan, se présenta de ma part ches le
M>nnr Pères, et lui demanda raison, les armes â la main, île I dutraffe que j avais reçu. Pèfét le fit saisir |ur sis valets ut le corrégîdofj ou le misérable dit
m- mî l'avail insullé, meurlrij et on envoya le pi
noble des JeiMtes gens au\ présides d'Afrique pour cinq ûûliéi
— ili bieril tu viens de Liiêf Pères T
— Rdu, et je ne L*ai dit encore qu'une de ses lâchetés, de ses bâSsessi >; son f:rlim'. le Voici, f a semaine der-
re, biii d( 1 iih's gens les plus surs cl les plus dévoués
Apporte 1 ■ lettre di ml vieille mn-. Ceïte lettre
m'a luise l'Ame; celte (ettreji mea nmïs, coulera bien des larmes H nu an lit, 1 à rÈsnagne. Ecoules tous : ■■■ Gher vi iiiallii'un-ux enfnnt, loi 11 - : i ■ par la vocation, ta sœur flétri par 1m crime! f.e souille! que m as domm au ^ere* a ntjf^ le deuil dans la maison, <u pourtant je i* 1 i •• ih i i ii a fiourri < IL y a un omis â peu prés qu'un jiiiiii' hdillttiR, se disant Alvarei nlina, se présenta chez Muus , n autre liniiMiM' qu'il appelait son père. Leur
l.'ii: le pin- (mine dll qu'il avait souvent vu
r Un rî l'i'Lli-'- ; fpie, i ;hé de ses grâces el de sa piélé,
il en ptatl devenu ^perdilmcnt ai eitâ, et qu'il mêla
di'in.imlntt en mariage, ail avait le bonheur di» lui plâtre.
Ha qui- aH fm 1 lu île élail grande, et qu'on pouvait,
qu'mi devait iikmui 1 prendre des renseignements dans toute
la vilh . ; ersuadti qu'on èlall que ces renseignements tonr-
it tdUl .Mi avrinla.a Ajiallui rulra m de aiOttiPilL Le cavalier «'lait beau, on reçtil son avetl en rotfplss ni. el moi, fleuri use de donhef uu appui A imlre eu tant rh> : rir, j'allai aux en fuèli Partout ou me fabail le plus l ■■ I éloge de Mina, fi j'i us
ÔOllfl 'lire.
Hélas ! J*al été Irotnpée, l-rln-jnetu trompée. Mina élaîl
*;n ettel un noble jeune I tme, mais Marcel i no Perei
ëtùii Lisnt'i- i s nom pour ti séduira el se faïre recevoir
i \WI IIIIIK.
o l i. snlr, "'i mon (ils, que de EmirmenU In > ir, disptirtll de -"In ■■' la m '■n-; il y ■« + j n violence pour • ■ us l i-m .-..i, car inni, dans son appartemenL, itiesie la lirurillh' des ravisseurs. 4Ë pleurai, je brini Dieu, W me jetai aux pleda des ju m i Marcehno était riche i noble, suii or avait actielë tou?i-; les consciencesï on me
rcnvi y.i v me une un rc qui aurait vendu sa filîe, son
eulanï, ef Ajallia désl onorée n'a pins reparu dans le monde. Obi mon cher Pujol, n'est-ce pas que lu auras uYs poignards [unir la vengeance? N'est-ce pas que lu fouilleras dans bien des ccenrs espagnols? Ce oVsi plus noire tille qu'il nous faut, c'est le sang des misérables qui l'ont *'iuilléel Je bénis ton stylet, mon enfant. ■ i ju Le bénis, loi, -i lu venges A^ittia, si in vendes s'a mère, a
— l'auvn- i 1 dil Matluaa avec mit: grosse larme dans lèfi yeni.
— Ou i t pauvre soeur! répéla Pujol avec un grincement
di: dents, Ei haletas leur serra il affeciucnsemeiH U main à ions
•il NX.
— Où demeure re Mrircelino Péfê»? poursuivïl Beppa d'une voix calme. Que lu' -il ' yuelle tournure ■ yuel ^e 1 A-(-il une mère* une seaur aussi? Je suis curieuse d apprendre tout cela,
— Brave tille* uable femmes qui a lié son suri au mien et qui veut également âlrotte moiiiê dans mes vengeances) Si ii t'aime, Beppa, ce n'est point pour ion dëtouemeul, el je ne veux |pas que lit coursa des dangers que je ne parerais pas avec Uu, Pins que jamais Lecampabesoindemà
présence et par conséquent de celle d«r uns unis, 141 resterai : plu* turd pciil-étre nous prendrons une re* anche.
— tfous la prendrons à Coup sûr, ami ; mais répuuds à
OECVIIES Ï>E JACQUES ARAUO.
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