‹ Œuvres illustrées de Jacques AragoChapitre 17 sur 82 · VI · texte numérisé non relu

VI

nette, jeu terri hle anquelK Idats de Pujol ne connaisses I poinl de rivaux. Ils bondissent furû ax sur les relia

i\ .i;j.'1 -t es uns sur les autres, tuais inhabil

déj •• défend i ■■. • aque coup j une poitrine, rlui |ue poitrine > de battre; on se courbe pour ëeliap-

per au ferd f uo adv< ■ ■■■. ■ & sterne pour implorer s-i pilic mi r.ili- on bai, on meurt; ce n'i <! plus un

m bat, rYsi un massacre, nu charnier .î la lueur des tor« eheSi el bientôt il ne reste drlj >u dans les ninsde

la Tri nid ad que h-s ^ - ■ ■ I «-* : ^- de Pujol couverts de sang i d écume.

— Fouille*, fouilles enc i m- 1*- i:i}iïr:iiije,diml le poignard est ébrécl

6n ouvre les h un lu -aux. l'o m ine ^élaîl cou( né I côté «i. un autre moine enseveli la v< illo.

— <Jni tu es bien là. lui dîl Pujul m lui craçbanl à la il en rec «unnissanl celui qui n [■!• ssé sa Beppa! H< --

tes-y donc, pubuue tu même choisi ton cercueil !

lîi le redouta iylcl se j loi isfiu^ la garde el dispaiaii il m s h ^ flancs il oine immobile pour l'éternité.

— Esi-rr IinM '' dîl euEin le terrible mîcjuelel en hrandissani > ni arme lum

— - iiui, iiHi: rép Hidiî Sa le ta s se relevanl blessé du milieu îles

— T i jouta Malhias en ceignant son fronl déchiré il'uii liîindi'4 u de toile.

— I « 1 1 dit aussi Francisco Marini en sr stenanl .« s u stylet epsanel in Lé,

— Eh pien! non, poursuivit Pujol, ce nVsi pas tout; qu'on ■ es canavres dr chiens *■£ que la torche h s ■ : insume,

Uusi fui faii, el l'embrasemenl commence an mllû u d un huiilôllon de fuunr noire et fétide.

L'armée de Pujo] hm le, elle creuse partout, bri

meubles, envahit h j s ceNules, perce les murs, visite les nr-

mi'iii's. l'inli'i ti'ui 1 desclul -in h s. cl fait lin lui! in >h

près d*un million^

— Le général sera content, dîi-il, h voijs nu,ssï, s i braves conipaueros. Ne perdons pas une minute, rem, ■ hui • nous en roui hantons les Ion du Tn-s-JI ui

iiEir ils lof isnienl ici tout â l*heure.

La blessure de Beppa rfélail pas dangereuse, Salelas fui m' sur un brancard el porte p camar lia

les deux vieillards, qu'on nmena prisonnic Barcelone,

Kir même la terrible guérilla fit son eutm Irioi phan te dans cette capitale aux acclai i ins de 1 roule,

l/i iiuii, une éclat an e lueur éclaira l'horiton et la cime des moni ignés, C*êtaM le cr>n enl de la Trinidad qui

iiilait dans les flammes.

La blessure de Bi ppa était j h u'eHe ne le pami

iTal^rd; mais la n. i .< tse ■ 'liera a va il une âme trop

temenl tren • pour se laisser »b ttre parla douleur, senre aventureuse de jeune lille au milieu des ho-

miens errants au travers \\p« montagnes w de la

Catalogne, ses bivai - i rudes dans les grottes humides de ai Sierra-M i, où son insouciante famille s'èl ir ahrii lendant plus d'un iv hiver, l'avaient dotée d'une orce de cararJére eJ d' nergîe qui 1 rendaTeul inac-

isible aux souffrances physiques. La ne de lleppa était

it intérh rien de ce qui venaii ■ l -i- dehoi ijouv il ! i ,. fondement, el la ch du monde l'au-

l'ikii i émue uù'uue larme*

ftfenaû r Beppa la gitans, c'ét ît l'irriter el lun la vain- -th; h prier, c'était remporter uu facile triomphe* Un re-

OEUVRLS UE JACQUES ARAliu,

Cfi h "est plus un combat, c + csi un massacre., (Page .t5.}

gard insolent la trouvait armée pour la défense, et le p^ipmard tombait de ses mains a rme jmrnle suppliante. Beppa etail le Mou de granit que les colères du ciel n'auraient pu ramollir. Iteppii la bohémienne devenait, à un sourire, la lige flexible se courbant sous là brise du malin qui se reveille pour la caresser*

On ne comprenait pris que, venant de si bas, elle se fût dressé un si haut piédestal d*oû elle recevait les adora lions <iu peuple, des riches et des grands. Et pourtant, sana cet orgueil, sans relie vanité de femme qui s'ouvre an culte des coeurs passionnés* la sauvage Beppa* Pin trépide gitana, se montrait sur les places publiques, ans revins militaires, aux promenades â la mode* et ne semblait même pas se douter de son empire sur la foule en t hou siasmée.

Le chirurgien en chef de l'armée française lui donnait ses soins, et Pujol voulait payer ses visites en prince généreux*

— Sî vous me refusez, avait-il dit au major, je croirai

que c'est par Imti .'■, il me serait même permis de craindre que ce ne fut par mépris, et vous m'en verriez cruellement blessé. Je sais bien que l'or d'un hau'lit [uni de sa valeur en passant par ses mains; je n'ignore pas qu'on regarde ' comme des rolioues île l'enfer les vêtements du damné qui a vendu son bras et son Ame rus ennemis de sa patrie, ei que bien des hidalgos et des seigneurs français achèteraient fort cher tes dépouilles de Pujol, fussent-elles ! rouées comme celles d'un mendiant de Séville. Mais je mhi,s sais exempt de préjugés : inajnr, je vous connais un esprit droit, je vous .ii franchement appelé auprès de Beppa, 1 1 jr nVii de fin qu'en vous. D'un autre coté, ma feinnu 1 se

venait privée de vos I ières, th votre habileté, et nous

donner.

docteur, vous appartenez a l'armée; vous êtes nf licier, votre femme si brave, si di^ne d'intérêt (car nous connaissons sa vie), est Française aussi par les servi ci s qu'elle nous a rendus. Nul de nous n'ignore ses aventures romanesques, ses longues péréjfrinft-

vous supplions de ne pas nous a bain — Pujol. avait répondu le docte i

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