‹ Œuvres illustrées de Jacques AragoChapitre 39 sur 82 · D'DS POLE A L'AUTRE · texte numérisé non relu

D'DS POLE A L'AUTRE

Lu nuleie dirait lion d piétinait de se* sabota libres (IV. | | h )

comme te malgache esl fatigant, l'idiome des Oras lan- déjà quelque chose que d'indiquer une route utile ri parguissant et hmide ; je m etaye de ces remarques , faites courir.

avant moi partons les explorateurs! pour soutenir non système, h si .1. par t e monde quelque exception vient le combattre, je meu servirai, moi. pour fortifier cette règle générale, que les idiomes Murages, comme les braques europée -s, mnl^ré les modificatiims apportées par l'a civilisation sans eesse eu progrès, ne l'uni que l'a

. que lappuvei el le corroborer. Et q-iainl je plaiderais une erreur, quelle eu sérail Ja conséquence .

L«L Viûd :

J'aurais tort; donc mou adversaire aurait raison- Qu'esl- [ue je demande?

Uue la raison triomphe, n'importe la bouche qui la proclame. C'est du choc des opinions que jaillit La clarté,

Kt maintenant que j'ai Omis quelque»- s de mes pensées sur Les divers idiomes des peuples jetés au milieu des vastes océans , essayons de trouver comment se sont peuplés les archipels Je toutes les parties du monde : c'est

IVoû sont venus les hommes qui les premiers ont habité tes terres séparées des continents? UYst I i une question diHicile à résoudre, et c'est li pourtant nue question grave, importante, vitale, que la science u\i pas assez étudiée, peut être parce que la science n'aime ps ;i procéder Je l'inconnu au connu, Toutefois, en fouilla ni avec soin dans les codes antiques, qui oui iv^j ; .rai ides nations dont le territoire horde les océans, il ne serait pas impossible de trouver, par le rapport qui existe entre leurs lois primitives et celles sous lesquelles vivent aujourd'hui k& peuplades des archipels océaniques, la solution curieux de ee problème si plein d'intérêt.

Il v ;i pru di fleuves dans le monde dont la source n'ait m verte par les explorateurs. Est ce queTon-iiud'un peuple est moins instructive ou moins importante â connaître .' Je ne le pense pas.

C'est déjà une chose assez étrange de voir ainsi peuplées

ŒUVRES m JACQUES ARAUK

toutes 1rs îles de l'océan Pacifique, hormis telles en si petit nombre où la vie physique est une impossibilité; unis, ces cas exceptionnels constatés» étudions les faii nrnux.

Que les îles voisines des continents aient reçu leurs habitants de h terre ferme, mit doute, car il sel probable que le courroux des 11 ois on des secousses souterraines les ont découpées, cl ouv.ri entre elles > i km mère le canal qui les sépare.

Peut-être aussi , avant île recevoir les êtres qui les peuplent, la catastrophe d'où elles élûieni avait -elle eu lieu, et ne se som>e1iea animées qu'après ['événement

Mais il n'en est pas de même de ces terres immenses, de ces sommets élevés dont la lia se est cachée au fond di abîmes, et qui sont séparés de tout continent par T immensité des mers*

Je comprends à merveille que les habitant s des archipels peu éloignés les uns des .1 utres aient la même orisim-. quelque variété rgue tous trouviez parfois <i;i ils h charpente des hommes et dans La production de la nalon j'admets volontiers que les iles des An» le la Société ei celle Fiiji, par exemple, offrent ses rapports tels qu'il ne sérail peut-être pas difficile dWi-ner l'époque assez précise de leur divorce physiqp et moral Mais, onn.re une fois, ce snnt la des faits particuliers, inhabiles â combattre la thèse générale que j' a variée, à savoir : que. selon mille probabilités, la (îhinè e| le Japon oitJ peuplp lout l'océan Pacifique jusqu'au mml de la Nniivi]Lte-Jlollande, terre exceptionnelle, végétation n part, uaii.. ti* et vivanie. qui ne reescml n une nuire nature, faisant une disparate plus Ira ne h île avec |es g des terres

qui r. v. isioenl nu avec celles dnni la séparent d* 1 mei .

Ii r* i-i -1 de Van Diêmcri appartient, bous contredit 1 à Ea Nouvelle-Hollande. Les naturels de I Nouvel je-Oalleq du Sud sont les frères de cens de Van niémen; mais là, à côté, non loin de< glaces australes, vous voyea la Nouvelle- Zélande peuplée iriiommes forts, vigoureux, taillés ui athlètes, industrieux, guerriers liromlit^ et indomptés; tandis qu'ici, autour de ces villes belle* <-l opulentes que L'Angleterre si heureusement semées au profit de son commerce, vivent et meurent des éfreç 1 < ■ 1 i . .-., crépus, (ni- Mes, sans Intelligence, et bientôt près fie disparaitre du la surface de ce mystérieui continent, ou ils auraient du puiser un peu d'énergie su sein de la pi vi Usa lieu qui vp* nait les régénérer.

Au premier regard jet é sur tes Philippines, vous êtes souda inement frappé de la ressemblance physique de leurs habitants afee Les Chinois. 13'est la même coupe de figure, les mêmes allures dans la démarche, les mêmes mœurs a peu près, la même teinte dans La peau, La même paresse et une adresse pareille pour les arts mécaniques. Puis vinrent les Espagnols avec leur teint cuivré qui se mêla bu teint jaune des premier.^ habitants.

ici commence la variété, ici se remarque la première différence, d abord dans le physique et plus tard dans le moral, car ces dernières conquêtes sent lentes à s'affermir.

Les îles Sandwich, immense archipel peuplé des hommes les plus torts et les pins beaux de cet Océan, échelonnent les Philippines avec les Marianncset l'archipel des Amis, Les émigrations volontaires de ta Chine pour Les Philippines, celles involontaires oq forcées par les caprices des vents, amenèrent des habitants sur ces sommets volcaniques au-dessus desquels planent, géants énormes, le Mmvrwfïah. le M mina- Lai ei le Mouma-HooA, plus imposants que Ténèriffe; mais Ici la Chine doit moins se faire sentir, quoique certains caractères particuliers In rappel b'iii encore : ce sont les mêmes pommettes ëlevi et en saillie, la même cou fie des y/eui, la même mollesse dans les mœurs ; nuis aussi, il y a plus de sauvagerie

is le caractère, pi une couleur plus foncée sur la peau ; c'est de L ocre terreux, c'est le juine chinois délayé avre.Jibrun espagnol.

Quant au naturel parfois si farouche des indigènes de

Iles, ne serait-il pas possible d'en trouver la source

dans rspn e du sol diflicile et tourmenté où ils

sont venus s'établir ? Croyez-vous donc que Les éruptions

volcaniques, les tremblements de terre, si fréquents dans

r Archipel, De retrempent puint les âmes? Si l'ho e

recule épouvanté en présence du premier péril qui |e m nace, soyez sûr qu'il isit léner] de nouvelles épn u ils Lennuquerez aven moi que les êtres

plus intrépides «lu momie s &nl ceux qui habitent m ltc marâtre, car alors il y a lutte ardente de tou " jours, et l'énergie seule fait le vainqueur, Ajoute* a cette considéra lion le passage sur cej archipel d'un roi puissant et magnanime qui a ns un mu moment d'indépen-

dance et de colère, créer un code protecteur de tous les i n 1 ' ■ r « j sa per m êm r h : s tï nul ein e n t s d'une re tigion barbare .j -m ordonnait, 1-11 Kerlâines cire instances, destupides mutilations ■ 1 d'horribles sacrifices humains. Tamahamah ravit La force i ses prêtres détrùi > l t tes victime idoles -

Venez ni ijant vers des mus plus lempérpeSj vers des terres plus i-almes; le caractère des indigènes se modifie de nouveau gins perdre toutefois la couleur de son origine,

sont les Iti i de la Société, ou l'ardeur de

I" rapine pousse souvent les naturels au meut ire ; nmis les richesses t\a i ilion, la beauté du ciel, le calme des

eau*, devaient apporter il fie modification sensible dans les mœurs de ces peuples , et eu les comparut aux Snmlwi* chéciis, on les trouve , en effet, plus tranquilles, plus tièdes, plus affadis, si ce n'est pourtant rîans les crises meurtrières surgissant entre eui ei les n a vite- voyageurs mu viennent les visiter, lin comprend que dans ces lui les

iglautes le caractère, imprégné pour ainsi dire de di* mal. doit se colorer plus fortement et ressaisir Les teintes qu'il .r, .il pprilnes,

Mais Les (Cloques .subiront-elles h* mêmes lo- ne trouvera-t-oii pas dans le caractère itucI des Malais un argument victorieux contre celte puissance physique que j'alEribiie â la nature des zones limpides et parfumées ?

NmijCeih Malais ae sont devenus méchnntfl

.ir I.. persécution. La cupidité européenne s'est 1 ui eui c mime sur des ennemis, ei ce qu on anrail pu obtenir par la pei suasinn et les bienfaits ne la été que tnr la violence et le massacre

Lé moyeu de répnndre au canon par la bienveillance et l.i jièuériïsiw ! Nul n'est impunément vainqueur, et le sang poule partout où s assied la tyrannie. 1 • que vous appelez cruau est uq'tine légitime vengeance; les meurtres que ybys ftoninmï u.jis ne sont que de justes représailles,

et si vous possède/ encore, c'est que votre bronze .i l.i voix retentissante, que vous et réellement usurpateur, cl qu'une long ilude énerve et iibtniil.

L'empire cliii ît, m lesait r le plus peuplé 4u globe* Renfermé en lui-même, il traite les autres peuples en sauvages, et, vaniteux par nature, il se croît le plus industrieux et le plus civilisé de la terre. En cela. In [mli tique et le commerce européen semblent donner raison aux Chinois, i.u nous allons tous chez eus chercher des porcelaines, des encres, des couleurs, des soieries et des futilités, tandis qu'ils ne viennent jamais chez nous nous demander un seul de nos produits industriel-- Aussi se prétendent-ils, avec de logique, plus puisai uis que les autres peuples, dont les stériles comptoirs ne 11 dissent guère eu un pays mi il ne leur est permis de né^ncier que dans un espace de quelques toises Ne me dites pas que, s'il en est ainsi, la faute en est aux Chinois seuls, qui n'ont aucune marine, car je vous répondrais que ce que vous appelez une faute est un acte souverain de logique, de prudence et fierté, puisque ta Chine prouve par lit qu'elle n'a pas t soin d'appui étranger, et que son isolement même lait sa force.

Par une loi sévère et dans le même esprit, je ne ^»is

ta jnel prince de ce royaume voulut «ne tout sujet ab-

il de son pays pendant quinze ji thi rs ne pût y être admis de nouveau que sous des peines Fort cruelles. (Juel dut être le résultat de celle rigueur V que les capitaines des

■nislkas occupés de la pèche sur les cotes, cb quelquefoia par les vents contraires, eoureieni au large et ne reparaissaient plus dans la m^re p»tne.

Il n'en faut peut-être pas davantage pour comprendre r-onint'iil se sont d'abord peuplées les nombreuses [les au

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