‹ Œuvres illustrées de Jacques AragoChapitre 41 sur 82 · H" UN POLE A L'AUTRE · texte numérisé non relu

H" UN POLE A L'AUTRE

les r.xpi.ns.iTfiuns.

Que voulez* vous, je ne, crois pas à la richesse qui ne rapporte cju'i un seul! opulence et prodigalité devraient v* yv a i: r r d e mm p a s n ie*

"Je partage avec nus aûlîs, quelquefois avec mes ennemis h l«> indifTén ni-, ce que j'ai récolté, ce que j'ai plane datis ma vie si aventureuse,*... Vous n'êtes pas en droit de me demander <l avantageai là, sous la main, quelques pages écrites apr^scimp: si je les croyais inutiles, je les jetterais au feu on les hisserais moisir dans mes cartons; mais j ai un peu de vanité, j'en ai a^ez pour me persuader que tout n'a pas été stérile dans ma vie de fatigues et d'études; et, puisque je suis dans celte conviction, qui me sera par don née J'en suis certain, recevez mes confidences.

Parler sans cesse a" des esprits superficiels esl une he- .lie une je répudie : L'inutile me .semble presque aussi fuiirsie ipie le fans ou le superflu... donc, je poursuis ma l ri i !n-.

Ceci est mon opinion; libre â vous de la contrôler. Je ne voudrais prés de moi, si jetais chef d'une expéiliiiiiii scientulque autour du monde, qu'un jeune équipage, déjeunes naturalistes, de jeunes astronomes, de jeunes dessinateurs, déjeunes écrivains, car je voudrais aussi des écrivains-

Après les mémoires Authentiques, certes les ouvrages l'»s plus curieux et les plus instructifs sont, sans contredit* 1rs relations dp voyages, alors surtout | i« l'explorateur >Yst dégagé du |" imiisme de la science et a raconté avec ■ Imlriii il précision. ISieo direct bien voir sont deux qualités fort r;ires, je vous jure; et je connais des hoi

qui, par esprit de contradiction, et parce qu'ils ont été précédés dans la carrière, aiment mieux lutter contre résidence des faits et des choses ipie d'en constater l'exactitude, 11 y a des vérités d un jour comme il y a des vérités ruelles; et souvent ce ne sera pas le voyage nr avec lequel vous voua trouvez le plus en opposition qui aura été le moins fidèle et le moins précis- Les usages, les mœurs, subissent des modifications si étranges, 53 rapides, qu'il *ei ncralemcnt vrai de dire que V neuplede la vrille

n'est puis li' peuple, du Lendemain, et qu il v a souvent loiriqne à se donner n soi-même un formel démenti. J'ai lu, je crois, tous les grands voyages qui ont été publiés, depuis liumholdi jusqu'à ce pauvre Caille* qui pourtant a peut-être vu Tom bon clou; et ce que j'ai, avant tout, cherché a vérifier, c'est l'exactitude des descriptions physiques des choses ei des hommes- Si j'ai trouvé la source que vous m'avez indiquée, si j'ai lutté contre le torrent qui a fiiîlli vous engloutir, si j'ai gravi le eOïie rapide qui a épuisé vos forces, traversé la riche forêt ou le désort stérile que vous m'a vei signale, si j'.iï retrouvé le basalte, le schisie ou le granit sur lequel vous vous êtes reposé pour écrire vus observa- Mous, je dis que vous avez été vrai dans tout le reste, quelque différence que je remarque enliv vidre manière de voir et U mienne; vous avenu a que mes yeux ont vu; je n eu veux pas dnvarr nous sommes d'accord sur ce

(joint, c'est la le principal, afaintenanl vous juges les lommeset les institutions avec votre logique n vous, avec votre coin, avec vos sentiments, peu mlmporte; vos sentiments ne sont pas toujours les miens; votre logique n'es! pas toujours la mienne; vous tiret d'un fait une corn quence que je n'admets pas; nous ne sommes plus en harmonie; mais chacun de nous 1 -lit vrai, car chacun île nous a parlé d'après ses opinions intimes. Ht puis encore, chez les peuples où les lois sont l'expression de la volonté du chef, le crime de la veille est une ver In du lendemain. Vous êtes arrivé un jour après moi ce retard a sufli | 1

3 ne vous ayez eu raison de donner un démenti â la vérité e mes récits,

La mort d'un homme est parfois une n '^1 uêratinn ou une décadence : voyez Tamuhamali, aux îles Sandwich 1

La China seule échappe a mon raisonnement; la Chine est une exception en toute rhose; c'est un peuple en dehors de tout peuple; elle est stationnairc, immuable; le passé du Chinois, c'est son présent, c'#s| sans doute son avenir, puisque quatre mille ans ont glissé sur son empire sans étendre > sans l'amoindrir, sans le modifier. IL esl pins difficile qu'on né pense d'écrire consciencieusement une relation de voyage; ici. outre In vérité, qui est le premier devoir du narrateur, il faut encore l'asservissement de l'esprit et de rimagi nation. On a un cadre a remplir, il est défendu d'aller au delà. Le paysage esr de* v.ini les yeux; il faut le traduire tel qu'il est, on du moi 1^ tel qu on croit le voir, et vous ne devez jamais, nu dans rîntérél de votre tableau, foire serpenter û droite le ruisseau qui prend dans la nature une direction opposée; nul n'a le droit de créer en face fie la eré iti -n; etc'esl précisément le contraste on \v disparate qui fait cette granrîenr ci retie majesté contre lesquelles vous vous révoltez é tort. La main de L'homme gflte bien plus souvent qu'elle n'embellit.

Dans les ouvrages d'imagination, au contraire, parfois le désordre fnil l'harmonie; vous peignez des sentiments. ' des émotions, les passions de l'Ame, Les vices p Los ridicules, les extravE^anccs humaines. Oh! alors, élargissez votre toile; pleine latitude vous est offerte et permise; *i vous

conseillez à cire petit, vous serez mesquin s vous ave?, le droit de creuser dans les routes battues, d'en chercher de nouvelles, de fouiller au fond des choses, de combattre les principes : c'est un chaos ,-i débrouiller, c'est un nouveau mondi' .1 reconstruire.

S'il est rigoureusement vrai que te style soit l'homme, c'est surtout alors qull est question de voyages. Traduire coque les yeux voient, coque L'esprit comprend, ce que la raison arceplo. c'est se traduire soi-même* Le langage sue vous parlez est donc l'expression la pins pure de votre âme, car c'est de l'a me seule qu'émane toul sentiment : tandis que dans un livre de créât ton ce n'est pas vous seulement qui êtes dans le drame, la comédie ou la satire, sont encore plusieurs personnages devant lesquels vous êtes contraint de vous effacer pour prêter à chacun d'eux les h n meurs et le caractère qui leur sont propres. Voyez comme, dansée r, <is. votre horizon s'élargit!

K>t-il rependant possible de dramatiser un ouvrage eu quelque sorte didactique? C'est la une nouvelle question que j aurais du peut-être chercher â résoudre . t va nt d'entreprendre le rigoureux travail que je me suis imposé.

Maîs'j que voulez-vous t l'orgueil humain esl ainsi fait, qu'il ne châtie qu'après qu'on a eu un long plaisir i le bravei -, Un se dit, sans trop rougir : Faisons autrement que tous les antres; bien certainement nous ferons mieux. Toute passion absorbe, maîtrise, égare, et il y a, si j'ose m exprimer ainsi, encore plus d'aveugles par l'esprit qu'il n'y a d'aveugles par les yeux. Quant à moi, [dus étourdi que vaniteux, j'ai essaya "une route nouvelle; je veux qu*celui qui me lira me retrouve, dans mon livre, tel qu'on m'a toujours vil kl que je suis dans la vie privée, Ce|t bien lui! Os trois mots la ont souvent retenti à mon oreille, lorsque, par hasard, nn désœuvré nu nu indiscret contait à haut.- vois quelque fait de ma façon. C'est bien lui : je ne me suis jamais senti blessé de cette application rapide, parce que je n'ai point cherché â me cacher comme

rant d'autres, et qu'après l'ingratitude le vire le plus

odieux que je reproche a l'homme, c'est l'hypocrisie.

Me voilà donc devant vous, sans Lu il. ainsi que devrait le faire quiconque parle en publie ou écrit pour le public; mais, hélas! le carnaval a bien plus de durée chez les mu pies civilisés que ne l'ont voulu nos folles institutions. Venise, sous n 1 s pi cl, se rat'; 10 bien plus de la vérité. 5i j> savais ne pas rire lu, a dit un grand génie du quatorzième siècle, je n'écrirais pan dr tua rit' uw truie ligne, U philosophe : Ht bien! moi, j'écrirais alors même qu'une voix sévère, retentissant â mou oreille, me ferai L entendre ces mots amers : Nui ne U lira. Ecrire d'api

sa raison, c'est se multipiieTi c'est vivre deux fois; c'est, pour ainsi dlre % sentir la vie. El. puis, que tout barbmjillenr ae yiapier se rassure, il ny a pis de Livre qui ne douve â se placer de par Le monde, et qui ne ré tu die, s?' et 14, quelques consolantes sympathies* Le soi et le méchant sont lus; l'en vieux seul est dans le s exceptions, aussi bien que l'eiiDuveui, et ccpendanl il faut Lieu qu'on lis Lise pour |iuuvolr assurer qu'ils soutcû qu'ils sont en eflW

RêcâpUulôllfl sans ordre ï Y Histoire dm Voyage* t de la J I ; 1 1 1 « t • . est uue compilation amusa nie, si vous v-nile?.. mais elle n'est vraie que dans le récit de certains épisodes dê- Lriclus. D'ailleurs, mêliez- vous de ces Iminmes ■ | ui parcourant La terre sans mettre le pied hors de leur cabinet. Eiudies aujourd'hui l'histoire naturelle densBuffnu, qu'on s'obstine à mettre entré les mains de L'enfonce, et tous verrez si vous ne seres pas fnreô de beaucoup détap prendre ni avançant dans La vie.

Je m étais rassasie, a va ni mon départ, de Y Histoire philosophiqut rfr* dSHW Infhs > par Ray mil... fini) Dieu ! bon Dieu! que d'hérésie* 1 Un coup dïeil, un gftul, sur J > s pays dont il parle» m Vu a mille fois plus appris que loi avee ses éloquentes pages, toutes filées nar le mensonge.

ho tous 1rs voyageurs qui m'ont précédé dans ces périlh uses excursions [ celui en qui, après ce ni heureuses épreuves, j'ai eu le plus de foi, c'est Coek : -on livre, cV si lui* il est matelot intrépide, téméraire, parfois brutal; mais il înaiLp il voit bien, et il décrit avec justesse, moins encore le» détails que Les masses; ou dirait qu'il n'a pas le temps de regarderons du lui, et qu'il a haie de fouiller à L'horizon pour de uouveHes découvertes, Cook est un grand homme, et le premier de» navigateurs anglais.

Vaneomer a plus d'érudition, plus de Ihicssc. plus de tact i il creuse le s il ^ ï^Lf*- ; et la science lui a été an puissant auxiliaire.

Voyez comme bampier est précis t méthodique, vrai ! Ses écrits sont un miroir Hdrle des objets qu'ils reflètent* Dampier se pLace bien pris de tlonk.

Bou^aiovilLe s'amuse de teul, et joue avec les événements comme avec la vérité : c'est nu Capitaine dee lerie sur nue gahre.

L'amiral Ansnu Bel un de ces navigateurs intrépides il expérimentes qui ne reculent en face d'aucun obstacle, qui se jettent, au contraire* cm -devant des périls qu'on leur sigillé, et s'occupent lien moins de leur propre nuommoe que de la gloire du pays dont ils promènent eu tuus lieux le pavillon dominateur.

Les |j d'An s on ont uue allure de franchise el d 'enthousiasme parfaitement en harmonie avec le caractère que les biographes donnent a ce navigateur, qjuî a conquis si dignement les plus hauts grades de la manne royale,

Wiillis s'assied a coté d'An son par le courage, et peut-être se pose au-dessus par l'élégance et la vérité de ses descriplimis. empreintes cependant d'un peu de monotonie.

Malheur à qui, dans la relation de ces courses Lointaines, étouffe l'intérêt sons le poids de la science l On voyage mm avec celui qui ne s'adresse <iu P d la pensée; le cn^ur doit être de moitié dans toutes les jouissances.

I tract a mérité, comme VVatlis, la helle réputation dont il jouit, et a attaché son nom a de grandes découvertes.

Cartcrets est de l'école de Dampier; c'est la bonne, c'est celle qui récolte et produit) c'est celle qui doit servir île modèle a qui veut apprendra et enseigner.

Lape y lu use! les frères Laborde! quelles horribles cala 4 strophes en un seul voyage J Le* paroles sotties de l'Océan ont vibré si faibles, si ténébreuses, qu'il y a peui-i'-lie encure là un beau problème à résoudre.

Marchand est, sauf contredit, un des voyageurs lès plus consciencieux* et la relation de ses courses et de ses dangers est faite avec une sorte de bonhomie et d'abandon qui exclut toute supposition de mensonge ou de foffan-» M rie.

L'est la un livre utile à tout explorateur

L'éloquent Pérou était trop axnfede srieiico;sa relation rst instructive, maïs peu amusante, et le monosyllabe moi se présente Irop souvent aux yeux du lecteur.

Citons encore, et sans ordre, des noms qui rei icnneiit à

ma mémoire comme de vife rayons d'une gloire immor» telle,

Magellan, fugitif devant une tempête, se réfugie dans un bras de mer où il espère trouver un port. Il s'y enfonce h travers mille périls, et. après quelques jours d'une hnte navigation, au milieu de courants contraires, il it un grand problème vainement cherché ju lui. Le faste

océan Pacifique sera visité par l*ouest Les récit !a« gellan sont plus vrais que ses cartes ne sont exactes, et pourtaui ce n'est pas la science qui a manqué â ce hardi navigateur, c'est La patience, sorte de courage plus rate encore que celui qu'on appelle bravoure.

Davis ne demande que des dangers et des tempêtes. Sa rie de prédilection, à lui, est celle >|ii il 5 des

les et ;i u milieu des récif*. Il tlérnnvre \* • I • i ■■ ■ i e célél qui porte son nom, et se placé a coté des plus habiles explorateurs.

Après le tnftssaCre au milieu duquel Cook fut frappé di: mort, à Uwhyéé, King prit le commandement du vaisseau britannique duî devait revenir en Angleterre, veuf du praud capitaine qui, fuaquc-lâ, Tav. hardiment piloté. Ring glisse inaperçu ■ côté des naître.

Dirai-je les noms glorieux dés Àlbnquerque, des Dinsde Solia, des Vasco -le Gamn, des Cabrai, dont Le Portugal est si fier, ni donl tés autres nations sont si jalouses? lï y i dans les Hâtions . ; intrépides explorai nu parfum de fanfaronnade tout a fait en harmonie, je vous jure, avec ces nobles soldais qui se promenèrent si victorieuse dî dans toute* \*>< Indes et soiiui tant de peuple?.

Que vous diraî-jc dé ce brave el Infortuné JacquemmiU dont 1rs touchantes Lettres mit ta&t de charma^ d'intérêt et d'élu pn-tii e ;i la fuis, qu'on croirait lit brillantes pa^es éé Walter bi et de Chateaubriand? Hélas! dans ces Courses luirdies.ee sont presque toujours les plus iplrépii

• lin succombent 1 ce sont presque toujours lev plus dignes donl la via s'éteint au milieu des fatigues de leur gloire. Le style de Jac [uemonl esl empreint d "une couleur ton te poétique qui vous élève, et lu naïveté de la plupart de récits leur donné nu .titrait si puissant, que je mois défie b ala de ne pas vous mettre de moitié dans les peines, les périls, les plaisirs qui I vous raconte. Voila les hommes sur qui les gouvernenicnh devraient jeter les yeux.

Que vous dirai-je encore de ces coeurs de bronze ¥ de ces hommes de fer, qui n'aiment de la mer que leacdlêres, du ciel que les orages, de la nature entière que les déçut roman t s i

Voyet-led (aire ^aiemeui les préparatifs de leur dépari, alors qui! y a folie à croire â un retour! Yoyei-les, jouant

■c leurs navires comme atéc ta tombe! Fous intrépides, ils ne vont pas chercher, eux, les zones tranquilles, mers calmes, les [tarages Sam récifs; non, ce qulls demandent, n'jnïK bravent, le sourire sur les lèvres et la

É au rieur. Ce sont les mcntagnes de gl ■ rua ni Sur

t et Ici Hiiprisoiiiiaut de leurs gigantesques neir.uJl: mit tes rapides courants qui tourbillonnent sur leurs ilaii ctiiv rés el Les enirainent; C'eal un ciel glacial, dos routes ih?u L: . inconnues ; des cataractes nu ils sont prêts :i luner leurs robustes navires; un problème nautique enfin â résoudre, alors que vingt imprudentes tenta* tivis. alors que vingt Catastrophes récentes oui trace de* v ; i n r le u r route le terri bl e m o t i mpost ihk-. pj'îts ve u I en t effacef db dictionnaire des navigateur ""• i-je pas nommé les capitaine^ Parry, RosSi et Sabine, véritable^ loups de nu r, donl les rlpres récits vous pressent comme dans un i et ^«os glacent le *,mg dans les veines?

Réveillons ici une douleur amortie el laissons de aoul«i nos l.irmes sur un profond souvenir de r> g t el de deuil. Quand la mer dévore, elle [a fail en -i - u

sans reasèntimenti elle absorbe, elji étouffe i-lle engloutit;

un Ilot effaee le Ilot qui vient de passer, et les navb vova^i-iir- glissenl sans émotion sur des lombes muetli

i Un baleinier la vu. dil-ou. sombrer en pleine mer, enclavé dans les glaces du [<ole. Vm un Instant, les eaux s'ouvrirent, se refermèrent, el tout fut sUencieux â la surface. Ainsi pcul-etie a fini Lapeyrouse. »

lï. ut et infortuné Blosseville! aitlent jeune homme, intrépide marin, savant explorateur! oh! que mou cûBUT

D'UN l'OLK A L'AUTRE.

bondît de i « il-»* quand une vnis amie, celle de mon frère, dit .1 La tribune nationale, à la france attentive el attrisi ni L'Europe ■ 1 1 > 1 L'écootail avec recueillement : « Oui. qu une ha) mpense, une récompense illimitée, soit

offerte | ir L'Ki.li à tout mnriii, à tout [tomme qui Tiendra nous donner des nouvelles, non pas seulement do ce coupeux .!:■!■ i-. mais «l'un seul m&lelol »!■■ sou irdeni équîpB{ celui qui viendra dire s la science inquiète : « Bios- « scvilie est sauvé ! ou Blossevllle ne souffre plus I »

Si Christophe i n t> . ;'i qui l'ancien monde dut nu mot ni- rival, a prive par les fers et La pauvreté sa savante découverte, dites combien son âme ardente «lui ('prouver tii bonheur fil d'il i Lorique lé, devant Lui, une tei rirlu' ei m ition embaumée s* di eût pyur l'ad-

mirer et le consoler de fatigues; dîtes avec que) ton* Liment d'orgueil il dut relever sou équipage soumis et prosterné, quand, Li veille, on avait en conseil solennel il il sa mort! us trouve* dam les relations, de divers vidages du Génois «elle teinte de merveilleux que les écrivains de l'époque jetaient a pleines mai us dans leurs véridiqués notices, Quand l'ancien monde s'émouvait aui magiques tableaux déroulés a ses regarda» comment ceux qui allaient les étudier seraient-ils n tirpids el calme! et) présence de celte nature nouvelle et ma je slueti&c. de ces nommes d'une autre couleur, de ee< ners toutes phospfr -nies, bu sein desque - ilsarrivaient en dominateurs L/Eldnrcni t, loin d'être une chimère, devint une réalité: l'Espagne el Le Portugal émigrérent» L'Europe ■■ni ïrre aurait voulu ■■ iv le Portugal el I 1 Espagne au r cette terre n iratriée,

El maintenant! si nous analysons le caractère ds hardis explorateurs qui, sans avoir tait le tûUT du momie, n'en oui pas moins bravé les périls les plus imminents,

nûUS les trouvons enôorfl eu. parfaite li/irnn ■ jvei'

couleur de leur livre, où pointe cependant nres^m- ionjours cette Idée preml re et dangereuse : nul ne viendra me démentir*

Mongo-Park est audacieux, il sali qu'il ouvre une route nouvelle â successeurs, A n'a pas besoin d'appelei I

d secours le mensonge et le merveilleux, car, le pro* mîer, il dira ce que nui n'a vo avant lui.

Ii< Izoot, boulin, tSIapperton» s'enfonceront dam tel selii africaines et mourront, martyre de In science, sous le fer des Arabes ou des Maures, ou bous les atteintea des plus horribles privât n

Puis voua retrouvera ce pauvre Caillé, aventureux jeune homme, sans instruction, saie talent, sans mémoire ni intelligence, qui marche, marche, de caravane en caravai longe les fleuves, ■■■ glisse ■ I .i us les huttes, tantôt sans nourriture, suis vêtements, sans guide, tantôt sa us eau pour sa soif, sans armes pour sn défense; avance encore, se trouve porté de revers eu revers, de chute en chute, .m centre de l'Afrique sauvage; entre peut-être .-i Tombouctou, qui! nous assure être une ville ronde, tandis qu'il nous la dessine carrée; se sauve de cette capitale mystérieuse sans qu'on daigne le punir de son audace, franchit dans sa plus longue étendue h- vaste désert, et arrive enfin .i Tunis ou à Tripoli, ou le consul français n'ose pas même constater |,i vérité de ses récits,

Et Bompland, re pntienl el intrépide compagnon de voyage de Humholdt; iîomphnd. que les déserts impçuu* trames de 1 Amérique ont si longtemps caché a rËnrufic savanr*- el attristée; Bompland, qui a consacré tant d'*n« oéea de ion douloureux esclavage â la recherche des H» cm > i minerologiques de* grandes Cordil-

Léw des i riisrs peines du Paraguay, n'y aurait-il

pas, île ma part, injustice et ingratitude à fa Ibis a ne pas placer son nom a coté de ceux que je viens de citer?

Puis encore, voua voyagez avec les frères Loindera, matelots infatigables, amia termes et dévou qui écrivent leurs curieuses relations comme Le ferait un paysan du Danube, eL qni forcent votre croyance, tant la e rite perce dans chacune de leurs p.iroles.

lîotnetl, s'en fonçant nu milieu du places pol aires, cl ne s'a rré tant que U en les forcée humaines succombaient sou* la puissance dj*itn ciel sans soleil et d'une terre sans i

talion; Colite! l est encore au-dessus de la haute réputation qu'on lin *i faite,

L'Espagne, qui passe presque inaperçue au milieu de tontes h ! s illustrations, nous dénonce enfin Quiroa, ardenl écumeur, audacieux pilote, s via néant partout où les l< mugissent, et enrichissant tee carti- mai d'un grand nombre de récifs inconnus jusqu'à Lui. Quints a bien mérité du monde entier, qui doit placer s-m nom célèbre prés ■ 1 « > celui de Gook,

L'Anglais Sébastien Cahot ne doit pas plus eue oublié dans eue nomendature que Quîros, car lui aussi s*est

itinguë par d'utiles et périlleuses découvertes, et des caries d'une exactitude au-dessus de tout élo

tii- n >Lii Coulis a donné Madagascar i l'univers,

i nique* Cartier vit le premier le Canada,

Corlès el Pitarre faisant, celui-ci la conquête du Pérou, décou par Perea de La Hua, celui-là de La Californie, mil placé leurs noms impérissables pinui ceux des rands hommes de cette époque si féconde en merveilles.

E i Intrépide et savant ingénieur, n-.!.-., .[ui m'accueillît avec tant de bienveillance A Siduey, et avec lequel

lis. au delà du torrent de Rinklum, une «ourse si pénilile, si Longue, i hasardeuse; cel OxJeyj [eune f ïnfati* gable, ,i i|ni I Angleterre «si redevable des documents les [dus curieux sur L'intérieur de h Nouvelle-Hollande, au tlelii des montagnes Bleues, iusau'alors inaccessil cet Oxl' y, qui i traversé avec tant de Ûdilitê la direction des cou ranta d'eau el > I « s ri v i ère s i n i é r i ai i rea d e ce v;i s i . i i nent, dont la source el l'embouchure - nt encore ignora cet Ofciey qui, dans llntêrél seul de la science, a brave tant de périls, étudié tant de peuplades sauvages, ne trouvenvi-il point aussi sa place dans cette honorable nomenclature?

Mai-, de tous cet .uidacieux expie m leurs ;i qui I in

geograi»hiquedoil rmide précieut documents, relut d'Hii «m

aurait dû recueillir le nhLsnrdeinmeni U>< p croies - > ra n-

lelles rsi . sanscontredit, ceMac-lrton, Irlandais, dont la miraculeuse a dû courir tant de dangers el dû éprouver tan i de misères. Le consul anglais, au Cap, me dit les i cherches i[ue lui-même avait ordonnées pour qu'où se saisit de ce fugitif: mais il m'a dit aussi Les craintes -prît éprouvait de voir ses efforts couronnés d<- sucr.i -.

C'est par Marc* Ir ton qu'on a reçu les premières notions vraies de cette inconnue Tombouctou, sur laquelle bien les l 'tisseront j tre «-m-'ne -ins ■ ^ ■ 1 1 • de non-

veaux et précis rensei^nemonls nous arrivent. Leshomu de l'intérieur de l'Alrique sont bien plus à craindre que leurs déserUp et les nesaions huiiiaiuea plus redoutaique Les colères des tigres et des lions,

Lemntelol Maolrtuu n m ni aii un navire irlandais, mouillé alors en rade du cap île lïonne-Eaperance; son Lieutenant, dans une mammivri', I ;ii rudemcnl frappé d'un \i'*l''ni coupdegarcette, le matelot, furieux luin poadïl t l'instant même par un s m filet. Uac<lrton fut d'aluni mU ;uu U< jugé peu de jours après, *\ cond imnë i mort. La sentence devait tei sur te pmsi du navire, dans les vingt*

quatre heures, et Mac-Irlun, le pied rivé a un anneau de 1er, attendait sur le gaillard d'avant le moment fatal. Déjà le coup de sifflet du maître avait appela tout L'êqui-

déja u inîstre proteel et tvaït fait son office con-

solateujr, quand un mugissement profond appela toua le*

farda vers la cùte. fille avait pris une teinte blafarde • lui blessail la vue, h mei s'agitait de rafales, des Ilots épais de poussière voilaient la ville comme dans une i. rm 1 1 1 . r , et sur le so m i nH de 1 a cùte passa i e n l . terri bl es e t menaçants, des Llocons de nuages cuivrés, qui roulaient, tombaient et remontaient, incessammcnl Eigsagucea par hs éclairs al d'éclatantee étincelles; L'ouragan élevai! la vah li .i-.vv attendait les victimes L'Océan ouvrai I profondeurs, et les navires de h rade invoquaient h* ciel; tout â coup encore le* éléments se déchirent, et Le chaos et la nuil régnent seuls, Hac-îrton ne veut pii- mourir sans i as lyer du moins d'être de quoique secours à ses cami rades,' dont il est tant aimé, et le lieutenant est le premier à ordonner qu'un le prive de aee fers- fou les les ancres furent rnouillns, tous lus câbli s toutes les ch dnes tendues par la tempête, le navire plonge, sa relève, re-

OEUVRES DE JACQUES ARÀiin,

M icrlrlom

loroVie et rebondit» la mer esi aux mien, et, par un miracle lu ciul + il échappe seul à la destruction ijënérale.

Quoique mortelle é tant de navires, la temple fui courte; «Ile n'était pas encore apaisa que Marc-lrlon, rendu â sa position première, se rappela la position de la veille, qu'il avait oubliée au milieu des tourbillons ei du fracas de la nature. Un haut de la vergue uû il était hissé, il ^élance dans les flots, émmeux ri $ abandonne .1 la lame roulante- Tons le suivent d'un oaU avide, tous font pour lui tics vœux ardents, hormis le lieulenanl, qui voulait un exemple propre à épouvanter l'éjuipage* La nuit ei la turbulence des nuages cachèrent bien loi le pauvre ma te tôt, e| le lendemain le lieutenant ordonna qu'un canot allai a terre et que des recherches activa fussent faites pour se saisir du fugitif* Soins inutiles; on sut qu'en effet un homme du navire irlandais avait été poussé et vomi sur redis de la cote; on apprit qu'il a voit échappé à la fureur de la tourmente i mais on ignorait depuis lors ce qu'il était devenu.

Prévoyant bien le son qui l'ail endail dans la ville, Ifae-lfton, sans vêlements, sans vivres, presque sans forces.

ii fonça dans les déserts uni a voisinent Table-Bay, et il aima miens s'exposer à la dent des bêtes féroces que de relourner à bord implorer une grftce qu'on lui aurait sans ■hute refusée.

li corn menée le doute ou du moins Le merveilleux. Mac- f ri on seul est «nraiiL île la vérilé de ses récils , et malheureusement sa raison, iroublée par les fatigues les privations et les périls t crèc-t-eHe peui-être un monde qu'il n'a |ins vu. Quoi qu'il en soit» l'Irlandais se munira un jour :i Alger; le consul anglais reçut ses premières confidences et l'envoya à Londres avec une demande en ^r-iee. un interrogea le matelot, on recueillit scrupuleusement ses plus douteuses paroles, et on publia le récit de ses courses de quatre ans au sein de l'Afrique.

Il se sauva d'aburdehet les Boltentota : ceitMÎ, alors en guerre avec les CaGne». lui confièrent le commandement de leur expédition. Fait prisonnier, on lepûrçjia et on

Trillili.ill. ■[(>!*,

l'emmena dans des expéditions plus loi nia lues, de sorle

3ue, tantôt vainqueur, Un lût vainru, M ric-Irtûai s'éloigna c jour en jour de. la colonie où il n'osait plus rentrer. Entin : après «voir signai avec exactitude quelqucs-itefcfl des villes africaines sur L'existence desquelles le duute n était plus permis, il parle de la grande Tomhoiictou, doû il parti! nonr !<■ nord avec uns caravane, en compagnie de laquelle il arriva â Alger. Hac-îrLon mourut peu de jours après son arrivée à Londres; mais, quoique imparfaite, il esl Certain que les documents qu'il «fournis nont peut-être pa> ]i u contribué à signaler nu monde rviw capitale sauvage et cachée, dont l'existence n'est pi us un p ro h h- me.

El si après ces :i s, dont quelques-uns sont une gloire,

nous osons citer le plus illustre de tous, je vous montrerai celui qui le porte planant sur les plus hautes cimes des Cordillères, étudiant h (Intapnxi, les volcans dair de Turbaco, fouillant dans les profondeurs de la terre pour y découvrir des trésors ignorée jusqu'à lui, étudiant les

steppes des deux Amériques , analysa:! de son œil d aigle les ri cli esse i bo la 1 1 iq Lies , m t aéra Logiques , orn i thologi i[ue$ + dont il agrandit le domaine de la science ; suivant le cours des fleuves, $ 'élançant dans les a lûmes avec les cataractes, en Iran l dans Les vastes cités pour en écrire les mœurs, les progréi on la décadence ; philosophe* histo* ■ ii -ii p physicien, astronome, et dépens, ml ;i tant de travaux: de^ sommes devant lesquelles reculeraient bien des gouvernements . et vous rctnmverei cet Alexandre de liumboldl, institut vivant, dont l'amitié m'est si précieuse et dont la vie entière est une étude de tons les jours, de tous les instants. Mais, par malheur, hélas! peu d'hommes lisent ses immenses in-folio nu sont conservées tan! de découvertes, car toute haute science est LourJe â cjui rougit de ne pas comprendre. Il est des rayons trop éclatants pour que Y<k-i\ du vulgaire puisse les braver.

On s'explique facilement pourquoi, au milieu de noms si célèbres. Je ne jette pas les noms modernes et non moins glorieux de quelques hardis et savants explora-

Pi UIS. — mp, My«js HAai\ i;t C 1 ', Ht I i/ébïyïitti . <

OEUVRES DE JACQUES AltAGO

leurs» nui ont frit foire tant du progrès à la tiuvï^ation et enrichi leurs pays de ivre nies conquêtes physiques et morales. Leurs ouvrages sonl la dans toutes tes ni a in s, dans Lotîtes les bibliothèques, cl ils n'ont pas besiùii de ma faible voix pour occuper la curiosité publique. Courir sur leurs traces eût été pour moi une jaule uuè j'ai dii me garder de commettre, et tant d'espace était occupé par eux qtt*il ne m'a été permis que de suivre le sentier étroit où je me suis jeté.

Il y avait trop de péril a me trouver côte a côte avec eux sur la grande roule qu'Us exploitaient avec -tant de supériorité; mais les champs les mieux moissonnés oui encore des épis à qui s'arme de constance et de courte, que j'aime surtout dans la lecture des voyages , ce sont tes anecdotes. Les systèmes peuvent se Heurter, se combattre, se détruire tour a tour (el c'est et- qui doit toujours arriver); mois Us frits uni une logique pins puissante : ils sont là pour dire les mœurs d'un peuple, L'es» prit d'une époque La bienveillance qui n ni cueilli mes voyages autour dg m miel y ne me laisse aucun regrel d'avoir semédani ma roule un grand nombre d'anecdotes on chacun peut puiser les conséquence de sa phi: hic particulière, Kn second Heu, je n'aime pas à m isoler dans mes courses aventureuses ce qui m« plaît avant lotit, c'est un brave coni|irij,'uou de voj qui soil de moitié dans mes joies nu m ci douleurs, o heureux tout seul ,

«■'■ n'es» pas l'Aire, el IYjïiu"--^ n'a "I" 1 * dos demi-jnuis-

eances. Combien de falti au milieu des grands el magiques lableaui qui se déroulai yeux, ne me buisje pas écrié : « Si mai amis ■ latonl la pour partager mes

émulions ! »

Me pardonnerM-on d'avoir souvent pis pour camarades déroute ces deuj braves matelots Petit et Murehais, dont les naïves saillie* uni tant d< I' le l> h tupé mon êour. et soutenu mes fûrw épnl Je l'espÈre, Ces deux

abruptes intelligetioaa, ces deux euutrs si chauds, si jreux, ces deux caractères de fer, que ni les misères ni les douleurs n'ont jamais pu Irlr, ces deux dévouemen! le preuve des plut épou von I ablet oaU&tropl m'onl trop souvent prnh ■;.'■ et eniwvlé pour que mes lecteurs ne les retrouvent point parfois avec idaisir a mes . Uéh que sont-ils devenus aujourd'hui î quel humble réduit abrite leur peuvreie? tjuella votx amie 1rs dédommage de tant de périlleuses trav* s 7 quels flots oi ont

u leur dernier soupir? ÛhL merci, mille fois merci à qui voudra me donner des nouvel loi ii huit et Marchais! tl li ! merci mille [ois a la main généreuse qui leur sera tendue dans la roule,

Que les quelques esprits supérieurs qui jetteraient le blâmé sur rapparenle légêveiè de la plupart ne mes récils opji osent à leur mécontentement la nature roéms mes principes el de mon caractère, toujours si insouciant au sein des plus graves circonstances. Devais-je, vaincu enfin p,ir l'horrible malheur qui me frappe, jeter a" pleines mains I . tristesse el l'amer tu me sur mes écrits/ Non, cor alors foui mon livre eût été un mensonge. On n'est vrai qu'alors qu\m écrit sous l'inspiration du moment. Voilà mes notes, mes esquisses ; je ne le^ traduis pas, je les copie : ce que je dfc aujourdhui, c'est ce que je disais quand la tempête mugissait autour de nous, quand les anthropophages me menaçaient de leurs crics, ae leurs casse -têtes, quand je traversais les vastes solitudes, quand mes lèvres altérées demandaient de l'eau au dépéri stérile et silencieux; ca que je vous dis aujourd'hui , c'est l'expression la pins vraie, la plus intime de mes émotions d'alors* je n'ai pas pi unis davantage.

Il n'est peu 14 Ire pas inutile, après cette rapide esquisse, .I. trouver ici la date des principales découvertes faites par les navigateurs de tous les pays du monde, On |ue

le Portugal t aujourd'hui si humble et si mesquin, a loué le principe rôle dans ces es si périlleux, ou il fallait

aux capitaines plus de courage que de science. Ainsi passeul toutes les gloires, ainsi dorment ei disparaissent les plus nobles souvenirs oe* peuplée.

t FOifVV.H DE** PRINCIPALE* D^<<M VKlïTr.S,

Les Gawaries, par les navigateurs génois et catalans, en 1545.

— Veau d> iconr en fait lacon-tin'ie de

1401 à 1 iûô .

PORTO-Smo, Tristan Vas et Zarco, Portugais, en M 18, Hausse, par les mêmes, en 1419.

Le cap Bukc, ÏÏunlio Tristan , Portugais, en 1410. Les Açohes, Gonxallo Vello, Portugais, en H48. Les iLts du cap Yeflt, Antoine VoHi, Génois, en 1 4 La cote de Goutta, .Iran rte Saunem et Pierre Eslavar,

Portugais, en 1471, Le Congo, Diego Cam, Porluffais, en !484.

Le cip as Bo> ^èha>'i e, llias, Porlu^ais, en 148 L'ÀMiBiQim (île San-Salvador, dans la nuil du 11 au l9oe«

lobte), Christophe Colomb, en 1492.

Las A mïî.i.es. Cbrislophe Colomb, en IVJ3.

La TniNirÉ [continent de rÀmérique), Cliristnplie Colomb,

en i Les I>»es (cotes orienl i- l'Afrique, cèles du Malabar),

Vasco de Gain a, en 140 S.

ÂxÉiiEona cotes orientales), Ojeda, accompagné d'Amène

Vespuce, en lion.

Rivière des Akaeones, Vincent Pinçon, eu IbÛO. ÏEHfts -Neuve, Cortéral, Portugais, in 1500, Le Brésil. AL rares Cabrai. Portugais, en J.M10. ïr.E Sai>tf.-II£lé^e, Jean de Nova, Portti^ais, en 1-M12. V île de Ce vlati, Laurent Almeyda, en 1 " ■ i < Mamgascah p Tristan de G un ha, en IEH>6.

Suuatpa, Siqueyra, Portugais, en 1Ô0 Maiacca, le même, en i^ii^ 1 1 es de l\ SoMiE, Àbren, Portuffaîit en ifiH< Moitqiis. Àhren, l" erra no, en IM1.

La KmaiDE, Ponce de Léon, K | -iioi, en 1M3* La MEn du Sua, Nunez Halboa, en 1513.

La I^lou, I 1 vn de la Hua, en 1 llm -J'^i;ijiu, Dlaide Solis, en 1516, h 1 m de la 1 ** r. v v Dias de Snlis, en iMAi La []i»hi, Pernand dÀinlradn, ^oi-Lugais, en 1517

uuhe, Ferniimi de Cordoue, en IMB,

— Pernand (î en f II Ifl conquête en 1519* riais i^e Feu, Magellan, en 1530.

Iif.s des Laoro.ve** jla^ellnn, en IH9I- Lbs ïSiit.iii ^es, il ii, -u i .'i-.il, AtttamiM Sbptsw ! ■ : - 'wit Verazaui, en 1525 el IÔ94,

i du Pérou, Piiarre. en 1534, Les D : : ' • Jean Bermudei, espagnol, en 1^27 + La NotivBi.i.l-Gtfiit&i, André Vldanclu, ë.«| agnol, en V&s. Cotbs vowiiBS d'Acavulco, par ordre deCortét, en 1534, Lr; Càitasa, Jacques Cartier, Français, en 1654 et I '■" La Californie , Con a 1j5; Le Chili, Diego de Almagro, en 1556 et 1557, Acadie, Hoherval, Français, a'étabtîl i l'ile Royale en 1541. CiMSûts, Antonio Faria y Sousa ? FernandOiendez Pinto,

en 1 Lf.s Iles Lireio, les mêmes, m 1341, ilEiKJitf, les mêmes, en 1541.

JAro^i, :i Test, Dié^o Samoto et fltiristoplie Bnrello ; a Test,

au Bungo, Perpapd-Mendei Pinto, en lo'rJ, Gw SlKetoocnro, à M Californie, ftuis Cnbrill, en 1W2. Le MissLssin, Moscoso Alvarado, en I Le jtËTROir de Waioats, Steve]) Rorrough, en 15î^î. îles Saxomof, Mendana, en 1567.

Détroit ue F r obérer, sir Martin Frobisher, en În7u\ Vovage de Drnke, en 1579 ou 1590.

Détboit ai; Davis, John Lia vis. en 1587.

Cois: i: Chili, dans la mer du Sud, Peotro Sarmicnto, en !..

- Ue$ niALOUl^ES p OU KaLHIAND. fllI^liilH. i ri 1&94.

■ u: .le Ba rente a la Nouvelle •Zcmble, de 1594 â 1596. Mat;- s &e Mem>oça, Mendana, en IîjI'S Sa>ta L"ni7, Mendana, en 159$,

du Sawt-Esïiut, de Quîrosj Cyçlades, de Bim- .iuviile.

NotîVEi.LFs HéaaTOES, de <look. en irM.

h % UN POLE A L'AUTRE.

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