I7?<B HALTE
Ils étaient trente-quatre seulement, trente soldai*, troïi officiers supérieurs el te chef suprême. Pour table, une pelouse eu-dessus de laquelle pointaient quelques petites roches aiguës, derniers efforts m melons [lyrénéens qui ont leur base si loin de leur cîme; pour meta, un porc cuit sons la coudre, des oignons, de l'ai I. du pain his; pour boisson, de Peau qu*on allait puiser l tour de rote uans un ruisseau rapide dont la s- oirre jaillissait au pied d'un sapin noir sur le tronc duquel se voyaient des entailles lailes a l'aide ■!■ i sabre, signaux fort connus,
rîLure intelligible, parfaitement comprise par les contrebandiers illettrés des deux Catalogne*; çâ et ta, des Lu [uels, des poignards, di iuk espagnols s'ouvrant
h se fermant avec un grand bruil, Fabriques à Tolède, lui" sauts au bout, rouilles en haut par l'insouciance du soldat nui v laisse trop longtemps reposer le ^njdont ils oui été rougis; puis dosésnqieires, des ceintures de cuir, des bonnets rouges descendant jusqu'aux reins, des souliers de corde « des c mvertures de lai m 1 bariulées;, el des gourdes vides,
■ ela ne ressemblait nuUemenl aux. derniers raies d'une e mais cela avait quelque clisse d'étrange et de sauvage ,î la fois, qui eul fait reculer d'épouvn ni e le voyageur que (e hasard nu son mauvais destin aurait égaré jus-
Le site était un enclos élevé, un cirque abrupte dominé de tous cou s par des cràles neigeuses sur les Oancs quelles un mil eiercé pouvait il: ii des taches noin un de li gers rubans inégaux, tantôt de baul en bas, tantôt horizontalement ; el celui qui aurait été ;m faii «les événements militaires oui se passaient alors dans la haute Espagne sraii bientôt convaincu que ces rubans el ces Un noires étaient des hommes isolés on des peloi os réunis de ces bordes de mi [nelets, de co ni relia nui s les ou de gu is pivotant sans cesse autour des mêlées gênéraies des grandes ai n p iur recueillir, â Tuidedu couteau, du tromblon el de I inut. les débris d'hommes etd\iiL'enl échappes aux désastres de la guerre.
C'était cela en effet.
La redoutable bande de Pujol, lasse des pillages des joncs prêc dents, reposait et veillait eu même temps ri sa sûreté en se préparant a itnenouvelh rencontre; car, chez
Ee, eii.i-jui jour était un combat 1 chaque heure une escarmouche, chaque • ranger un ennemi, chaque ennemi une victime, cha |ue victime un vre.
Le groupe' de trente-quatre hommes était une soi te d etai-iii.ijor dont s'entourait toujours l'i udompte capitaine?
lui, le plus | « lit -lr tous, mais le plus leste, h- plus in-
ligent, les dominail de ^ parole, «h- m m . m
regard, 11 Ironail Lj comme I aigle sur les forêts qui couronnent cette partie des Pyrénées, h nul n'aurait osé donner un démenti a ses moindres volontés pour peu qu'il eût lenu a la vie, Sm un signe de Pujol, une poitrine était percée, et l" lendemain les loups et les vautours de la
montagne se repais Aient de chair hu ine, La justice de
Pujol lit son stj 'i aigu, gutllochê, qui ne ployai! pas sur une côte, je vous l'atteste, surtout quand le liras du
pitaine le p ou le lançait,
Vous noniia tire/. Pujol.
Prés de Pétat-major donl je vous ai parle, riaient aecroupis, les mains liées derrière h dos, trois individus psalmodiant ;ï deraï'Voïx des cantiques catalans rim d'ordinaire par les palets des couvents, y> devoir
-i par servitude- En Espagne, chaque sainl ;i sa chapelle,
• nombn uses o ai s g tx mtû â la robe d'or qui
les couvre. En Espagne, toute chose qui sort des régies
mmunes de Pé |uiïibre ou de la chute des corps est p l itée miracle ; et, s'il se trouve an milieu de l événement
une robe brune ou grise, une tète tonsurée, des pieds dé* chaussés, un moine, un récollet, anjésuïte, un capucin, a l"î n sf ii ni même un béai est sanrïiJîé, il a fait le miracle. Lui: hu IVnhuii' 1 i^'i ille sur son passage, on l'arrête pour lui baiser les m tins, les sandales, *m déchire sa robe crasseuse pour en faire des reloues une l'un vend fort cher ;i In feule, el les cloches sonnent dans toutes les églises de ta province*
Rien n'est aussi commun qu'un miracle en J et
il serait presque vrai dédire qu'il n'y a de merveilleux que le naturel. Le martyrologe seul des deux Hastilles. h de la CiNi^ne est dix fois plus riche que celui de tous les autres royaumes européens, y compris les Etats du p pe et de la Sicile.
Des trois hommes accroupis, pâles, tremblants, auprès des soldats attablés, deux avaient de quaraule-cim{ à rinuuanle ans, l'autre n'en ai i guère que dix-neuf à vingt.
talent trois piétons. Les deux premiers possédaient chacun une grange aux environs de Figueras; ces granges, les soldats de Pujol venaient de les dé vas er, et, eu arrêtant les patrons» ils n'avaient pas voulu les laisser jouir de réclat de l'incendie* Les brigands aussi ont leur générosité
— Qu'on les envoie, dit Pujol d'une voii calme mais déridée, ils nie rompent la léle avec leurs canliqiits' Iles drôles-là chantent r.mx romme les cloches du Mont- it.
Le pins aça de «'es hommes fut soulevé de terre par
deui bras vigoureux, poussé sous les branches solides d'un figuier suu wge : on lui passa une corde 111 cou api- s l'avoir un peu exhaussé, etonL'afwojfa, comme l'avait ordonné Pujol.
i i même cérémonie commença pour le second, qui ne
lit pas 1m moindre résistance, car il avait pré.n que toute
iriere serait inutile. Deux cadavres s'agitèrent au vent, •■(
"on allait procéder i la même onéraiioii pour le jeune
rame, lorsque s'adressa ni à l *" ■ i j ? « 1 *
— Qu'ai-je faii ;i Votre Aile lui ilii-il d'une voix ublante*
— Ce que lu m'as tait, drôle? A moi personnellement rien, car tu ne serais pas là; mais aux miens, à ma sa iule cause, tu us fait ce qu il ne fallait pas foire,
— Votre Altesse est dans l'erreur,
— Tu es un espion.
— Je suis un mendiant*
— L'un îfemp'elie. pas l'antre.
«— Erreur, monseigneur. J'arrive de Banynls-clel-Mar. Apres bien des courses et des fatigues, ayant appris que des guérillas se formaient pour combattre les Français, je m étais mis en route; et, lorsque VOUS m'avez, trouvé enini au pied de ce sapin, je révais que saint Jacques de Compostelle méprenait par Is main et me conduisait à une guérilla protectrice.
— Saint Jacques !e bienheureux ne l'a pas trompé, mon garçon; va le remercier, répliqua Pujol en souriant,
— Pitié, r 1 1 iii>i-ii.'ii«iir ; piln"', par Solre-ltome-de-Poineï
— Va, mou va l'ii-. hyea d : ce criard !
Ou o il a la voix de Pujol lors [ue des pas précipi-
se tirent entendre sous la roche qui abritait un cou du
site ou avait lieu L'étrange scène que je viens d'esquisser,
—Alerte, enfants dit A voix basse le capitaine alerte,
ux escopettes ! Paix !
l'njol Ht retentir un sifllet avec certaines modulai ions en j int sa lèvre inférieure a Taide du pouce et de l'index »
Il y eut nu moment de silence, interrompu bientôt par un sîïilti parfaitement semblable au premier. Apres celui-ci, un sifllel [dus aî^u semhla Interroger* La répon m- se lit pss attendre, el la troupe déposa tranquillement armes déjà en arrêt, Le mot d'ordre avait été compris â merveille*
— C'est lui, dit Pujol; il a fail dîl
il lui en eflfet, Ripiill, un h ine Je Cinq pieds dix
pouces, avec des cheveux louiis. nu bonnet range drapé sur su t '"■!<■ '■! lignranl à merveille In coiffure phrygienne une couverture de laine en bandoulière, des espa dill aux pieds, des pistolet; -r i b r i poignard â sa ceinture de cuir, de larges pantalons de velours vert avec un meud de
UVHES DE J ACUITES ARAGÛ
BîpoU.
rubans 4m bas. Sa vois avait quelque chose d'harmonieux et de terrible tru'on voulait écouter ei qu'on craignait d'entendre. D'èpnis ei larges favoris noirs ombrageaient ses joues creuses et brûlas; dis ]irni 3 .-l %■> ardentes roulaient dans ieur orbile, protégées par ili s i ils pressés i^i des sourcils d'un noir d'ebéne. BîpoH portait à ses oreilles des
I ;les en acier, pieux <i nnii<me présent de sa dévote et
vieille mère, ni ks avait fait bénir par l'évÊ me de But celnne; et sur ses lu-as nus se voyaient, d'un coié, le mol îndepenéêttcid) de l'autre, tatoue nver île la poudre plis*séê entre cuir ei choir, un saitii-^ iieremeut entouré île sa gloire figurée par des rayons rouges. Le tout était curieux et effiaviini â observer, je vous jure: le tout rappelai! â merveille un de ces intrépides flibustiers dont les historiens du moyen âge nous ont kail de si dramatiques por-
'ï;ii<>.
— Garait, c'est moi, dit-îl en arrivant, c'est moi, enfants. Le convoi passera après-demain au col de de
neuf .i dix heures; trente-six muleb ileux voitures, il nue
chariots, huit cents hommes de troupes, un colonel, deux cent mille francs.
— Rien raconté, dit Pnjul. — Pedro, va prévenir lii.irh'. Heppu , vole au-devant du brave Sa le las, Tiiomtis, cours vers bardas. Soyez tons de retour à minuit 4 la Cruz-del-Sol ., ou l'affaire esi manquée. lïu attendant, envoyez ce bambin, cl cpi'i] tienne compagnie à ses camarades.
On se mettait en devoir de relever le malheureux, dont l'agonie était si lenle et si douloureuse, quand EkîpoH, en Laissa ni li tête pour voir de quoi il s'agissait :
— Cummenti loi ici? s'écria-l-ih ei iju'y fais-tu?
— Bêlas! je vais êlrc pendu.
— * Pourquoi?
— Snii Altesse h- capitaine m'accuse d'être un espion,
— Et lu ne Tes pas?
— Je mendie* et je viens de Banyuls-del-Mar.
— Ouï , on *m*a dit que to t'y étais volontairement exile.
PÏÏJOL, CHEF M. MIQÏÏEIETS,
Tu connais donc ce bambin ? dit l'uji.)! ft son lieutenant.
— Tu connais donc ce kimbin? dit frijul n son limite* liant.
— Si je le connais, je le croîs uarbku bien ! C'est à lui que je dois la vie; sans lui. je n mirais pas le plaisir Je viras serrer la main aujourd'hui A vous tous, mes braves
riini}ig£iH>[lS.
— Conte-nous cela*
— C'est court* Vous savez que dans une de nos derme" res affaires, près de Barcelonnetie, quand j'appartenais en-
:e au moine ftldej, nous fumes dispersée; je vous perdis de vue. on m'arrêta, on me reconnut,, je fus juçè â Alatara et condamné a la corde. J'attendais rheiire fatale en sifflant cl en pensant â vous dans ma prison lois |i drôle, en venin I nettoyer mon cnrli^t. Laissa tomber i\ mes meds um; lime et une petite scie. IVuit heures après je fus libre. Maïs j'y pense, vous n'ignora pas cela, companero
— Nous ne savions pas que ce fût cet honnête coquin*
— C'est lui !
— Qu'on le délie donc et qu'il soit des nôtres. As-tu dn coeur ï
— Voyez, je tremblais diablement Loin à L'heure; mais je m'y ferai, on dît que ça s'apprend,
— Les occasions "< l le manqueront pas. Allons, mange un morceau avec celui nue tu as sauve et qui le saute à son tour. Voila du pain» île l'ail, un bel oignon, dépêches vous, et en route.
— Que le ciel vous récompense de vos bienfaits !
— Laisse le ciel Iran qui Ile Là-hauL Qu'il ne s'occupe pas plus de nous que nous de lui, et su ri oui plus de cantiques, entends-tu? â moins que tu ne les adresses à Satan*
— Cela sérail bien impie.
— L'impiété est noire religion, mois petit chérubin, Tu feras comme nous tous, il n'y a pas d'exception parmi les soldais de PujoL Tiens, voici une escopette, des halles, de la pi nuire; je le prête ce poignard, tâche de me le rendre ditnic du la Cause que nous défendons, Maniions maintenant. Je vois nos camarades de la montagne qui se réu-
ŒUVRES DE JACQUES k\\
Dissent; hicmiût nous serons pi ;s d'eux; en descendant entonnons Le cantique de h liberté. Une antre fois ce sen le saint cantique du démon.
Enfants, c'est h voix du tonnerre, ijm l «os J'espace rebo dit.
i l'i i es .ni rrel
Os! fa le concert du bandit!
A lïrfair qui pétille, À la (lamine <{ni brille, ni Juvons le port; Ni rouans Icmtc menace, fifaingtiona !.-iiji-ur> il- place,
\ t d tu m un il, c'est |;i mort,
Si t là-bas, dans la riche plaine, Glissent tartanes el gatgg i Corjuui" dti tigres ho i*s d' haleine, J mu impies lions nous élançons,
Qu'importe la jauucsse?
Qu'importe fa vhnllestef
PiU'Iuiit coule h* !-;:ng;
Contre tu«tc poilriti
(lue untre ci ru bine
Se rue en frémissant
Les va 1 1 s , les lou ih il loi i > , h i
L/:iV:i|iui-||r iu% ml.i^I.-s iVHIS.
Le fracflj du monl qui chancelle, Nous trouvent calmai cl serein Que te monde a'dcrou le, Qu'il se lni>-: j et qu'il roule l.i us Ut vide ciiipni'ié.
N «m, d'une vois sonate, ficus pon«aeroDa encore lu cri de liberté 1
LES, ÛlîAflOS-
Le chemin était tortueux, rocailleux, difiicile, et les pieds nus des sauvages gitauos le parcouraient s^ns parai* trp en éprouver la imùndre dou!ci , r >rM iïi;ib "Inde A courses aventureuses à travers le* montagnes les avait durcls ii cuirassés. La au eur missel ail sur leurs fronts, mais une sueur acre, blanchâtre, traçant de larges rigoles sur leur peau liasiiitL-c, lies poil ri nés vdues et haletantes s'agitaient par soubresauts, et les jarrets nerveux accus-sien t, parleurs muscles en saillie, unede ces natures privilégiées qui ne deinandr.nl qu'une lutte perpétuelle contre toutes les vicissitudes de la vie de menniani nomade.
[]s venaient di Bialsgft, sur r extrémité méridionale de L'Espagne et ils allaient sans doute au fond de la Norvège; ear ces hommes. voycî-vous< Lorsqu'une fuis ils se sonl mis en route, sans but précis* ne s'arrêtent *\ ne •|tiand la terre leur fait défattl La vie du g j la no pur san# est une vie de mouvement et de secousses. Il ne trébuche même pas, lui, au?L ides que vous avez peine A gravir* Le vrai jjitauu ne l'.j'i si. ai comme les outres hommes: il ne man pas, il ne dort pas comme eus. Vous cherchez p- ni vn-is reposer un lieu chaud m hiver, frais en été, propre, oti v.nis soyez â Taise, où l'air vous arrive pur et limpide, tiède il parfumé; lui, le bohémien, semble choisir de préférence le gîte dont l'aspeci seul Fait reculer d'horreur, Presque toujours c'est une grotte naturelle, un éboulement, le caprice d un hloc de granit ouvrant ses larges lianes par suiie d'n i- >m motion si i mine, Point de végétation autour, point de mousse, point d'eau. Le siiaiio ne mange* raîî pcuuétre pas sil ne lui en coûtait rien pour te procurer sa nourriture, et il ne tiendrait fins tant â son or, à
son i i son âne, s'il ne II s avait pas volés. Le tanodtgnede ce nom s'abrite dans sa ni .mfiie
vous vous abritez sous le voile le plus sain et le plus commode. Les i races d'un animal immonde soûl là, h- bohémien tche là sans pousser du pied ce uni aurait dû l'éloigner avec d . Oh! ne rdez que de loin l'ai; fnviH-iti;' du gitane, r;ir il y a péril poor vous a vous en appracher de trop prés. Ce ont Les p as re-
poussants a™ In ma es les uns sur les a les
ans des autres, el qui, s'ils trouvent p r rd une ■■ «I facile, font '-uns,- commune alors el s'élanc n hir et i ai eu un
clin d'ϔl votre endolori. Vite, vite, cherc sens
i i une ■ n limpide et profond n voua purifier, car cette lèpre ardente qui ronge le gUano sans labatii sans le fa liguer, sans qu'il y songé, ne vous laissera vous, nî trêve ni repos, efl s iberei a La Unie.
J'ai u an gît n i jui se plaisaii assez a changer de cl
mise une fois chaque irimi l£h bien homme ex*
cejiiiojinc] devint le méprisai n ides; on le conspua,
i le chasBa. Forcé de renoncer â de bohémien, il se
lit voleur » et il y gagna quelque chose, car il mourut sur une nolenee, en plein air, pouvant respirer a l'aise jusqu'à
u dernier soupir,
Je vous .-i di t que le gitane avait uSlne pour ci m
de ses courses; ceci est presque une vérité g< le. Le ta no qui a ramasse, en disant la hou ne aventure dans les villages, ou eu volant el troquant les objets vol d'argent pour acheter un âne, ne s'en fait pas faute, et ils
ni ensemble, côte âeôte, comme ■!■ ux vrais amis de vaeabondage. Lis ni enseml li sent de iNmces
et nonnes rhoses, ils se caressent, ils se racontent leur vie passée; et, si par hasard le chemin i|iuls ont à parcourir est long encore! si le sommeil i saisi W m-.iiis Intelligent -les deus piétons, je veux dire le gitano, celui-ci fait un saut et si 1 bisse sur sa montme. Sa bride esl une corde de dix bru 'i moins, et le cavalier i qui ta tient de h main gauche, ne se place qu'à l'extrémité du baudet, tout à hir i l* extrémité, -i la naissance de La queue, sans qu'il soi! posai» ble '<* comprendre ei^ttimenton peut s j tenu en éqnilil
Ainsi huche, ses yeux se ferment petit à petit, sa bouche fétide se colore de l.i h.iJîve notre du tabac qu'il cesse alors de mâcher; il murmure, entrecoupée d hoquets, une romain*- catalane nu uidalouse; sa têie va d'un ci de l'autre selon le pas du camarade oublié, et la mute se franchît, el l'âne s'arrête quand il sent que la Uchea *>\* lourde» Alors fr <\v* rouvre les yeux .il bâille, étend bras, voit que le jour baisse, se il n'a pas mai-
attache s m ami i un \ \ de p irte ou a un banc érédîliiin . jse dans une grange voisine ou le long des m
iso! is du village ou il a fait halte, a son
couteau enfermé d ma sa gaine de cuir, en arme sa main im ;ni passage un coq imprudent nu un chai étourdi qui guettait a son tuur une victime.
Lni nuit arrive, tout do I aux alentours, ei le voyageur remarque, sur le coteau voisin, un feu brillant éclair m tVs- I ce. C'esl le giti (ni soupe*
Le costume du gitane est varié, maïs seulement dans ses accessoires. Jamais "ii nu vu un de ces hommes e*rvption> nets en habit, en redingote, en înauieau, en souliers, Il Lui faut, à lui, une couverture de laine pour s'abriter c nt e La pluie nu contre la rigueur de rhrti Cette couverture moiste t jaune et trouée, est aussi son meuble principal ni et il piTlnuil ijue ne -(ui |> r centre !•■ froid prulége
aussi contre la chaleur. L > tête du i^iiano, où se et
s'entrelacent en tous sensd épais el longs che^ux, i^tcoifi ni '.[ d'un chapeau à larges bords, tantôt d'un bonnel rouge descendant jusque sur le poitrail, m- is le plus souvent d'un mouchoir ou d'un morceau da linge snle ci gras,
ié à imi! hasard devant, derrière on si II ■*
toujours des boucles d'oreilles en or ou en laiton; il ce doit pas se faire la barbej mais il ne porte jamais de raoustach< ses favoris se croîsenl près jue s m ■ ■ menton cl ga dent
tout" li largeur que leur do la nature; une enem
cmi. épaules i ■ toraux, el des culottes u\ ve*
l m i !>4 deso nd rent ses reins i
l'aide <h boutonsde J"is ou d'os, entrant dans deux hou-