‹ Œuvres illustrées de Jacques AragoChapitre 54 sur 82 · OASIS · texte numérisé non relu

OASIS

Quoique ce chapitre, dont j'ouvre à mes lecteurs la première page, ne so il point par fait émeut soudé an drame intime quo'j'ai piiiiuis, il ma semblé que j'aurais tort de k mettre de colé, puisqu'il peint les mœurs, à peu pi exceptionnelles, de cette partie du Portugal qui a joue un si grand rôle dans les annales du monde.

Le caractère des peuples ne se dessine jamais dans le calme des cités, il faut des époques fiévreuses pour qu'il se montre tel qu'il est; et les jours que nous ira verserons, dans le cours de celle histoire, lions viendront merveilleusement en aide pour nous empêcher de nous égarer.

Gardez- vous de croire, cependant, que le Portugal se reflétai tout entier dans ks tableaux de la vallée lusitanienne où nous allons vous conduire.

La guerre impose de dures nécessités; celle que l'on se faisait alors était cruelle, désastreuse, impie, cl l'on trouvait peu de ruisseaux qui ne fussent point rougis du sang des deux partis.

Une oasis dans le Sahara délasse le pèlerin de ses longues courses à travers les sables brûlants et sous les soufflets du simoun dévoratenr.

Plan tous notre tente dans la vallée des Hoses, et oublions que le canon cl PcsconnUc grondent autour de nous. La lugubre musique des champs 0> lia taille n'a point nos sympathies, et nous marquons d'une croix blanche les jours qui se lèvent sans éclairs, les nuits où h foudie sarde te silence.

Kous snmms dans nu magnifique enclos, Imit pailleté de Heurs, tout embaumé de parfums, tout peuplé de se»

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