LE DUC D'AIMÉ IDA
rins déserteurs des Canaries, et de p.i pillons uacivs, muges, bleus, diaphanes, vol tirant çà et là :
a, Libres et heureux,
car 1,1 lïlii'iV- eVst le bonheur!
Si, dans le calme de la nuit, vous écouliez ce concert liarmonienx du ciel et de la lerre, qui vous berce et vous
endort â sa musique divine, vous pournCî entend m. |> ■
fie u que l.i brise vint de l'ouest, le roulement des Ilots allan tiques se brisant sut- les roi-lii^ n-inv> h pi-liVs qui emprisonnent ceih 1 |i.n-cï>- du Portugal, et appui-h-ni *\\\ mniel'ii aveiiiwmetils et des menace-.
Le fiuid du paysage est dominé par un mamelon pittoresque meni lui Lie, .sur lequel 11 ut Le, att gré de la brise, le pavillon uVs Kr.ïiMiice. nus du pays et empereurs du Brésil» dont ils feront bientôt la mère patrie.
A droite s'étalent toujours vertes, de magnifiques plantalions d'orangers, de figuiers onctueux et balsamiques.
A gauche, sur le premier plan, vous voyez une fazenda on au . autour de laquelle serpente la vigne paresseuse, ou pendent encore des grappes tentatrices, réjouissant le regard, comme tout ce qui dit le bien-être, h m -nn es se et la vie*
Le pl.iHii. l'aïuné de ses courses â travers les Alçarvcs, peut ><■ reposer sans crainte dans la l'uwmfa. soumise aux ordres d'une femme alerte et réjouie, taisant bon accueil i'i tout visiteur, riche ou pauvre, manant oiigciiLilEuuniïie, pourvu qu'il porte sur sa figure un caractère de franchise cl de probité*
L'éch - de cetle délicieuse valide a deûï répété les fou-
1 1 1 1 iy .-Li 1 1 1 ■-- cnl'ies -lu ean si de la oïousqueterie, se rc-
percutant jusqu'à la Scnora-del-Pilar, dont la sainte chapelle <^t visitée par les jeunes mmmrmix et tes belles amoureuses *U-^ environs, et qui n'a pas encore vu la guerre dépouiller ses bosquets, respectés également par les guérillas dont h 1 Portugal esl sillonné en ce moment.
Viiici le jour, voici la vîe; Les sueurs du sol montent à urf.no réveillent le peuple aile nue vous voy« se jouant au milieu de ta chevelure des arbres, qui leur sut i!c llii- pour la juif' et pour les am ■ s l i s. . ^ . Puis arrive un essaim ne jeunes Miettes a jn-n pi*-s vêtues de leur eapu légère el de leur nuis d'or. Après elles accourt le troupeau fini ya ni déjeunes gens a f'cspnrdilfeauj pieds, é la castngnetteaux mains, courant se rafraîchir au ruisseau bavard, richesse étemelle el m «vante des prairies qu'il visitei consolateur à voir, . . i doux à étudier, surtout si vous pi ries votre pensée vers !<■* bourgs tes villages, les grandes cîlès du royaume, nu l'un tue, mi IV b au-
j'uird'Juu, lu. s femmes, enfants et vieillards, innocentes viclimes d'une guerre désastreuse et prrieidè 1 .
L'enclos n'esl plus un désert avec son silence el son recueillement, garçons et flllcitcs vont aux champs, ti la ij h se, duul • . cun veut v s • pari, un ciu-euu joue
un rôle intime au sein de la foule enivrée ; les regards se croisent et se comprennent ; les demi-paroles complètent une pensée, Les mai us se trouvent et se pressent, comme si elles ne s'étaient point cherchées, les coquettes qu'elles sont.*, el les segadillcs commencent sons Ses refrains les plu* provocateurs*..
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