‹ Œuvres illustrées de Jacques AragoChapitre 59 sur 82 · I..'- si aliments les plus violents son! ci eiï dont on ne · texte numérisé non relu

I..'- si aliments les plus violents son! ci eiï dont on ne

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ŒUVRES DE JACQUES MtÀGO,

connnit point parfaiieTueoi la cause. Quand on ignore pourquoi l'on lia il on pourquoi l'on aime, on trouve il."! ii -i tout des motifs de répulsion on de tendresse, ci le doute est un aiguillon qui vous suit î In piste sans que nul effort puisse vous sauver de sa déchirure. Comment v^ulez-vons combattre re que vous ne ciuinnissez |«.is . ce que vous ne voyez pas? Frapper dans le vide, c'est se fatiguer Sci us résultat, el fierre Donnerai s'épuisait en recherches s ter 11 es, ne comprenant qu'une seule chose.*, un châtiment â infliger an comte dû Pinio.

— Tu sais qu'il est arrivé? dit le due d'ALméida en entrant dans le salon.

— Oui* monsieur te dm-, répondit Bonueval, qui aurait voulu ce secret (mur lui seul,

— C'est un immense bonheur et un grand malheur a l;> fois.

— Le bonheur, je ne le vois guère, monsieur le duc; quant au malheur, je ferai mes efforts pour l'éloigner, el je serai peut-être pins favorise que je ne l'ai été â Coïmbre.

— Ile qui me [laite-lu '! tlriria i d:i |q 'lin- avec sur roe.

— De (|»i monsieur le 'lue veut- H parler? répondit le sergent, qui craignait d'avoir été trop loin dans sa conAdence.

— Tu os donc nn autre secret à me révéler? Parle, je le l'ordonne!

— Je croyais que monsieur le duc avait appris l'arrivée dit comte de Pinto»

— C'est lut 1 c'est doue Lui ï s'écria d'Alméida en se Frappant le front; cet homme porte avec lui mon anathème.

— 13 et homme ne nous échappera pas» monsieur le duc, et je me charge du châtiment,

— Mais est-ce de lui que lu voulais parler?

— Oui, monsieur le dm, répondit Bonnevaj avec nu mouvement d'hésitation qui lit tressaillir d'Alméida,

— Pourquoi. i.'u me remettant la lettre, Plorida ne m*a- K'ilc n.'is dit que Pinto loi -même l'avait apportée?

— Elle l'ignorait peut-être.

— Je ne I ignorais pas, memsîeurlc due. dit Plorida, qui avait entendu la question de son maître; mais quand j'apprends une mauv;uvp nouvelle, je la garde pour ffioî seule, et je cache mes inquiétudes â tous ceux que j'aime.

— Tuas eu ton. Plorida; et je devais être le premii r â connaître l'arrivée de Philo à Paris. V est-il venu seul?

— Je n'ai vu rinc lui, répliqua Honda, et j'ai même eu quelque peine à le reconnaître sous son déguisement-

— Ou est-il? où logc-ML ? Tu las suivi t Pierre?

— (Jnaiid je me suis mis d sa poursuite, il avait de l'avance sur moi -, mais que monsieur le duc se rassure, je Le retrouverai, je saurai où il se cache, el je le cacherai alors si bien moi*inéinc, qu'il n'entendra guère la voix des iïvanls.

— ïïVt-il pas laissé tomber quelques paroles sur les motifs de son voyage à Pari.sï demanda le duc en s'adressa nt à Plorida.

— Pas une seule t monsieur le due; il m'a remis la lettre et il est parti,

— C'est bien; vous garderez le silence auprès de m.iuame la duchesse : il ne lant pas l'attrister eu parlant d'un 1 1 « m ri i e * ] 1 1 VI 1 1? 1 1 ié u ri - e . . . Vous n i en l c 1 1 dez ?

— Oui, monsieur le dur,

— T»i t Pierre, lu veilleras sur les démarches de ce ru i semble» ei si tu parviens â découvrir sa retraite, In me préviendras sur-le-champ.

— Monsieur le duc. répondit Pierre avec une respi tueuse fermeté, il esl «tes cas où la désobéissance est un devoir. Vous ■ déjà opposé votre noble poitrine a

celle d'un Pînto; ce combat inégal ne doit pas se renouveler h et vous comprendriez ma résistance a vos veloutés, si vous saviez com bien j'ai souffert lorsque, les bras croisés, j'ai vu son épée se mesurer contre La voire. Le comte

de l'ini cqqiai tient, monsieur le duc, je nevcuitedon-

ner à personne, pas méi vous, mon maître, mon protecteur. In mi île mou brave capitaine,

La due d'Almëida tressaillit; Pierre se repenti I d'avoir réveillé des souvenirs pénibles; mais le coup avail > porté, un pas rétrograde était impossible. Boiinevd rom-

pit le premier le silence qui suivit l'imprudente parole qu'il venait de prononcer,

— .le sais bien que monsieur le due a l'Ame trop élevée pour confier i d'autres qu'a lui-même le soin de sa vengeance; aussi uViee pas ce que j'implore de sa bonté; mais, mot également, j'ai été ontrag |>ar ce misérable; et puisque mon capitaine est mon sans pouvoir châtier le crime du comte ai Pi nia 4 son égard, c'est à moi, sergenl

■ rvinli ilolemieu, qu'appartient ce droii que uni ne peut m'en lever sans en vouloir à mon honneur,

— Prends-y garde répondit Leduc eu attachant un rc. ffard scrutateur sur le paie visage de sa femme qui venait d'entrer; prends-y garde, Pierre; ce crime que tu reproches au comte, je rai également commis. Si Pieu faisait un miracle eu faveur de liotomien, si ce jeune 1mm me brave el confiant revenait parmi nous, il Keraîl forcé de me demander raison d'un amour que je n'ai pu vaincre et qui ne s'éteindra qtt'hvcc ma vie.

Julie liL ti n mouvement pour &e rapprocher de snn mari; elle saisit affectueusement la main uAlméidn. li mine par de mortelles inquiétudes, le duc vit dans o este, non point un pardon accordé, mais nu pardon à obtenir, et

traits, ordinairement calmes ci bi vrillants, prirent une

gravite mélancolique, dont la duchesse et Pierre furent profonde m eut itl ris les.

Le sergent seul pouvait essayer la justification de son m.-iitrc; it de va il la donner &au> ménagement; et, avec sa franchise de soldat, iJ l'entreprit hardiment.

— Vous, monsieur le duc, dii-il, sans cesser de regarder madame d'Alméida, non-seulement vous n'êtes pas coupable, mais vous avez été le martyr de eu amour. Vouî l'avez longtemps enfermé dans voire sein, qu'il hrula.il ainsi qu'un charbon ardent; vous vous êtes reproché comme une bonté ce qui n'était qu'une douleur : vous ayez souffert comme ai vous étiez criminel. Votre front se ridait comme si le remords pesait sur lui, et vos torturés étaient d'autant plus poignantes que vous ne pou* viez tes confier à personnel-, Seul j' b tes ai comprises, monsieur le duc, et seul aussi je vous ai excepté de ta haine que m'inspirent les Portugais qui ont tue LmUuniuu ; seul aussi vous avez mérité cette douce affection qui vous console dans votre exil.

D'Alméida garda un silence qui semtilail approuver les paroles de Pierre; d'abondantes larmes mouillaient les paupières de In duchesse, qui reprit, après s*étre un mo-

jit recueillie :

— III i bien ! monsii ar le dur. dit-elle de sa vois ta plus

persuasive, i aussi, j'ai ^t â Coïmbré les an^Uses qui

vous dévoraient, moi aussi j'ai connu en Portugal ecl amour que vous cachiez alors avec une si courageuse résN

atïon, et -I iiii vous avez reçu le prix sans que votre bouche l'ait jamais imploré; à ma tendresse pour vous se joint un sentiment de reconnaissance qui m'accompagnera dans la tombe, el i 1 ' vous aime plus enenre peut-être â cause de vus souffrances passées que de mon bon heur présent,

Le remède â vos inquiétudes, je l'ignore, j'avoue même qui' je ne le cherche pas; vous êtes jaloux, monsieur te duc; vous l'êtes de cette jalousie vague qui n'est pas mi oulra-v> maïs une preuve d'affection; vous ne t'êtes de personne parée que vous l eies de tout le monde, el je ne vous plains pas de cette jalousie, parce que votre gnérisou esi en moi, parce qu'elle est dans ma vie d'amour et de dévouement.

Un mot seul venait d'ouvrir an duc nue éternité de délices: c'était la première lus que h' moi amour s'échappait des lèvres de sa femme, er, pendant nu instant du moins, il oublia la lelLre fatale qu'il avait reine.

Comment remercier madame la duchesse? Il avait épuisé imiili elle [mues les ressources de si m imagination, toutes

les délicatesses de son âme; -u si. s'adressum a J ! l'val

dont la franchise avait amené cette explication :

Tu étais r intendant, lui dit-il, lu seras pour moi

un -mi dont j'ai \u drmt de réclamer un service... Tu ac-

ceptes ?

— I7esl | -ih-,

— Jure-le-moi.

le ï*lm: d'àlméida,

' A -Bj Uc £

JMomîeu se trouva en sa présente, (Pige 44.)

— Moniteur Mac ne peut rien demander qui ne soit juste ci noble.*. Je jure,

— Tu is, <l. s ce jour, dix mille livres de rente, -Pincé! dit le sergent, Foire amitié monsieur le

une» était une trop grande récompense, vous avez vuulu on diminuer le prix.,. Est-ce qu'il n'y a pas moyen de ... tirer ma parole'.' * J

— Pierre, voîcî ma main,

— Uh ! merci, monsieur m duc, dit Bonne val en la n»uvrant de baser», merci; maintenant j'accepte de bon eœnr les *iix mille livres, je suis Lhi <| U ï < ?n profilera.

— Qui doue, Pierre? demanda la duchesse Vnne vois j-ivs | ne enjouée en s'appuyant sur lu bras de son mari,

— Obi madame le ^iit U\< n aussi, répondit BonneVal; test ine jeune tille que je croîs avoir convertie a la nueiite»

— Eh bien ! nous ferons ta noce dans mon Lùtel dil le duc P et je me charge do la corbeille.

— IM ■ regarda. n»pi i madame -l '.Mni-i f. vous id«

rninn / mem goût»

— Moi, me marier ! reprit Bonne val avec un mouvement de tête qui était ri h loi»; m m- crainte H une menace.,, Nnn. non; Je piege serait trop dangereux pour ['brida.. Je l'ai connue bien jeune, tout enfant ; elle escaladait les enclos des jardins de Coimhre pour dérober les pêches, les oranges et les Heurs- Je ne veux pas qu'elle s'expose aux mêmes caprices* cela serait trop sérieux aujourd'hui qu'elle n dïx-sep! .ins. Florida n'aime que b- Omît défendu ;

r s resterons gaiv-niv, ■• 1 1-- et moi. An! jiardon, madame,

poursuivit Bonne v;i|. (pli ;.|n-iv!it un lê^T xrinillon se poser sur les joues do l.i duchesse; pardon si je dérai-

S 6 : mais la joie est bavarde, je ne suis trop ce que je

dis. l'amitié de M. le duc m'a trouble Ja cervelle»

Florida entra dans le salon nù elle espérait trouver Pierre seul; mais, en apercevant Je duc et la duchesse, elle s'arréia pn s [tie sur la porte.

— PouiV|iinl celte timidité? demanda son maître, qui de non venu pensa aa comte,

^Je n'ai pas de crainte, répondit h jeune iilUsj je croyais que monsieur le dur et nui dame h duc liesse épient sortis, (H je venais rejoindra Pierre,

— Vous avez sans doute quelque confidence â f.iîrc ;i votre ami, Florida ? dit la duchesse.

— Kl vous seriei nichée de nous mettre dans le secret, ajouta le duc en fouillant dans h regard de la camériste.

— Eli Eden ! cela rrsl vi;ii . ilU Florida, qui regardait toul mensonge comme une lâcheté; je venais dire J Pierre que li personne.,, en question»»- vient de passer de van I l'hô* tel, <| ti 'elle a regardé un instant Les croisées, qu'elle est montée ensuite dans une voiture, ei nue Georges, qui s'est ■ i h î .-s â sa poursuite, l'a perdue du vue,

— Damnation ! dit le dur en abandonnant le bras de sa femme.

— Enfer ! s'écria Pierre avec un geste menaçant*

— Qu f esi<e donc? demanda la duchesse tremblante.

— Pierre, virus avec moi, poursuivit le dur eo se dirigeant vers la porte >in salon,

— Volontiers, monsieur le due.

Us disparurent.

Mon Dieu ! mon Pieu ! quel est donc le nouveau malheur qui nous menace? demanda la duchesse en s "adressai)! .1 Florida stupéfaite

— Comment 1 madame ne le sali pas?

— Mnis non ! Parle! parle vile*

— Yi. le comte de Fiuto est à Paris.

— Je n spire, il 11 li duchesse eu entrant dans ^on oratoire; c'esi nu n : i:i-v qui i'[isi i dos lôtes, mais U fe i* dre nViliiiera pas.

— Vovi pourtant combien un seul homme peut faire ■li^ mal, dit Florida en s 'étendant mollement sur un divan*. , Nous étions tmis heureux ici, excepté M. le due, excepté madame la duchesse, eiceptémnî neut-ùtre, cnrje ne suis pas aimée aillant que je le voudrais, et voiliï ce maudit comte qui VtOOl bouleverser riiûlel enfui'... Tuu> heureux] ai-JÉ» ait, Mnfc il n'y eu avait qu'un seul, c'était Pi rre, dont j'ai la faiblesse de raffoler , et ipii est trop sûr de moi pour m'uJmcr davantage... Allons* il faut que je fouette ce sang trop froid qui coule dans ses veines. Il faut que je le réveille â la jalousie, a celle passion qui nous agile jusqu'au fimd des eu! raille*, et le comte me viendra en aide... Certainement, Je reverrai U- comte, je saurai du moi demeure, il doit recevoir une lettre de moi, si je u 'ai pas le temps d'essayer sur Lui la puissance de mes yeux. Cesi cela, écrivons-lui., .

• Monsieur le ermite,

« Dïïmhre est bien loin de Paris, mais les souvenirs rapprochent les distances, et je n'ai pas oublié, moi, lis douces paroles qoe vous m'avez adressées alors que j'en devinais plus que je n'en comprenais le sens. Aujourd'hui. mon intelligence s'est développée; j'ai appris â voir, i penser svecle cœur, -le rêve souvent : c'est assez vous dire qu'il manque quelque chose à mon bonheur.

« Pourquoi donc élrs-vmis venu â Taris? Moi qui regrette mes orangers si l ■ mis. mes grenadiers si brillants, mes amii us amiî qui savaient *i bien aimer... »

J.ii piirte du salon s'ouvrit brusquement, Pierre Bonneval entra et s'arrêta sur le seuil, puis vint se placer prés de Florida, qui, feignant de ne pas l'avoir aperçu, continua sa lettre en disant les phrases â haute voix ;

— Monsieur le comte, un caprice ne peut être une passion, et je suis "if. due que vous me pardi muerez nue fauté dont je ne rue sens dej.i que trop punie. Où? quand i Vous savez que je n'aime pris attendre, »

Florida se leva... un -.mt'ilel kmth:i aur sa joue.

— Que tu es beau, Pierre! dit Florida, le en-ur |>nlpi< tant de joie.

— A qui cetlc lettre ? s'écria 11 on ne val bouillant de colère.

— Ta es magnifique, mon doux nmi ! frappe donc encore, si m \eux que je devienne fulle de bonheur.

— Parleras- tu 7 reprit Bonnevai, uni se contenait a peine et ne comprenait rien an calme de Florida.

Oui, je parlerai, poursuivit la camériste, oui, je par* (Tau Pierre, car je nage dans l'ivresse, car mes plus n rêves se réalisent, car tu es jaloux!

— Moi, jalon i : et de qui?

— De celui-là surtout ;i qui j'écrivoîs tout â l'heure, ou piuiùL de celui :i qui je faisais semblant d'écrire,

— Quel est cet homme V

— |]n insolent que tu méprises, que je liais, et qui s'etaii avise de croire que je pourrais le préférera toi, un noble qui n'a de noblesse ni dans la tête, ni dans le cœur,

— Le nommeras-tu t nûn?

— Pierre, l'amour, c'est la brise qui nasse, c'est Foiseau qui vole, c'est le ruisseau qui murmure; l'amour,

-i le calme d s nuits, c'esJ la tempête sur les finis et dans Finie; l'amour, c'est un regard, un baiser, un soutlel. un éventail, un poignard*

— LV v entai I, la tempête, l.i brise, ta caresse, le regard, le baiser, je souflet, c'est bien : mais le poignard, ça pique,

fait froid, je u"eu vi-nx pas, et jiï ne sais pourquoi In me parles de ces bêtises au lien de me nommer celui .«

qui lu écrivais toul à l'heur

— lu y reviens, Pïmv. r'cs\ bien, et maint nn il . ^ m ■ • tu as assez Lapé du pied et de la main, ;ï présent que je suis sûre de toî, je ne veui pins me taire; cet homme, ce séducteur, c'est Pintol

— Fini" ! s'écria Pierre Bonnevai d'une voîi strîdi ate.

— [«comte de PuHo, poursuivit Florida, dont lajoïe débordait, et qui se it â jamais heureuse dans ï ivenir.

— Piul.i n'a-t'i] point reparu prés de l'hôtel : dit Pierre Bonnevai, qui ne songeait pas à demander grâce dé sa violence.

— Non, m on ami.

— Plains-moi, il a change de demeure je virus d'en acquér r la preuve,

— 1. 1 1 1 je le trouverai, Pierre, je lui dois trop de bonheur pour qu'il m'échappe!... Je l'en supplie donc, lais moi faire ; le cœur d'une jeune fille qui veut être imée a de* ressources inépuisaMes ; je trouverai cet homme et pour ajouter quelque chose à mon intelligence, permets

que je t'embrasse, Pierre ; i i premier i r doit être

un sentiment de gratitude... Tiens, tiens, et au revoir

Florida se prît a fredonner un boléro, à rajuster ses cheveux tressés ;ï In mode andalouse, h feignit la surprise en - s -|" rcevant Bonnevai, donl l'uni pénétrant devina, siaion une perildie, niais une ruse qu'on voulait lui cacher.

l'ius il étudiait cette nature délave, contre laquelle il se tenait en garde, plus h- m rgent redoutait d'en devenir la proie* Quand mi a été vaincu sans combattre, la défaite

CSl naturelle; mais quand on StICCOmbe après une Jnite

obstinée, on se seul humilié doublement, parce [ju'on rettmnail un vainqueur, alors qu'on aurail voulu dominer soi-même,

— yue faisais-tu là? dit Bonnevai, d'une voix presque enjouée et en relevant sa moustache, â labels camérisl

'— ,le | u usais i toi, Pierre, répondit Florida d'un ton

— Rien qu'à moi?

— Fi â moi aussi, dit la Portugaise en s'approehaut de Pierre, qui recula d'un pas pour avoir plus de force contre la séduction,

— Il m".i semblé, poursuivit le -ni, que lu èlais en face de ce balcon, H que tu suivais d'un œil inquiet un homme fuyant comme nu voleur, et se glissant comme une vipère â travers les charmilles.

—Tu as lui m vu, répondit la came ri sic, qui connaissait déjà le poids de La main de Bonnevai, et qui nqienclanl irovo | naît une second r épreuve.*. C'était nu boni me, un i nnme jeune et beau, jeu i riche, jeune d généreux.

— Pour qui venait-il? demanda l'intendant du duc, qui voyait une bravade dans les paroles de Plori l

— [1 venait pour moi, ivpoitdilia Portugaise.

— Alors, cela ne nie regarde poa, dit Pierre avec un sourire déd ign eux, mais où le dépit dominaii.

— Ah! voilà ce qui me Cïche, s'éciîa la camérisl ■ impatientée d'une froideur qu'elle croyait vraie; car eniin

LE DUC D'ÀLMKIDA.

jii dix-sept ans sonnés. |e suis jolie à damner tous 1rs amoureux écondu ils; les jours el I mai nés courent sur vous comme sur moi, el il serait tempa que noua prission;

noire cour deux mains pour luliefrcontre les années, qui no du en nentj hélas! qu'avec trop de rapidité. — Moi, ton mari! toî p ma femme 1 Allons doncl no os rderions pas â nous en repentir l'un el L'autre.*, loi, i que m m'aimes troc; moi, ] trie que je ne t'aime pas a ■-■ .■■ Mai e, poursuivi i-it d'un ton plus sévère, vi ;»vca dit tout à l'heure que vousétieï libre; ion venez- vo

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