I- ^sjiéranre M. Rouviere aux prises avec un de
i ■. clou la blés quadrupèdes, et qui aï assisté à cette scène terrible ou deux cadavres, celui du Cnfre et celui du lion restèrent seuls sur la place Je suis porté a croire que le lion lu 1 se jette sur lo cheval que parce que celui-ci uOrc une chair à dévorer, el que si l'Arabe était nu ainsi que lo Cafre, C*cst sur l'Arabe d'abord que le redoutable monarque du déserl planterait ses griffes et ses dents, La cruauté a aussi son intelligence, et la bête voraca n ignore Point que ce n'es! point sous une ruade île coursier tremblant qu'elle succombera.
yu.uj'l l'histoire des passions des hommes esl si difficile
â éelaircir. répondez avpc certitude des moeurs et des h bitndes des animaux sauvages >|iie vous ne pouvez étudier que la tance au poing ou derrière les barreaux épais d'une cajje de fer v Demandez donc â ce lion a (Ta tué s'il s*amusi faire un chois d.nisce camp arabe qu'il vient de surprendre au milieu de son sommeil, et si tout ce qui est à portée de ses ongles ou de sa mflchoiren'esl pas impitoyablement broyé* Non, non, nul n'est privilégié as os le massacre d'un M -n irrité; finis ou faibles, grands ou petits, jeunes ou viens, linmmes ou coursiers, saisis ri la gorge, aux 11 au poitrail, crient, tombent et meurent,
I ■ lion .1 | ..V par là, et le lion, c'est la foudre,
Lu Asie, el dans Je Bengale surtout, la chasse au lion eM chose autrement terrifiante quelle ne l'est en Afrique, La-bas on oppose â ce maître puissant et redouté un ennemi docile, appris. u s. , brave, terrible
lie n 'est plus maintenant j l'homme armé de ses dards démêlés et de grands pistolets que s'attaque le lion surpris au milieu de sou sommeil ou traqué dans les i m mens rizeries qu'il cho tfiil L'ordinaire pour sa moelleux retraite. C'est à L'éléphant, au colosse qui n sa trompe pour lancer à raîr, et ses redoutables défenses pour éventrer; c'est l'éléphant, qui no demande pas mieux que de corn bal tro alors qu'on aiguillonne son imour-propre, el qui se fait un plaisir d'obéir au cornac dont 1 1 voix seule anime soi» cou, rage. Certes, les ongles du lion sont liguset rudes, eerl<
- dénis sont fortes et acérées, sa mâchoire élivkn m te
m me un étau, et ses mouvements rapides et élastiques comme le jeu d'une fusée; mais ii se lasse aussi ;i la peine, il s'épuise eu stérile* tentatives, m efforts infructueux; il rugit, il bave une écume verdâ Ire; chacun d iv^uds esl un éclair, chacun de ses rugissements un roulement de
i nerre, Il creuse profondément le sol, il se crispe, il se tord contre la masse énorme qu'il ne peul ébranler, el sur laquelle il se rue sans relâche. Mais, terrible dans son calme, l'éléphant esl lé presque Immobile ou ne piétinant
uue sur place, tournant et pivotant | 'éviter les Mises
ue s" ii igîle adversaire, sou filant a l'air de bruyantes aspirations pareilles au sifflement d'une pompe >\ vapeur, pesanl da toute sa force sur le sol affaisse, dans l'espoir a étouffer son ennemi sou, ses | ieds de géant, C'est qu'alors, voyez- voua, ils sont en présence l'un de l'autre, les deux vrais rois du monde, les lieux monarques des déserts L'attente il" s combattants esl chaude; ■! mis la chute de celui-ci il y aura plus de honte et de rage que de regrets et de remords; dans le triomphe de celui-là, il y aura plus d'orgueil que de gloire. Ils lo savent, et voilà pourquoi ils hc se quitteront plu- désormais qu'il n'y ait un
tavre ;ï u rre proclamant une omnipotence debout, El pendant que la lotir» du lion et de réléphanl est si vin. meut en -, pendant qui* do lianes ouverts des terrîbl jouteurs s'échappent des 11. u s de sang noir et épais, les chasseurs indiens, solidement assis sur le plus colossal el le plus docile il- i ; Ladi'tinédes, vieuneni en aide :i leur ami, et jouent vigoureusement du poignard chaque lois que le lion se trouve à leur portée»
Souvent même quelques hommes i pied, bardés d'acier sur les cuissi el sur la poitrine, s'approchenl du lion furieux, L'attaquent â face de leurs tridents, de leurs glaives et de leurs pistolets, et disputent à réléphanl la gloire de L'abattre.
A la bonne heure, dis jeux finumès de la sorte! A la bonne heure, des délassements ardents et variés qui occu* 1 1 ni la vie, parce que la vie y occupe elle-même le principal rôle! Là est le drame de» voy-u^urs, là est la plus d mee récompense des explorateurs européens qui savent qu'ils u'ont quitté leur : |ue | our assistera des s< m uns mesquines que celles qui les assiègent dans leur existence de quiétude et de monotonie* Ah ! c'est que I ludoustan est autrement taillé que nos contrées naines, ou les arbres se dressent honteux ru m me de faibles ai bustes,
ou nos rivières sont des rigoles sans colère. ■ plus
luiutes montagnes semblent doucement poiséi - *ut le sol. Qu'est-ce que le mont Blanc! Me voici a coté du Dawalakery. t'iou n mis de l'harmonie dans N 1 iimnde t et le lion, le rhinocéros, le li^rc ut l'éléphant devaient peupler les profond! lëes et tes 11 mes ténébreui de t'Ûvmaiaya.
CHASSES AUX BÉTES FÉROCES
CHASSE AU crocodile
NOTICE
M y a ilt j s mots et des noms qu'on n'écrit qu'avec repu* gnance ri ùV^où,l. Les Lettres des substantifs crapaud, ser* peut, hippuuolamr, crocodile, rue font mal a tracer : ït me semble y voir quelque r-hose deçiuanl H de •■•! itineui ^ ■ 1 1 m'irrite et me donne des naus. Mon domestique Mupues, dont je vous ni parlé dans mes voyages, me dh un jour, dans sa naïveté Je brute : « Ali F numsieur Ârago,ja ne me consolerais jamais d'être avalé par un caïman. 1 Dieu sait pourtant si le crocodile eût voulu de lui L L
i!e monstrueux et redoutable amphibie a Le corps revêtu de plaques écaillcuses carrelées, disposées sur des blindes transversales, Plusieurs carènes loRgEiudîn des sur te d ia augmentent eu hauteur vers la queue, qui est comprimée, et ou elles forment d'abord une double crête dentelée, et, plus loin, une seule jusqu'à son extrémité. La télé esl aplatie, In gueule défendue par des den ta crochues, nombreuses et serrées, el la langui- h s-courte esl ai Lâchée
près | inticrement à la mâcltoïre inférieure. Il chemine
el nage iï l'-iulr de quatre pieds trapus dont les antérieurs oui cinq doigts el tes postérieurs quatre, palmes on 1 demi palmés, les trois doigts inférieurs de chaque ]>i»l spnl seuls pourvus d'ongles»
Les rim odiles sont, comme \ini- I- Lien plus fo-
isésoue les autn - sauriens, el l*i emportent sur eux par 1 1 grandeur de leur taille el par l'étendue de leur puissance, lia sont aussi miens protégés qu'eux par les plaques écailleuses qui recouvrent presque toutes Les parties de leur corps. Leur peau, surtout celle du «lus» est en quelque sorte gara n Lit' par de petits boucliers que les halles de fusil peuvent à* peine percrr; curtête, 1 Pge et mince sur le crâne, est revêtue d'une plaque osseuse recouverte par Li peau; elle présente en nvanl de sa face un museau plus ou moins prolongé el dépourvu de gencives, dé sorte qu'on aperçoit au dehors île furies mAclioircs armées de ûents ti - qui, s'ouvrant jusqu'au delà des oreil-
les, foni voir un gosier pareil a une Fournaise. L'extrémité de la mâchoire supérieure présculi en dessus une mai ■p , noirâtre, arrondie, su milieu de laquelle août
pL les ouvertures des narines. La mâchoire Inférieure est la seule mobile, el 3e- dents pointues qui sont vers son
n mité dépassent les bonis ,u h mâchoire supérieure dans les crocodiles qui habitent i neien continent, tandis que toutes les dents ■!■ •■- mâchoires sont engrenée * entre elles dans les caïmans des Améri \w s connue Cuvier l'a prouvé dans un mémoire rempli de recherches également savantfisetinstrnctives.il U, d'après la forme même de "S dents, el d'après le mouvement de liant en bas. de* mâchoires, que ces grands reptiles m peuvent au plus que déchirer et briser leur proie, mais - u'il leur est forl difficile de la triturer ri de 1.1 mâcher, tlssont donc semblables en cela aux autres sauriens et aux animaux compris dans les deux derniers ordres de reptiles, puisqu'ils se voient contraints d'ava ter ri, pour ainsi dire, d'i utîr en entier leur proie dans leui intestins. Plusieurs autres naturalistes ont prétendu, mais I tort, que les crocodiles n'ont paaeV hitiL'ue, Il est, au contraire, reconnu mainte* naui qu'ils <■ ni tous nne langue courte, charnue el asseï épaisse* attachée presoue entièrement en 1- de leur
mâchoire inférieure, .1 1 près comme les bn et rien s, de
sorte qu'ils ne peuvent opérer avec elle qu'une dégluttl 1 peu sens! le.
A quoi bon, je vous le demande, des crocodiles, des crapauds, erpenls sur celte terre? Il n'est donm
personne de pénétrer tous les mystères de la créai km.