CHASSE A L'ÉLÉPHANT
NOTICE
L'él" pliant réunit n lui seul la prudence et Vînduslrïe du Crts(OTj Vin ïeUigence et l'adresse di| singe, l:. reconnaissance et fa fidélité au chien. Sa mémoire esl prodigieuse, et mille exemples viendraient â l'appui de celte assertion si i' 1 moindre doute pouvait s'élever a cet égard. El alfa Liiuine beaucoup les enfants m les femmes, aonl il se plaît a écouter la douce voix. Il ne provoque presque jamais les
hommes ou tes ami x, mais en reçoit-il un outrage ou
uue blessure, il va bravement i\ eux et sait en tirer une vengeance éclata nie.
Si coquetterie esl extrême, et il ne marche jamais plus li'T et plus superbe que lorsqu'il est richement caparaçonné.
L'Afrique estleîîea de Sa terre où ces colosses se montrent eu [dus craint nombre. La dune de leur vie n'a pu être encore bien nettement précisée; cependant on s'accorde .1 dire qu'ils vivent deux siècles. nés! me assure même une leur exisien ce peut aller jusqu'à cinq cents ans, et rïtiloslraïc rapporte que l'éléphant Ajas, qui combattit pour Porus contre Alexandre, vivait encore quatre cents anaprès in célèbre victoire du fils de Hiilinpi\
La couleur ordinaire de ce> lîîj n: «i m ^ animaux d'un gris cendré ou noirâtre. Quel- pies voyageurs prétendent en avoir rencontré de hLmcs, mais la vérité de cette assertion n'est pas positivement démontrée, et, quant aux éléphants rouges qne plusieurs explorateurs ont v.vn rencontrer che? les lïotlcntotaet les Cafres, nous soinrm s cer- 1 in qu'ils n'emprunta f enl leur couleur qu'an sol eau guin sur lequd iK avaient cou Lu me de se rouler.
La taille des éléphants varie selon les zones qu'ils habitent. Ceux des Indes ont jusqu'à quatorze ou quinze pieds de hauteur; ceux du Sénégal tlL\ ou onte seulement. Le corps de ce colosse est lourd el sans souplesse; son cou, très- court, est la principale cause de la roideur de 1 mouvements, et bien mie ses jambes de devant semblent être pins longues que celtes d< ■]■ prw re, celles-ci en réalité le sont il.iv.ii Son pied» excessivement petit, est par-
tagé en cinq doigts non apparents, et la plante est revêtue d une espèce de corne qui la protège complètement* Ses oreilles sont très-fraudes et assez mobiles pour chasser les mouches qui viennent effrontément se poser sur ses paupières. Ses yen* sont petits el pleins d'expression ; son ■ dorât exquis se plaît beaucoup â respirer le> fleura el les parfums; son ouïe, forl délicate, esi peut-être nu des motifs qui le passionnent pour la musique, ci l'un a vu des éléphants battre la mesure et marquer spontanément les différents temps à la première audition 'tune syin p honie instrumentée*
Sa trompe, que les naturalistes ont avec assci de raison Appelée sa main, lui en sert eu effet, cl le petit rebord qui li termine fait l'office d'un doigt dans tes exercices qui demandent ht plus mtiiiiiu -ikm dextérité*
Le terme moyen de sa force est celle de six chevaux; l'éléphant de l'Inde charrie sans peine trois m quatre milliers pesant; celui d'Afrique enlève facilement avec si trompe deux cents livres qu'il place lui-même sur ses épaules» et peut porter plus d'un millier sur ses défenses.
Pour entretenir la vigueur de rclcphant, il faut lui donner au moins cent livres de riz [Kir jour. Dans les forêts, i! se nourrit de racines, d'hci Les, de feuillage et tic bois tendre; ce fourrage est évalué i cent cinquante Livres. L'éléphant aime beaucoup le vin et les liqueurs fortes.
Au pas ordinaire, il suivrait un cheval au petit trolj irrité, il l'atteindrait aisément au galop. Quarante lieues
sont à 1 1 11 pu b k chemin qu'il peut faire dans une journée sans être obligé pour cela de renoncer an même trajet te loudemain. F! est excellent nageur, et l'un n'est pas peu
trpris de voir souvent entre deux eaux, la trompe seulement â l'air* un de ces immenses quadrupèdes, charge même quelquefois de lourds fardeaux, traverser avec rapt dite des rivières et des fleuves,
L'éléphant, quoique naturellement timide, *'si cependant peu craintif. Les feux artificiels le jettent dans nue grande épouvante*
Sa pudeur esl extrême; jamais il ne se livre à ses ébats amourcui que dans les retraites les plus isolées et dans I forêts les plus solitaires. S'il se voit surpris alors par des chasseurs, il s'abandonne à d'ardents accès décolère et se mell la poursuite des indiscrets qui payent souvent fort cher leur îropriulmii' ruriosilé. La femelle porte deux ans pendant lesquels le mâle lui reste fidêk. Bile un donne qu'un seul petitn la fois, lequel, à sa nais* ace, a des dénis et est de la grosseur d'un sanglier. A six mois, il est plus
■nul qu'un taureau. — Lu état de domesticité, il tf k pas d'exemple qu'un couple ail jamais produit.
I ut esclave, en effet, doit manquer de force et de virilité.
CHASSE
La civilisation --i le j-lus implacable des d^voratcurs,
Uns qu'elle fait une trouée dans un pays, tout s'y «nnlilie; dès qu'elle s'y établit, tout est changé, bouleversé, les hommes, les quadrupèdes, les fleuves, les montagnes et quelquefois même !<■ climat. C'est que pour construire il faut creuser dans les abîmes, et que le besoin de possession
■ m aiguillon qui pénètre dans les flanc* et qui n'en sort qu'arec la vie.
Nul de nous n'aime û jouir d'un tiien commun à tous, car il y a de PéWsuic dans h félicité, et IVm n'est réellermiii heureux dans le monde physique et moral nju qu'on netil l'être sans, [e secours de personne. La stérilité et le désert sont les seuls ennemis que t'a vide ei plot leur ne cherche pas â soumettre, el c*est pour cela peut-être qu'on a raison de dire qu'il y a beaucoup de paresse et de vanité dans le progrès. Quand Vasco de Gama doubla pour la première fois le cap des Tempêtes, il vil Es sol flpre, rinte, sombre, déchire, et le Ilot, poussé par la brise de L'ouest, se ruer jvec un fracas homme sur les galets roulis de la grève envahie*
U s siécli s ïhêrent, de larges môles de granit oppo-
1 1 nt leurs flancs robustes aux colères océaniques, une ville surgit, et Table- devînt le principal noinl de relâche des navires voy.ii > urs qui, sur la trace d» P irlugais, allaient interroger les richesses el les curiosités des Indes orientales.
Cependant des peuplades farouches chassées du rivage
ivérenlde le reconquérir : elles ne répondirent, hélas!
aux fusils et au bronze européen qn'avec des Héchej et des
casse-têtes; elles furent vaincues» refoulées, 1 I 50m*
prit seulement alors tout le parti qu'on pourrait tirer d'une immense et riche végétation inconnue â nos climats* Ici se dk eut de nouvelles difficultés. On avait dompté le Cafre, le Holleninî. il fallut -■ ngera soumet Ire les ri-
CHASSES AUX BEI ES FÉROCES
Si
giieurs du sol ci l.i fërocil - dos quadrupèdes qui peuplent cl ces i éternelles*
Mi EU- courses aventureuses fnrenl tentées, L'amour du gain d'abord, ci. pins lard, In curiosité vainoplretit iesi miers obstacles. On avançai! pas â p<is, ou défrichait cl Ion routes avec une grande prndi car le ti^re et le lion laissaient autour des voyageurs des traces de h ■ i ■ i passage, Le Feu vûil on aidé au plaire clan brou des forets immenses disparurent sous la llamme, et leurs cendres fécondèrent le soi*
Cependant les populations sauvages de l'Intérieur cher chnient a effrayer les nouveaux venus par le récit des dangers auxquels ils allaient s*eiposer en ie trouvant face I face avec les h féroces de €08 Contrées] et, comme dans toutes les tentai! isardcuses, jet courageui eiplo-
« iirs Décrurent â la réalité du périt qu'ion qu^ïl vint s'offrir à leurs regarde. Il y eut un grand nombre île vklimes de pari et d'autre; vainqueurs *\ vaincus, colons et bêtes fc . se tinrent sur ti ré Européens
ireni de solid.ee reii s'entourèrent de nombreux servit la destruction commença dans les rangs des
premiers hôtes de celle terre régéw n
Que soûl devenues, depuis la p n du t'ap, ces
meules écumeu-es uY héles féroces dont on trouve à peine aujourd'hui quelque* individus dans L'Intérieur des leri' \ africaines? Où sont ces terribles lions qui venaient i i: bandes mêler leurs rugissements a ceux dea vagues irritées]? Dan elle rdiaiic asseï profonde se cacnenl les mi'ustrueiix rhinocéros qui» dans leurs courses bruyan-
■„ renversent d'un coup d'Épaule les arbres les plus robustes; ces troupeaux Immenses d'êléph mis voyageurs venaient! il y n pi-u d'années encore, faire de tranquilles promenades jusque dans les vil lapes des Cafter et des Uottentots, qui les recevaient comme
Levai liant vous le dit, cl Le vaillant est moins menteur qu'on ne s'est plu à le propager. Il a vu, lui, dans; courses an nord de la colonie du i-no, des tentai l'c-
léphanlsnesc ,.■ .liant ipralors qu'ils se voyaient attaqués on uulls se sentaient bies et encore fallait-il que la douleur lu monstrueux quadrupède fut bien jjr.moV ou que toute retraite lui devint impossible pour qu'il se décidât â accepter la lune pr^pusèe. Àuiourd nul les élèph nlSS ni |-fi - [lie nilssî i .in > .|< i- les lions i>i Icjs Libres; et les explorateurs ti ienl ■ il i li* rentes solitudes
sans entendre ngissement sourd et nn seul cri de i
féroce.