‹ Œuvres illustrées de Jacques AragoChapitre 75 sur 82 · CHASSE A L'HIPPOPOTAME · texte numérisé non relu

CHASSE A L'HIPPOPOTAME

NOTICE

Ce n*est que depuis les grands voyages de découverte faits dans le seizième siècle pat les Espagnols et les Portugais que l'hippopotame est parfaitement connu. A ris lo te

et Pline donnent sur cet animât des descriptions si bizarres, qu'il faut les reléguer aujourd'hui parmi les coules les plus absurdes des anciens naturaliste

La grosseur de L hippopotame est i peu prés égale A celle de L'Éléphant; mais il est encore plus Lourd qm le monstrueux quadrupède. Sa peau, qui a un pouce d épaisseur,

CHASSES AUX liÈTËS FÉROCES,

t MIHI "■'Mil 111 1*11111 ^£3 «, tllV-7 Oirji^. U ULIU rHir^LU LJ1 1 -|

que, fr.>|.| --is par h- fer» rites funt jaillir de rives t! 1rs ; ] os o a n i lies s n rlon t user a i en t l*acîe r a u t s ï i le-

est tellement ilsiri', qu'une balle peut à peine la percer. Les naturels des pays où se trouve ce sale atnphihfeen foi chaussures, en couvrent leurs maisons et en lailh-nt des lanières doul ils se servent comme nous frisons de no-; cravaches. On voit sur l;i surf.iceûVreik peau huileuse des puils blanchâtres trés-raros >|ui échappent aux investira* lions de l'observateur; m coo on en trouve de bien pïus s;maiscV^ mu- les lèvres principa le m eirl que, plus pressés, ils fumicnt mu- espèce de moustache -

Sa gueule, de forme carrée, est garnie de quarante-quatre dents diversement taillées; elles sont d'une snhstauce si dure, étincel nient.

La couleur de l'hippopotame est noirâtre, mais d'une leïnte inégale et par taches ; ilicres ; il ne produit qu'un petit qui, a sa naissance, offre l'aspect hideux d'une masse informe que vous prendriez pour un Lis de houe mouvante,

i hippopotame est omnivore; ïl mange du rh t de l'herbe, des fruits, des ronces et se nourrit aussi de crocodiles, de poissons, de clair humaine*

J'ai vu. dit un voyageur dÏLiir du fui. un hippopotame saisir une de m<s embarcations, planter ses dents mpéii' ures sur le bord d'une chaloupe, les inférieures r» quatre pieds de distance n rs h quille, et la faire couler bas.

Le mâle est un tiers plus grand que la femelle; c'est-âdire qu'il çat un tiers plus horrible et plus dégoolanl ■> observa .

CHASSE

Reposons-nous quelques instants et relirons » l^iise lont vu poursuivant noire course, tic n'est pas toujours le repos 1 1 ilî délasse, h distraction et le mouvi meut ont i*ussi ce privilège; nous l'avons appris par une longue expérience.

El [mis encore toujours -du sang! toujours des griffes nui déchirent p des dents qui pénétrent dans les chairs, des venins qui les corrodeui ei les putréfient, des cris et di s rugissements, des piques^ des poignards, des balles et du

' Reposons- s tin peu, le narrateur se fatigue

'• ni" fous de celle odeur ■!■ - pille poursuit depuis

la première page de son livre.

Il y a des noms qui soin des portraits. Dés qu'on tes prononce, vous croyex voir l'image, non pas les détails, mais les emiiours extérieurs, la masse, et vous seriez cour* rouée si, â l'aspect du modèle, vous trouviez, que votre imagination a menti.

Hippopotame! Je voua délie, a la vue «les onze lettres ni composent ce mot, de ne pas vous trouver en présence 'un être monstrueux, gluant, informe, lourd, gauche, ne se mou va m qu 'a vec dû n leur ; un de ces êi res po nr ainsi dire inachevés, que le Lréaleur jeta iri*b.is dans un moine ni d'ennui , et auxquels il a oublié de donner le dernier cuup de râteau.

Hippopotame! niasse noire de chair huileuse, Infecte, (raina ni avec elle lu limon et la houe des rftiéres, tes roseaux qui protègent leurs bonis, le lotus qui tapisse leur s ur- •; superfétalïou monstrueux! qui nage sur la terre et marche dans les eaux* qui ne fait rien comme les autres animaux; être amphibie, parée que, comme il tient de touh S les natures, il jouit des far-uUês île chacune d'elles.

Hippopotame! amas incohérent de choses que l'imagination la |.iliis déréglée ne saurait accoupler; mr il a iks nageoires pareilles â des mains, la tète semblable a un cral'-iud cyctopêcn, et un corps quo vous prendriez poi.r Une agglomération capricieuse de goudron et de bitume sur Lille on aurait passé la truelle.

Vous trouverez des itmi> plus ïoujjs sans doute que celui dont il est question dans ces: ligues, et que je vous

signale sans trop oser les transcrire. Je vous défie d'en trouver nu dont les lettres se combinent mieux pour soulever l'estomac.

Phoque, limaçon, crocodile, éléphant, rhinocéros, sont des mots suaves, pleins de grâce à cote de celui d'bippojiotame; ei certainement, en créant la chose, Dieu dut • i er le mot pareil dans tu les I m unes. Si les UolttUtots l'ont cliau- ■. ce lîeut je ne me souviens plus, c'est que Jh.iteutot et stupidité sont les plus parfaits des synonymes.

Est-ce l'image du monstre qui ma dégoûté dn mol? Je

peux pas li croire, quoique j'aie fort souvent essayé de

me le persuader; ce n est pas sans réflexion que je suis

dei ré convaincu de U naissance de mon dégoût; cela

est si vrai, que, lorsqu'il m'arrive, dans un moment d'humeur, de me Relier contre mon valel ou contre ma ménagère, qui est ta plus gracieuse Me du monde, et de les appeler hippopotame, il faut bien des cnr-rs ei luen des journées heureuses pour rendre h mes objets chéris ma première affection.

Ce préambule est mi peu long, sans doute, mais je vous demanderai si vous ne reculez fias autant que possible de vos lèvres la liqueur amêre que vous présente voire docleur, et si, avant de l'avaler, vous n'avez pas déjà beaucoup souffert,

Encore si, pour escorter tan 1 de perfections, le séduisant hippopotame possédait quelque chose de l'audace du lion, de ['intelligence du wstor, de la vivacité du léopard on rie l'astuce du crocodile, Ton pourrait peut-être se laisser aller à un peu de sympathie pour son isolement et ses malheurs ; mais mm. Il c*i |;ï, colosse inerte, sans transes dans ses joies, sans rébrilitédans ses agonies, ei l'on dirait qu'il n'a accepté la vie que comme un fardear*

Mais pourquoi doue lui déclare-l-on une guerre si active? Pouruuoi donc le traquer avec tant d'ardeur au sein des eaux qu'il l'tii tourbillonni i par ses lourdes aspirations, -"i sur la plage où ïl vient sn réchauffer aux ard -s du sa*

li-iU M"»'s(-rr |-«s U um 1 injuslio: liuUUiuU' : ÏN V;>l*CC pa -

bi uju- n uanlé inutile?

lie la si il n'y a pas sur la terre nu alonu* qui n'ait so mérite caché, et vous voyezune la vipère devient elle-même

uni Je contre certains fléaux; q ni le croirait? l'hiji*

popoliime est un cosmétique précieux aux llutlcnlols* Ils embaument leur corps de ses émanations putrides, ils se fardent di- sa graisse contraire, et les Vénus de ce sol privilégié, dont vous avez vu un si curieux et al ravissant

échantillon tl y a quelques Q ses a Taris, feraient 11 du

tendre courtisan qui se présenterait a ri les sans une êpah couche d'essence d'hippopotame depuis le silicium jusqu'à U phntr des [liids*

Allons donc a la conquête des parures et des atours des beautés h ol lento les.

1/ ! i i } i po po i amc ( p a rdou i ieï- moi de p ro u once r s i so u ve n t ce mol ignoble) ne vit près |iic jamais seul. Il aime la société, il" se plaii en compagnie de ses semblables, et vous croiriez que c'est pour se consoler de ses difformités effrayantes. On n'est hideux on beau que par la coinp.'raison,

Pour aller à la rencontre du tigre, du rhinocéros ou du limi, les chasseurs attendent le jour ou le soleil; mais, comme il faut que tout soit extraordinaire dés qu'il s'agit des hippopotames et des êtres broies qui les poursuivent, on choisit puur vaincre lf monsiru^uï amyihibie les temps les plus orageux et les nuits les plus sombres. Ce n'est pns eueorc assez, et Ton se voit forcé en quelque sorte de donner un démenti aux ténèbres, en cherchant ii les dissiper après les nvoir invoquées. Voyez :

Il y a dans l'aîr quelque chose d'épais el de lourd uni tombe sur le ^«1 et rend douloureuse toute respiration. Le llrpitenioi sort de sa hutte, il secoue ses membres sans élasticité ei grogne comme l'hyène pour réveiller ses camfr rades assoupis. Les voïli tous :'les uns, pourvus de torches composées A l'aide de l'huile fétide du monstre qu ils vont combattre el qui éclaire ainsi Inî-mème sa dernière agonie, glissent le long du fleuve, tandis -pie les autres, armes de piques, de s^ros hâtons et de easse-létes s'éloignent du rivage. Ceux-ci sont les combattants ; et, par un singulier

GEUV1IES DE JACQUES ÀllAGQ.

I rinlcgCp ce sont tMis aussi qui eourent le moins de dan-

ilrv.

I.' premiers, dés qu'ils onl vu le timt de la pln^c les hippopotames endormis, se faufilent doucement nu mllfr u tics roseau i, des herbes et des joncs serrés qui prolégenl li - bords du fleuve, l'y tiennent un instant immobiles aven de I V:m jusqu'à In ceinture; el puis. à un BÎgnal convenu, ils iiilfci ment leurs torches, les imitent, et poussent s l'air

d'nfli x rauquements. Vous «liriez, un sabbat de sorcières

et de démons préludant h d'infernales orgies.

Le hrtni, b 1 tumulte, cette turbulence m accoutumée des roseaux, ces larges colonnes de fumée qui moment enstri* raies, cette clarté m m. laine nu sein de l'obscurité la plus profonde, épn u vantent les hippopotames qui bondissent d'abord fébrilement, se mutent et inuritfitenl sur cux-mé* mes. comme pour si 1 il miner le courage d'une résolu lion , et se décident en lin à prendre la fuite. L'hippopotame ne peut menti] ■ nature.

Dans ce désordre des eaux, des lumières rougeitrea et de la nuit envahie, quelques-uns des amphibie éblouis et saisit de vertige, courenl en insensés vers le danger qui semble bs poursuivre, cl Relancent au sein du fleuve* où ils trouvent, sans le savoir, Il sécurité et la vie, taudis que li-urs c:ompri£ïnons, fuyant le riva je, se perdent dans les terres et les lagunes voisines, nu les armes des Uni Mulots ne tardent pas â les achever. Qnant a ces derniers, vous le comprenez, rien n'est à craindre pour eux ; ils sont sur nn champ de bataille solide, leurs mouvements,

3ooique lourds et difllni lcs T oui plus d'élasticité que ceux e* hippopotames, cl l'amphibie ne mord jamais que : objris •■ 1 1 ■ ë se jettent d'eux-mêmes dans son immense nulchoire. U stupidité des Eiottentots ne va pns jusqu'à une pareille condescendance; historien Adèle » je leur doU <vite juste ré pn rn lion. P u is s e-t-e 1 1 « les pn itéger cou tre Tî n justice des voyageurs!

Mais bs autres chrissctirs É ceux qui étaient blottis dm s le Heuve, écrasés pnr la niasse ému jui se nie sur e ix. sont souvent entraînés, étouffés, broyas au fond ib-s eaux, 011 Leurs cadavres servent de pâture le lendemain aux crocodiles, qui resten 1 neutres dans ces ignobles mêlée»» et se prmni'iiiMii, ln>hes dévorateurs, comme une biôru auilr .m milieu de ces eaux et de ces terres silencieuses

Cependant cette étrange chasse n'est pas la seule en

usnjje rbi'z les ib il! en Lots et les bâfres, leurs redoutés voisins. Cerne-ci, par esprit d'indépendance cl pour n'avoir rien de commun avec les premiers, ne craigm ni |i qu'un étranger leur demande la dépouille d'un de ces amphibies, de s'élancer dans les Ilots, de plonger et dViller réveiller, à l'aide d'un poignard empoisonné, leur adversaire surpris au sein île sa laborieuse digestion* C'est alun combat â outrance, une lutte ardente entre un homme fort, leste, intrépide, et une masse lourde, gigantesque; e\ "si le choc terrible d'une des pins monstrueuses créations de Dieu stimulée par In douleur contre un homme petit et prompt* foin- de résister à la fois aux mouvements du monstre et à l'agitation des Ilots. Il y n bonheur, je vous rassure, quand un seul cadavre es! vomi sur la grève. Hlais il e>i juste d'ajouter que l'hippopotame tue sans le vouloir: sa volonté n'est pour rien dans le demi-triomphe : l'hippopotame n'a point de volonté.

Mans h pays .1 ni nous décrivons les délassements, les pbîsirs d'au goût si exquis, la variété *-vi souvent invoquée, et les habitants de ces iu ives contrées, que la civilisation n'a 1 ■ - 1 -s encore corrompus» h «m me dirait certaine philosophie, ne manquent paseto quelque intelligence pour arrêter les funestes effets de la lassitude, de la monotonie el de la torpeur, l]e n est pan tout nue de se couvrir des pieds si la tête d'une épaisse couche d'huile fétide, gluante, qui se crevasse d'abord et se résout plus tard en gouttai opaques courant le long du corps, et suivant les sinuositi dis muscles, ainsi que le Dut dans In plaine mi ruUse.ni obéissant aux en priées du sol. Ce n'est pris tout que de se nom rit- quotidiennement* tantôt d'une belle Lrancbe d'hyène ou d'hippop"' troc û demi racornie le matin â l'aide d'une fumée noire el résineuse sur des charbons ardents. Ile nVs! pis ïnnl encore qui de se trouver presque a chaque heure en présence de ers beautés infirmes, cour-

lis, trapues, -i la tête pointue, au front déprimé, aux épaules de portefaix, s 1 imnu use bouche ayant toujours une petite co itCdcj l ire à l'oreille ci tse, aus seins volumineux se promènent sur les cuisses, p normes soliveaux, aux yeux petits et chassieux, aux dénis verdît ces autour iJcsuuclLes vous croyet voir pousser un délicieux gazons il faut encore que le lïolienlot, dont jo

viens d'esquisser en peu de mots la physioi le [carie

m ih ressemble passablement n la femelle), il faut, dis-je, (le Sybarite qu'il est), que sa vie se passe -In- des joi jilns variées que j'ai déjà décrites; et, comme il n'aime que les occupations qui n'onl 11 ni d'au lace N»j il a imaginé d'aller a lâchasse de L'hippopotame sai

. contraint de se cacher à demi dans lean, et de e iuer sur la place avec promptitude, car toute sorte d'activité Fée rase lui-même. Chez les autres hommes, c'est 3 e mouvement qui fail la vie; chez les QoUentotSj c'est le sommeil. Vai-jc pas déjà écrit cela ?

L'hippopotame aime, dit-on, 11m 1 musique douloureuse [comme si l'hippopotame pouvait aimer quelque chose!). Pareil en cela au crocoJile, qui chemine siurdemenl pour satisfaire sa gloutonnerie vers le petit Malais en pleurs, loin du rivage, lu monstre dont nous parlons avec tant 'l'amour se traîne, assore-t-on, vers les lieux isolés d'oii partent des cris plaintifs. Il parait que le Ibtilctilot a fait cette remarque, lui qui n'a sans doute remarqué que cela dans sa vie. Or, qit'arrive-t-il? Que sitôt que rbippopotame a roulé sa masse hors de l'eau, le Noticntot gémil et l'attire â lui, taudis que ses camarades, se glissanl entre le monstre et le tleuve, se disposent h rave nie ni â lui barrer le retour, Mais dans sa comse de dilettante, L'hippopotame doit parcourir un terrain sur lequel est étendu nu énorme ulr> amurrc par deux bouts â des arbres, et que de issfnrs attentifs replient sur le monstre à l'aide de fortes ■ - uL'iies prenant une direction inverse à celle de l'amphibie. Gela fait le devoir dl) Eïollentot, qui voulait une proie, serait, selon nous, de l'achever nromplement a coups de massues ou de piq Mais point : le joyeux Africain aime, vous le savex, les longues joies du triom* phe, et comme il craint qu'elles ne lui soient souvent ie- Htftces, il les lavoure lenLemenl el sourit pendant plusieurs jours au moins à II douloureuse agonie du vaincu. Le Ûlel

rde rhippopotann 1 luttant vainement contre Les maiih Bolides qui ÏYni] 1 i ounenl; les JJottmloLs, autour de h bèie nstrueu&e, La persécutent Licitement dans sa captivité, et, généreux a leur manière, ils la déchirent par petits lambeaux, cl vont matin et soir, selon les besoins de leur toilette ou L'appétit de leur estomac, chercher I I i ! 1 ! - 1rs plue savoureui du mojistn\ qui se voit démoli petit a petit sans que ses tristes gémissements trouvent citen les sauva,, un peu de pitié.

Pendant L'absence des lioUeutols, tes oiseaux de proie < 1 le-: bétes fautes se ruent aussi sur le malheureux hi|popoEame en lambeaux; de telle sorbe que s s torlun si Fentes [ettenl dans le cœur du enr 1 uropà n un peu de cet intérêt tm'on accorde toujours au malheur. J'ai presque pleuré au dernier soupir du li^re expirant sous la gueule et la grille du lion. Je pourrais vous dire ici I joies intérieures du la famille, les élans de tendresse an s vieillards, Les caresses naïves des jeunes femmes, les gazouillements de» petits bambins pareils au coassement des grenouilles, â ctiaque retour Au brave chasseur apporiaui sur ses épaules un fragment de chairs putrides de riaipi ■■!• ■ te pai les hyènes, les corbeaux et

■. tuteurs; mais uotre langue esLirop pauvre pour |" indre certaines émotions de l'âme, étrangères 1 nos mouirs, à nus usages, et sunout â noire vie si froide et si alignée, J'aiml mieux avouer franchement mou impuissance el vous transporter d'un seul pas au milieu de scènes prises dans des pays plus perfectionnés, m sein d'une nature vivante, moins c ha nue cl plus tourmentée. Je erafaa de trop irriter votre appétit de voyage déjà ^i »rdent t de vous arracher â vos pieuses méditations du foyer, et je neveux pas que vous m "accusiez plus tard du courroux des océans, dont je ne vous parle pas, ainsi que Lies atroces tortures de la nostalgie, que von- êtes si heureux de ne pas couna

CHASSES AI X HÉ ! ES FÉROCES

Quel ■■*! le pelii coin iJ< n ni! sur ce 0à\m de douleurs où une peine amère ne succède point a na liede plaisir, el un.- poignante d ii rêve de bon heur? Généreux

jusque dans mon infortune si exception a die » Je vous en

indiquerai un nue j'ai découvert ù grand'pi *, alors ■ | ■ 1 1 ■

mrs veux, pareils à deux comètes flamboyantes, rouillaient avec tant de sécurité dma le plus Lointain Liomon;je

a le signale avec conltan ce, ^" milieu du vaste océan r.inii |in/ .-[tire les îli-s Sandwich cl l'Archipel 'lis Amis (ainsi nomme sans doute (taroeo.u'ons'y livre perpétuellement des guerres homicides}* $ nuit degrés de latitude bo-

ile, el je ne sais plus combien de dejjiv* de km^iuide,

il esl un Mot lonl mignon de deux lieues nu plus de cir* iférence, enta le récifs à fleur d'eau, mité par la rame vo; un InuU-i menl « ternel, où la végé-

i esl ■■■ arlc ei riante, el sous laquelle vient parais s*abr iler l'oiseau pélagieo.U nulle colère ne s'agite, nulle haï ne ne s'allume, tin Ile jalousie ne torture, nulle calomnie ne déchire; là, tout est calme, tout est &oteni comme L'éternité. Saveï-vous pourquoi? Je vais vous le dire. C'esi que l'île dont je vous |i n r 3 < ' esl Inhabitée el inhabitable*

Jiren ViHhli-fA-vi.iis encore si je ne vous l'indique pas d'une manière précise sur la eariu hîiih'li^iic?

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