‹ Œuvres illustrées de Victor HugoChapitre 102 sur 309 · LA CAPTIVE · texte numérisé non relu

LA CAPTIVE

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inrmoDieui que h poi Sioi, Oulùtan.

Pliu belle eDCor dans i« tristesse, 3es jeux etaieat deux lalismaïu.

Elle valait mille lomans :

On la veadil i Sa Uauleiise.

^ Elle eul be^iu dire ; Je me rrteura ' De nonne elle devint sultane...

Dan* lanière capilaoe nous étions quatre-vingts nineura.

M>nlt«8.

Si je n'étais captive, J'aimerais ce fip.

El celte mer plaintive, Et ce« champs de miïs, Et ces astres sans nomtire, Si le long du mur sombre N'élincefîil daos l'ombre Le sabre des spahis.

Je ne snb point Tarlare Pour qn'un eunuque noir

LES ORII-NTALES.

M'iccorde ma guitare, Ne tienne mon miroir.

Bien loin de o«t Sodomei, Ao pajB dont nous sommes, A? ec les jeones hommes On peat parler le soir.

Pionrtant j'aime une rive Où jamais des hivers Le souffle froid n'anjye Par les vitraux ouverts.

L'été, la pluie est chaude; L'insecte vert qui rôde Luit, vivante émeraude.

Sous les brins d*berbe verts.

Smyme est une princesse Avec son beau cnapel, L'heureux printemps sans cesse Répond é son appel, Et| comme un riant groupe De fleurs dans une coupe, Dans ses mers se découpe Plus d'un frais archi|)el.

J'aime ces tours vermeilles,' Ces drajieaux triomphants, Ces maisons d'or, pareilles A des jouets d'enfants ;| J'aime, pour mes pensées Plus mollement bercées.

Ces tenter balancées Au dos des éléphan<p.

Dam ces pakis de fées, Mon cœur, plein de concerts.

Croit, aux voix étouffées Qui viennent des déserts, Entendre les génies Mêler les harmonies Des chuisons infinies Qu'ils chantent dans les airs I

J'aime de ces contrées Les doux parfums brûlants; Sur les vitres dorées Les feuillases tremblants; L'eau que Ta source épanche Sous le palmier qui penche, Et la cigope blanche Sur k» mmarets blancs.

J'aime en un lit de mousses Dire un air espagnol, Quand mes compagnes douces.

Du pied rasant le sol, Légion vafjabonde Où le sourire abonde.

Fout tournoyer leur ronde Sous un rond parasol.

Mais surtout, quand la brise, Me touche en voltigeant, La nuit, j'aime être assise, Etre assise en songeant.

L'œil sur la mer profonde, Tandis que, pâle et blonde, La lune ouvre dans Tonde Son éventail d'argent.

Juillet i«28.

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