CLAIR DE LUNE
Per amicâ sUentia liuus.
VlBilLB.
La lune était sereine et jouait sur les flots. La fenêtre enfin libre est ouverte i la brise ! La sultane resarde, et la mer qui se brise, Là-bas, d'un uot d'argent brode les noirs ilôts.
De ses doigts en vibrant s'échappe la guitare. Elle écoute... un bruit soard frappe les sourds échos. Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos, Battant l'archipel grec de sa rame tartare ?
Sont-ce des cormorans qui plongent tour à teur. Et coupent l'eau, qui roule en perles sur leur aile? Est-ce un 4jinn qui là-haut sifOe d'une voix eréle, Et jette dans la mer les créneaux de la tour r
Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes?— Ni le noir cormoran, sur la vngue bercé;
Ni les pierres du mur; ni le bruit cadencé D'un lourd vaisseau rampant sur l'onde avec des
rames.
Ce sont des sacs pesants, d'où partent des sanglots. On verrait, en sondant la mer qui les promène, Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine. La lune était sereine et jouait sur les flots.
Septembre 1828.