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l itlte kinmc ëtiii fort helli;.
Rau, chip. Il, T 3.
j Comme elle court ! voyei:— pw le* poudreui seiiiiers, Par les gaions [oui pleini de toufTes d'églantiers.
Par les blés où le pavot brille, Par l« chemins perdus, par les chemins fnjis. Pir les monts, par les bois, ptr les plaines, mjet Comme ^le court, Is jeune fille '■
I Elle est grande, elle est svelie, et quand, d'un pasjujciix, Sa corbeille de Qenrs tnr la itte, i nos jtm BHe ippariit vive et folltre.
A voir sur son bean front s'arrondir ses bris Uancs, On croirait voir de loin, dans nos temples croulants. Une amphope aux anses d'nlbttre.
Klle est jeune el rieuse, et chaule sa clianson, El, pieds nus, prcs dn lac, dp biiissnn en buisson.
Poursuit le* verles demoiscpe^.
Elle lève sa robe el uasKe les ruisseaui. Elle va, court, s'«rrèle. et vole, et les oiswui
Pnnr ses piods donneraient leurs ailes.
Quand, le soir, pour la danse on va se rénnir, A l'heure où l'on entend lentement retenir
Les grelots du troupeau qui héle.
Sans chercher quels atours k ses traits conviendront. Elle arrive, et la fleur qu'elle attache i son (Vont
Nous semble toujours la plus belle.
Certes, le Tieui Omei-, pachi de Négreponl, Pour elle eût tout donné, vaisseaux à triple ponl. Foudroyante* artillerie*.
LES OniERTALGS.
sur It lue. ) nosTeui
I llaroais de ses chevaux, toianns de ^<es brebis.
Et (on riche lurban de soio, el sei babils I Tout raisselanls d9 pierreries ;
El Ms lourds pblolets, ses Iromhloos évAséi, ; Et ienra pammeaux d'argenfpar sa main rjde use 1 Et sei sonores espingolcs.
! Et son courbe damos, et, don plus ridie encor, I La grande peau de ligre où pend son carquois d'ui flérissl de llnches mn|;oles.
s Albanais, brûles par te soleil, Avec leurs longues carabine)'.
Il ciK doDDé les Fr*oc8. les Juirs el leur rabbin; 9nn Idosque rouge et vert, el ses salles de bain Aux grands pivês de mosaïque;
I Sn liaule citadelle aux créoeaui angnlem ; I 1:1 sa maison d'été qui se mire aux llols bleus I D'un goire de Gfréoaïqne.
: Tout! jusqu'au cheval blanc qu'il éleva su somil, ] Dont h sueur i flots irgenle fe poitrail ;
Jusqu'au frein que l'or damasouine, . Jusqu'à celle Espagnole, en™ du dey d'Alger, . Qui soulève, en dansant sou TaDdaugo léger.
Les plis brodéi de sa basquine :
Ce n'est ]Mnnt un [tacha, c'est un klephie i l'œil noir Qui l'a prise, et qui n^a rien donné pour l'avoir ,-
i Car ta pauvreté l'accompagne ;
Un hlepht« a pour tous biens I air du ciel, l'ean des puits,
' Un bon fusil bronzé par la fainée, el puis La liberté sur lamcntigne.
LES ORIENTALES
XXU VOEU
Ainti qu'on choisit ane roic DiDt les guirlandes de Slrons, Choisisseï nne vierge éeloee Parmi Ins lit de tos TsUons.
Si l'élaîs la feaillê aue roule L'aile tournoyante du vent, Qui flotte Aur l'eau (|ui s*écoule, Et qu'on suit de Tœil en rèrant;
Je me livrerait, fraîche encore, De la branche me détachant, Au téphyr qui souffle à l'aurore.
Au ruisaean qui vient du couchant.
Plus loin que le fleuve qui gronde^ Plus loin que les vastes forets, Plus loin que la gor{;e profonde.
Je fuirais, je courrais, j'irais 1
Plus loin que l'antre de la louve.
Plus loin que le bols des ramiers.
Plut loin que la plaine oà l'on trouve Une fontaine et trois palmiers ;
Par^elà ces rocs qui répandent L*oraffe en torrent dans les blés; Par-£Ui ce lac morne où pendent Tant de buiseons échevelés;
Plut loin que les terres arides Du chef maure tu larse ataghan, Dont le front pflle a plus de rides Que la mer un jour a'ouragan.
Je franchirais comme la flèche L'élang d'Arta, mouvant miroir, Et le mont dont la cime empêche Gorinthe et Mykot de se voir.
Gomnke par un charme attirée, Je m'arrêterais au matin Sur Uvkos, la ville carrée, La ville aux coupoles d'étain.
J'irais chez la fille du préti-e, Chez la blanche flUe à rœil noir, Qui le jour chante A sa fenêtre, fit joue  sa porte le soir.
Enfin, pauvre feuille envolée, Je viendrais, au gré de mes vœux, Me poser sur son front, mêlée Aux boucles de ses blonds cheveux;
Gomme une perruche au pied leste Dans le blé jaune, ou bien encor Gomme dans un Jardin céleste • Un fruit vert sur un arbre d'or;
Et lé, sur sa tête qui penche.
Je serait, fût-ce peu a instants, Plus fiére que l'aigrette blanche Au front étdlé des sultans.
Septembre iSSB.