‹ Œuvres illustrées de Victor HugoChapitre 113 sur 309 · LA VILLE PRISE · texte numérisé non relu

LA VILLE PRISE

Peu, feu, f sng, sang et ruine 1 Com Rbal, U Siégé âê Mu.

La flamme par ton ordre, 6 Roi, lait et dévore, De ton peuple en grondant elle étouffe les cris; Et, rougissant les toits comme une sombre aurore, Semble en son vol joyeux danser sur leurs débris.

Le meurtre aux ^^^^^ hras comme un géant se lève; Les palais embrasés se changent en tombeaux; Pères, femmes, époux, tout tombe sous le glaive ; Autour de la cité s'appellent les corbeaux.

Les mères ont frémi ! les vierges palpitantes,

0 calife! ont pleuré leurs jeunes ans flétris;

Et les coursiers fougueux ont traîné hors des tentes

Leurs corps vivants, de coups et de baisers meurtri»!

Vois d'un vaste linceul la ville enveloppée ; Vois ! quand ton bras puissant passe, il fait tout plier. Les prêtres <jui priaient ont péri par l'épée, Jetant leur Uvre saint comme un vain bouclier !

Les tout petits enfants, écrasés tous let dalles, Ont vécu : de leur sanjf le fer s'abreuve encor... — Ton peuple baise, d roi, la poudre des sandales Qu'à ton pied glorieux attache un cercle d'or!

Avril iS».

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