LA VILLE PRISE
Peu, feu, f sng, sang et ruine 1 Com Rbal, U Siégé âê Mu.
La flamme par ton ordre, 6 Roi, lait et dévore, De ton peuple en grondant elle étouffe les cris; Et, rougissant les toits comme une sombre aurore, Semble en son vol joyeux danser sur leurs débris.
Le meurtre aux ^^^^^ hras comme un géant se lève; Les palais embrasés se changent en tombeaux; Pères, femmes, époux, tout tombe sous le glaive ; Autour de la cité s'appellent les corbeaux.
Les mères ont frémi ! les vierges palpitantes,
0 calife! ont pleuré leurs jeunes ans flétris;
Et les coursiers fougueux ont traîné hors des tentes
Leurs corps vivants, de coups et de baisers meurtri»!
Vois d'un vaste linceul la ville enveloppée ; Vois ! quand ton bras puissant passe, il fait tout plier. Les prêtres <jui priaient ont péri par l'épée, Jetant leur Uvre saint comme un vain bouclier !
Les tout petits enfants, écrasés tous let dalles, Ont vécu : de leur sanjf le fer s'abreuve encor... — Ton peuple baise, d roi, la poudre des sandales Qu'à ton pied glorieux attache un cercle d'or!
Avril iS».