‹ Œuvres illustrées de Victor HugoChapitre 115 sur 309 · MALÉDICTION · texte numérisé non relu

MALÉDICTION

Bd altro disse : ma non l'ho a mente.

Dantb.

Et d'autres choses encore ; maïs je ne les ai plos

dans Tespnt.

Qu'il erre sans repos, courbé dés sa jeunesse, fin des sables sans borne où le soleil renaisse

Sitôt qu'il aura lui !

Comme un noir meurtrier qui fuit, dans la nuit sombre S'il marche, que sans cesse il entende dans l'ombre

Un pas derrière lui !

En des jçlaciers poils comme un tranchant de hache, Qu'il glisse, et roule, et tombe, et tombe, et se rattache

De l'ongle à leurf parois !

Qu'il soit pris pour un autre, et, rAlant sur la roue, Dise : Je n ai nen fait ! et qu'alors on le cloue

Sur un gibet en croix !

Qu'il pende échevelé, la bouche violette !

Que, visible A lui seul, la mort, chauve squelette,

Rie «le regardant!

Que son cadavre souffre, et vive assez encore Pour sentir, quand la mort le ronge et le dévore.

Chaque coup de sa dent !

Qu'il ne soit plus vivant et ne soit pas une âme ! Que sur ses membres nus tombe un soleil de flamme

Ou la pluie à ruisseaux !

Qu'il s'éveille en sursaut chaque nuit dans la brune, Là, lutte, et se secoue, et vainement écume

Sous des griffes d'oiseaux !

*Août 1828.

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