‹ Œuvres illustrées de Victor HugoChapitre 217 sur 309 · ÉPITAPHE · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE

Uic pnelerilûs commémora dies, «ternos mediiarc.

ODE QUATORZIÈME

Jeune ou vieux, imprudent ou sage.

Toi qui, de cieux en cieux errant comme un nuage. Suis l'instinct d'un plaisir ou l'appel d'un besoin.

Voyageur, où vas-tu si loin? — N'est-ce donc pas ici le but de ton voyage?

La Mort, qui partout pose un pied victorieux, A couvert mes splendeurs d'ombres expiatoires. Mon non même a subi son voile injuneux ; Et le mor'oe oubli cache à ton œil curieux S'il est dms mon néant quelqu'une de tes gloires.

Passant, comme toi j'ai passé.

Le fleuve est revenu se perdre dans sa source. Fais silence : assieds-toi sur ce marbre brisé. Pose un instant le poids qui fatijfue ta course : J'eus de même un fardeau, qu'ici j'ai déposé.

Si tu veux du repos, si tu cherches de l'ombre. Ta couche est prete, accours ! loin du bruit on y dort. Si ton fragile esauif lutte sur la mer sombre. Viens, c'est ici recueil; viens, c'est ici le porti

Ife sens-tu rien ici dont tressaille ton âme? Rien qui borne tes pas d'un cercle impérieux?

Sur l'asile qui te réclame Ne lis-tu pas ton nom en mots mystérieux?

Ephémère histrion qui sait son rôle à peine, Chaque homme, ivre d'audace ou palpitant d'effroi.

Sous le sayon du pâtre ou la robe du roi. Vient passer à son tour son heure sur la scène.

Ife foule pas les morts d*un pied indiiïérent : Gomme moi dans leur ville u te faudra descendre, L'homme de jour en jour s'en va pâle et mourant, Et tu ne sais quel vent doit emporter ta cendre.

Mais devant moi ton cœur à peine est agité!

Îuoi doncl pas un soupir! pas même une prière! out ton néant te parle, et n'est point écouté !

Ttt passes : — en efîet, qu'importe cette pierre? Que peut cacher la tombe à ton œil attristé? Quelques os desséchés, un reste de poussière, Rien peut-être, — et réterniléf

Page 1