ODE DOUZIÈME
A toi! toujours à toi! que chanterait ma lyre? A toi l'hymne d'amour! à toi l'hymne d'hymen ! Quel autre nom pourrait éveiller mon délire? Ai-je appris d'autres chants? sais-je un auti*e chemin?
C'est foi dont le regard éclaire ma nuit sombre; ^
Toi dont Timage luit sur mon sommeil joveux ; C'est toi qui tiens ma main quand je marche dans l'ombre, Et les rayons du ciel me viennent de tes yeux !
L uildiMons qui un m drapciu mulilf.
iSMR'nl dgns la ville
Hou destin est gsrde par ta douce prière : Elle veille sur moi quand jnon ange s'endorl ; Lorsque mon cœur enlrnd ta voix modeste el Bére, Au combat de la vie il provoque Te sort.
H'eat-il pas dani le ciel de voii qui le réctame? If'es-lu pu une tieur étrangère a nos champs? Sœnr des viei^ du ciel, ton dme est pour mon Jme Le reflet de leurs feux el l'écho de leurs chants !
Quand ton œil noir et doux me parle el me contemple, Quand ta robe m'eflleure avec un léger bruit. Je crois avoir touché quelque voile du lempl». Je dis comme Tohie : Un ange est dans ma nnit !
Lftrsqae de mes douleurs tu chassas le nua^. Je compris qu'i Ion sort mon sort devait s unir. Pareil au saint pasieur, lassé d'un long voyage. Qui vit vers la ïonlaine une vierge venir !
Je l'aime comme un êlre nu-desaus de ma vie. Comme une antique aïeule au)( prévoyants discoun. Gomme une sccur craintive, à mes maux asservie. Comme un dernier enrant qu'on a dans ses vieux joun.
Hélas ! je t'aime tant, qu'à ton nom seul je pleure, Je pleure, car la vie est si pleine de maux 1 Dans ce morne désert !u n'as point de demeure, Ut l'arbre où l'on s'assied lève ailleurs ses rametoi.
Mon Dien I mettei la paix et la joie auprès d'elle. He troublez pas ses jours, ils sont à vous, Seigneur! Vous devez la bénir, car son ftme lldcle Demande à la vertu le secret du bonheur.
SON NOM Nomen lut DOmcD I ODB TREIKIËHE
Le pirTum d'uo lis pur, l'éUtl d'iiDP auréole,
La dernière rumeur du jour, La plainte d'un ami qui s'ntilige et coiiiole, L'uieu myslérieai de l'heure qui s'eutole,
te doDz bruit d'un hgiser d'amour;
L'écharpe aux sept couleurs que Vongç en la uuc Laiue. comme un iroplice, au soleil triomphiinl. L'accent inespéré d'une voii reconnue, Le vœu le plus secret d'une vierge ingéoite. Le premier rêve d'un enlbnt;
ic contemple. I>iflc7i}
Le chani d'un chienr lointain, le soupir qu'A l'aurore
Hendait le fabuleux MemDon, Le murmure d'un ion qui tremble et l'évapon... Tout ce que la pensée a Je plus doux encore,
0 1^, est moios doux que son nom '.
Prononcei-le tout bas, ainsi qu'une prière; Hais que dans tous nos cbanis il réKonue i la fois! Qu'il soit du temple obscur la tecréte lumière! Qu'il soit le mot sacré qu'au fond du sanctuaire Bedit loi^jours la même voix!
0 mes amii, avant qu'en paroles de flamme .
Ha muse, égarant son essor, Osn lui Doma proranéa qu'un vain orgnôl proclnme Hdier ce chaste nom, quef'amour dans mon ime
A caché comme un sâmt trésor.
il faudra que le chant de mes hymnes fidèles
Soit comme un de ces chants qu on écoute i genoux;
ODES
Et que i'air soit ému de leurs voh solenoelles, Gomme si, secouant ses invisibles ailes, Un ange passait prés de nous !