A MES AMIS
Oh ! combien est heureux celui qui, solitaire, Ne va |)oint tnendinnt de ce ml populaire L'appui ni la faveur; qui. paisible, s'étant Retiré de la cour et du monde ineonstint, Ne s'entremélant point des alfaires publique?, Ne a'assujettissant aux pUisirs tyranniques D'un seigneur ignorant, et ne vivant qu'à soi, RsL Ini-mônic sa cour, son seigneur et son roi.
Jean dr i.a Taillk.
ODE QUINZIÈME
Sans monter au char de victoire, Meurt le poète créateur; Son siècle est trop prés de sa gloire Pour en mesurer la hauteur.
(Test fiélisaire au Capitole :
La foule court é quelque idole, Et jette en passant une obole Au mendiant triomphateur.
Amis, dans ma douce retraite, A tous vos maux je dis adieu.
Là, ma vie est molle et secrète :
J*ai des autels pour cha(][ue Dieu.
Le mvrte, qu'au laurier l'enchaine, Y croit sous Tombrage du chêne ; J'y mets Horace avec Mécène, Et Corneille sans Richelieu.
Là, dans lumbre descente ma muse, A l'œil 6er, aux traits ingénus, image éclatonte et confuse Des anges à Thomme inconnus.
Ses rayons cherchent le mystère :
Son aile, chaste et solitaire, Jamais ne permet à la terre D*effleurer ses pieds blancs et nus.
Là, je cache un hymen prospère; Et, sur mon seuil hospitalier,
ODES
Parfois tu t'assieds, 6 mon pm !
Comme un antique chevalier; Na Tamille est ion humble empire ; El mon fils, avec un sourire, Doit aux sons de ma jeune lyre, Bercé dans ton vieux bouclier.
Août 1885.