‹ Œuvres illustrées de Victor HugoChapitre 233 sur 309 · A MES AMIS · texte numérisé non relu

A MES AMIS

Oh ! combien est heureux celui qui, solitaire, Ne va |)oint tnendinnt de ce ml populaire L'appui ni la faveur; qui. paisible, s'étant Retiré de la cour et du monde ineonstint, Ne s'entremélant point des alfaires publique?, Ne a'assujettissant aux pUisirs tyranniques D'un seigneur ignorant, et ne vivant qu'à soi, RsL Ini-mônic sa cour, son seigneur et son roi.

Jean dr i.a Taillk.

ODE QUINZIÈME

Sans monter au char de victoire, Meurt le poète créateur; Son siècle est trop prés de sa gloire Pour en mesurer la hauteur.

(Test fiélisaire au Capitole :

La foule court é quelque idole, Et jette en passant une obole Au mendiant triomphateur.

Amis, dans ma douce retraite, A tous vos maux je dis adieu.

Là, ma vie est molle et secrète :

J*ai des autels pour cha(][ue Dieu.

Le mvrte, qu'au laurier l'enchaine, Y croit sous Tombrage du chêne ; J'y mets Horace avec Mécène, Et Corneille sans Richelieu.

Là, dans lumbre descente ma muse, A l'œil 6er, aux traits ingénus, image éclatonte et confuse Des anges à Thomme inconnus.

Ses rayons cherchent le mystère :

Son aile, chaste et solitaire, Jamais ne permet à la terre D*effleurer ses pieds blancs et nus.

Là, je cache un hymen prospère; Et, sur mon seuil hospitalier,

ODES

Parfois tu t'assieds, 6 mon pm !

Comme un antique chevalier; Na Tamille est ion humble empire ; El mon fils, avec un sourire, Doit aux sons de ma jeune lyre, Bercé dans ton vieux bouclier.

Août 1885.

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