A L*OMBRE D'UN ENFANT
QoiestDoœUs!
ODE SEIZIÈME
Oh ! parmi les soleils, les sphères, les étoiles, Les portiques d\izur, les palais de saphir, Parmi les saints rayons» parmi les sacrés voiles Qu'agile un éternel zéphyr;
Dans le torrent d'amour où toute âme se noie, Où s'abreuve de feux le séraphin brûlant; Dans lorbe flamboyant qui sans cesse tournoie Autour du Irdne étincelant ;
Parmi les jeux sans fin des âmes enfantines; Quand leurs soins, d'un vieil astre, égaré dans les cieux Avec de longs efforts et des voix argentines. Guident les chancelants essieux;
Ou lorsqu'entre ses bras (|uelque vierge ravie Les .prend, d*un saint baiser leur imprime le sceau, Et rit, leur demandant si l'aspect de la vie Les effrayait dans leur berceau ;
Ou qu'enfin, dans son arche éclatante et profonde. Rangeant de cieux en cieux son cortège ébloui, Jésus, pour accomplir œ qui fut dit au monde, Les placife le plus prés de lui ;
Oh! dans ce monde auguste où rien n'est éphémère. Dans ces flots de bonheur que ne trouble aucun fiel. Enfant ! loin du sourire et des pleurs de ta mère, N'es-tu pas orphelin au ciel?
Octobre 1825.