L^ORIENT
Bien souvent, quand je veux respirer plus à Taise, Loin des noires vapeurs qu'exhale la fournaise
De la civilisation; Quand mon cœur, fatigué du vain fracas des hommes, Sent qu'il aurait besoin, loindesheuxoù nous sommes,
Du sol d'une autre région.
Alors je redemande à rOrient magique Des âges primitifs le souvenir antique,
Parfum qu'on ne respire plus ; Alors, enseveli dans une sainte extase, Je m'égare, oubliant le présent qui m'écrase
Au milieu des temps révolus.