HEURE D'ANGOISSE
Qu'un autre, confiant dans la bonté divine, Soigneusement réchauffe, en sa calme poitrine.
L'espoir des grâces du Seigneur ; Pour moi, dont sous ses coups la force fut brisée, Je ne connaîtrai plus l'espérance insensée.
Je ne veux plus croire au bontieur !
L'homme vit ici-bas dans un constant orage ; Le plaisir qu'on espère est un trompeur mirage
Qui s'évanouit devant nous !
Nous traînons nos chagrins jusqu'à l'heure dernière; Dieu se plaît dans les pleurs et rit de la prière
Que nous lui faisons à genoux !