‹ Œuvres inéditesChapitre 29 sur 31 · LE POETE · texte numérisé non relu

LE POETE

Muse ! sois ma seule maîtresse !

Je préfère ta chaste ivresse A celle de la volupté.

Laissons l'imbécile vulgaire Aimer sous sa forme éphémère L'Éternelle et pure Beauté.

(passe une jeune fille)

Où courez-vous, la belle fille?

Quand l'air est si lourd et que brille Le soleil au plus haut des cieux, Que ses rayons brûlent la plaine, Et que Zéphyre n'a d'haleine Qu'au fond des bois silencieux?

Je sais, sous leur sombre feuillage, Une fraîche grotte où s'engage La fontaine aux flots écumants; Venez sous la voûte discrète, Où jamais Écho ne répète Ce qu'il entend dire aux amants.

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