A M. Ange Blaize fils
Paris, 24 août 1846.
11 m'est revenu en mémoire, mon cher Ange, qu'il y avait à vendre, de l'autre côté de Gombourg, une espèce de petit
(1) Madame Elle de Kertanguy.
chAtoau gothique avec un peu de terre autour. C'est, ce me semble, ton l)()n père qui m'en parlait un jour en dînant. Jji notaire Corvaisier, chargé de la vente, en demandait un prix ridicule : mais, comme il faut toujours rentrer à la fin dans des prétentions raisonnables, ce serait une chose à voir, ne fût-ce que pour vn avoir le cœur net. Si le prix définitivement demandé était en proportion avec le revenu, je te prierais d'aller voir les lieux, de prendre une note exacte des bâtiments et de leur état, du nombre et de la grandeur des pièces du château, etc., etc., de sorte que je susse, autant que possible, à combien s'élèverait la dépense totale d'achat et d'établissement. Je serais bien aise de savoir aussi si le pays est agréable.
Je me hâte de t'écrire ce peu de mots pour ne pas perdre de temps, et l'heure de la poste me presse. Tout à toi.