M. bessoliaire
Paris, 23 août 1851.
Ne vous tracassez aucunement de ce que peut l'aire et dire votre curé. S'il refuse d'admettre Louise à la première communion, ce sera contre toutes les règles de son Église môme. Dans ce cas, tenez-vous en repos, dites hautement, sans humeur, les choses telles qu'elles se se'ront passées, et laissez là l'homme qui abuserait à ce point de son ministère. Tant pis pour lui, et non pour vous. Le temps n'approche-t-il pas où une rupture complète s'accomplira nécessairement? La tyrannie odieuse qui pèse sur les consciences durera peu désormais, elle touche à sa fin, et, comme le disait le Christ, l'heure vient et elle est déjà venue, oii l'on n'adorera Dieu ni à Garizim, nia Jérusalem, mais où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. — A vous bien affectueusement.