Alt même
Paris, 29 septembre 1833.
Il est vrai, mon cher Dessoliaire, que les temps sont rudes. 3e m'en afflige surtout à cause de vous et de votre famille. Quoiqu'on maintienne ici à 80 centimes le prix du pain de quatre livres, l'augmentation énorme des loyers, celle du vin, de la viande, du combustible et de toutes choses, rend la vie difficile pour chacun. C'est apparemment que le temps de la prospérité promise et qui viendra sans doute plus lard, n'est
pas arrivé encore. Gela ne doit pas ébranler la foi, et j*; recommande à vos paysans de ne pas laisser la leur s'alfalblir pour si peu. D'ailleurs, quand on iv ce qu'on voulait, on aurait mauvaise grâce à se plalndn'. .le ne les plains donc guère, quant à mol.
Ma vie n'est de plus en plus qu'un enchaînement de souffrances, et mes forces déclinent tous les jours. Je suis loin de m'en attrister. Après les longues heures de travail et de fatigue, on voit avec joie le soir venir.
J'accepte le lièvre que vous m'annoncez pour le mois de novembre, mais à la condition expresse que je vous en rembourserai le prix.
M. Barbet vous remercie de votre souvenir, et vous renouvelle l'assurance do son affection. Recevez celle des sentiments que je vous ai voués et à toute votre famille.