‹ Œuvres inédites de F. LamennaisChapitre 18 sur 180 · Au même · texte numérisé non relu

Au même

Paris, 20 mai 1825.

M. votre frère et M. Waille vous auront rendu compte^ mon cher ami, de la conversation que j'ai eue sur vos affaires avec Tabbé de Salinis. Vous verrez UVdessus quel est le parti qu'il vous conviendra de prendre.

Ma brochure paraîtra dans deux jours, ainsi vous ne tar-

derez pas à la recevoir. Je vous en enverrai un exemplaire pour M. Marion, que Jacques lui portera en allant à Pleudihen.

Je me meurs ici d'ennui et de fatigue. Je ne puis vous dire combien il me tarde d'être de retour auprès de vous. Gela viendra, je l'espère, avec un peu de patience. Cependant je ne puis encore prévoir l'époque de mon départ ; je présume seulement qu'il ne sera pas plus éloigné que la mi-juin.

Tout le monde ici me parle de vous et me demande de vos nouvelles. Je réponds que vous vous portez bien, et que vous supportez héroïquement la privation de Paris. Ce n'est pas un médiocre étonnement pour quelques-uns. J'ai vu M. Bailli qui continuera ses recherches. J'ai vu aussi l'abbé M... avec sa décoration. Nous causerons de cet homme-là.

D'ailleurs, nulles nouvelles. Il y a une caricature oii l'on a représenté M. de Villèle en capucin. Il est entouré de rentiers, à qui il dit fort dévotement : Jeûnez et convertissezvous.

Si vous avez quelques commissions à me donner, faitesle plus tôt que plus tard, car j'abrégerai mon séjour ici autant quïl me sera possible. Priez pour moi, mon cher ami ; je vous embrasse de tout mon cœur.

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