Au même
Turin, 5 juin 1824.
Nous venons d'arriver en cette ville, sans trop de fatigue,, quoique nous ayons trouvé sur le Mont-Genis un temps d'hiver, du brouillard et de la neige à ne pas voir à trente pas devant soi, avec un vent très-froid, mais seulement à une certaine hauteur ; au-dessous le temps était plus beau et à peu près de la saison. Nous logeons chez madame la comtesse de Maistre, qui nous a oiîert l'hospitalité avec infiniment de bonté et de politesse. Je ne sais pas encore quand nous partirons pour Gênes ; probablement dans trois ou quatre jours.
Le courrier partant dans une heure, je ne puis t'en dire davantage aujourd'hui. Ce billet n'est que pour t' annoncer notre arrivée, et te tranquilliser sur notre voyage. Je t'embrasse de toutnoon cœur.