‹ Œuvres inédites de F. LamennaisChapitre 62 sur 180 · An même · texte numérisé non relu

An même

Florence, le 16 juillet 1832.

Nous sommes arrivés ici ce matin, après six jours de voyage, que ma santé a très-bien soutenus. Je n'ai éprouvé que trèspeu de spasmes, et j'espère achever le reste de la route non moins heureusement. Nous serons probablement à Bruxelles au commencement de septembre, et j'espère y trouver une lettre d'Adrien Benoît, qui m'apprendra que la cession que j'ai dû faire pour terminer mes tristes atfaires, a été reçue .par le tribunal. J'ai envoyé de Rome, la veille de mon départ, toutes les pièces nécessaires. Si cette espérance se réalise, je ne m'arrêterai que peu de temps en Belgique, et nous pourrons nous rejoindre à Paris, ce qui sera plus commode à tous égards. Il me tarde bien que ce moment arrive. J'aurai, comme tu le comprends bien, une immensité de choses à te dire. Mon voyage me paraît de plus en plus une chose de Providence. Son utilité aura été bien plus grande que je ne le pensais. Tu trouveras ci-joint le reçu du général des Pères de la Rédemption. Je te porterai toutes les facultés que tu

m'as demandées et plusieurs autres. Je t'embrasse tendrement.

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