‹ Œuvres inédites de F. LamennaisChapitre 70 sur 180 · Au môme · texte numérisé non relu

Au môme

La Chênaie, 5 août 1833.

Je reçois ta lettre du l*^"^ août, qui a mis quatre jours à me parvenir. J'enverrai celle-ci demain à Dinan de très-grand

matin, afin que le frère Paul la remette à Jules Bazin, s'il en est encore temps, comme je Tespère. Le paquet que je lui ai déjà envoyé pour toi contient la réponse à une partie dos choses que tu me demandes. Je crois qu'après ma lettre au Pape, que l'évoque peut communiquer, il n'est pas besoin d'autre déclaration. Si cependant tu croyais devoir lui remettre la lettre dont tu m'envoies copie, je ferais un léger changement dans la dernière phrase, qui pourrait être conçue ainsi : « comme je m'y soumettrais moi-même ;

(( et certes je n'hésiterai jamais à condamner toute doctrine « contraire h la doctrine enseignée du haut de la chaire éter- <( nelle par le successeur du Prince des Apôtres. » Ou mieux

encore : o à rejeter du fond de mon cœur toute doctrine

« condamnée du haut de la chaire éternelle, parle successeur (t du Prince des Apôtres. » La première phrase offre un sens très-juste, mais elle n'est pas si claire que la seconde.

D'après ce que m'a dit M. Deshaii, et d'après même ce que tu me mandes, je croi& toujours que ma présence dans la Congrégation y sera une cause permanente de divisions audedans et de persécutions au-dehors. Il me semble donc que, pour le bien, je ne puis mieux faire que de m'en retirer. Peu importe qu'un homme soit jeté à la mer, pourvu que le bâtiment se sauve. Je n'ai cherché en y entrant que la volonté de Dieu : en en sortant, je ne cherche encore qu'elle. — Voilà

une lettre de Le R Il s'y trouve des réflexions louches.

Je t'embrasse de tout mon cœur, et je t'attends après la distribution des prix. Totus tiius in Christo.

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