‹ Œuvres inédites de F. LamennaisChapitre 74 sur 180 · A M. Ange Blaize fils · texte numérisé non relu

A M. Ange Blaize fils

La Chênaie, 1836.

Ton père, qui me fit le plaisir de venir me voir vendredi dernier, me remit, mon cher Ange, ta lettre du 14. Je te remercie de cœur de tout ce que tu me dis de bon et de tendre, ainsi que des détails intéressants que tu me donnes. Écris-moi quand tu auras le temps. Il y a mille petites choses qu'on est bien aise de savoir. Pour moi. Je ne t'écrirai aujourd'hui que quelques lignes, pour te recommander deux commissions. La première est de souscrire enmon Tiompour 20 fr. au bureau du National. Tu auras lu dans les journaux qu'on y a ouvert une souscription destinée à couvrir l'amende de 10,000 fr. à laquelle l'infâme chambre des Pairs vientdele condamner. Il s'agit de justice, d'équité, aussi bien que de la liberté de la presse, et l'on doit se montrer et se nommer dans ces occasions-là.

Ma deuxième commission est de dire à M. Daubrée (1) que j'ai reçu sa lettre, que je le remercie des sentiments qu'il me témoigne et que je lui répondrai dès que ma santé me le permettra. Mais voilà huit jours que je suis très- sou ifrant, ce qui m'a obligé de suspendre tout travail," de sorte qu"à mon grand regret, je ne pourrai pas envoyer la préface des Mélanges (2) aussitôt que je l'espérais. Toute application m'est impossible en ce moment à cause de mes spasmes.

Mille et mille amitiés à Eugène, à qui je dois aussi une ré-

(1) Paul Daubrcc. ôdilcur des Œuvres complètes.

(2) Les Troisièmes Mélanges furent pul)liés dans les Œuvres complètes, éditées par Daubrée en 1830.

ponse. Il U) iN^mettra les 20 l'r. pour le \atio/ial. Élie t'embrasse et te répondra bientôt.

J'embrasse aussi tes frères et suis tout à toi de cœur.

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