‹ Œuvres inédites de F. LamennaisChapitre 97 sur 180 · Au même · texte numérisé non relu

Au même

Paris, 28 août 1845.

J'ai reçu, mon cher monsieur Dessoliaire, ma redingote en très-bon état, et je vous en remercie. Remerciez aussi pour moi M. Camus et de sa le.ttre et des écrevisses qu'il m'a envoyées. Elles sont arrivées très-fraîches et très-bonnes. Je ne lui écris point pour ne pas grossir inutilement ce paquet, et aussi parce que je n'ai guère de temps.

Lo prix dos livres que M. Pagnerre vous a envoyés servira (le compensation pour celui des façons des vêtements que vous me faites et que vous avez estimées trop Las. Je comptais bien revenir là-dessus.

Continuez votre œuvre avec un zèle calme et prudent. Évitez de choquer,autant que possible, ceux mômes dont vous avez le plus à vous plaindre. Ils sont à plaindre plus que vous; car quoi de plus triste que de s'égarer volontairement, que de repousser la lumière, que de se séparer de ceux que l'amour unit? On ne doit certainement pas abandonner la vérité, la taire, à cause qu'elle leur déplaît; mais on doit tacher de la leur rendre aimable, à force de condescendance et de charité fraternelle.

J'aurai probablement quelque chose à vous envoyer vers la fin de cette année, ou le commencement de l'autre. J'avance dans mon travail moins que je ne désirerais, parce que ma santé est mauvaise et que mes forces s'en vont. Mais tout ce que Dieu fait est bien fait.

Croyez, mon cher Dessoliaire, à mon dévouement bien affectueux.

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