ACTE I, SCKNE IH. J
L ISETTÊ.
Dans ce couvent , le frère d'une pensionnaire, votre amie, la venait voir quelquefois , et menait toujours avec lui un jeune homme de ses amis , bien fait, d'une jolie figure. {Agathe soupire , Lisette soupire aussi.) 11 vous trouva charmante , il vous parut aimable , et vous ne pûtes résister au penchant qui vous attirait l'un vers l'autre.
AGATHE
Mais Lisette...
L ISETTE.
-Tant que vousêtes demeurée au couvent, le frère de votre amie n'a jamais manqué de mener avec lui son camarade , et vous n'avez eu garde de laisser aller votre amie seule au parloir : malheureusement M. Mondor a découvert que ce jeune homme était fils d'une dame qui plaide avec lui depuis long-temps ; il a voulu prévenir ce qui TOME I. 2
i8 l'adroite suivante,
était déjà sans remède , il vous a retirée du couvent. Alors il a fallu s'écrire. Wérine portait les billets 5 mais IVérine a été surprise et renvoyée par Monsieur votre père , de sorte que vous seriez de pauvres amans bien embarrassés , bien malheureux , si Lisette n'avait le cœur aiissi bonqucNérine. Qu'en dites-vous?
suis- je instruite ?
AGATHE
Tu m'as dit mot pour mot mon histoire : qui a pu te Tappi-endre si bien?
LISETTE
D'abord toutes ces histoires-là arrivent toujours tout de même, et n'en ont pas moins l'agrément de la nouveauté j d'ailleurs je connais M. Dorval comme vous-même.
AGATHE
Tu le connais , Lisette? et si tu me