TOME IV
circoncis, en touchant à ses alimens^ à ses habits , à ses moindres meubles.
Tout ce qui n'était pas d'Egypte , tout ce qui leur était nouveau , devenait pour eux un objet d'horreur. Fiers de leur antiquité , de la réputation de leurs prêtres , des mystères qu'on leur cachait , ils regardaient comme un impie quiconque ne partageait pas leur aveuglement.
On serait tenté de leur pardonner l'espèce de culte qu'ils rendaient au Nil. L'Egypte doit tout a ce fleuve; il était pour elle un dieu bienfaisant. Au moment de son inondation , des fêtes religieuses l'annonçaient. On lui consacrait une vierge; on dit même que dans les temps malheureux on la précipitait dans ses flots. A présent même , on jette encore dans ce fleuve une statue de femme qui s'appelle la
d'un ouvrage historique. 67
fiancée. Partout on trouve la barbarie à coté de la superstition.