‹ Œuvres inédites (volume 3)Chapitre 26 sur 89 · PL\N · texte numérisé non relu

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profession et ses moyens d'existence ; la mort était la peine d'un mensonge: loi rigoureuse, mais sage, qui, toujours bien exécutée , aurait banni de l'état une foule de fléaux , l'aurait rempli d'habitans laborieux , paisibles, utiles , et eût propagé toutes les vertus nées du travail et sa récompense.

Les faussaires, les faux monnayeurs avaient les mains coupées. Un adultère était frappé de verges , et sa complice était mutilée au visage. Le père qui tuait son fils , était seul exempt de la mort. On rattachait au cadavre , on le forçait à le tenir embrassé publiquement , pendant trois jours et trois nuits-, on déléguait à la nature le soin de venger un si grand forfait.

Enfin les lois contre les débiteurs , si barbares chez les Romains ^ ne permettaient à leurs créanciers ni de les

mettre en prison , ni de leur enlever les chevaux , et les instruniens nécessaires à leur vie. Elles employaient des moyens moins funestes et plus sûrs.

Un Égyptien ne pouvait emprunter qu'en laissant pour gage le corps embaumé de son père ou de sa mère , qui se conservait dans chaque famille avec un respect religieux. On va voir à l'article des mœurs combien ce gage devait être sacré.

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