CHAPITRE CINQUIÈME
Sciences et arts des Egyptiens.
Ou ne peut guère refuser à l'Egypte A^t.onon, la gloire d'avoir inventé plusieurs géométr: sciences; du moins est-il sûr que, dans les temps les plus reculés, on y élevait des monumens qui prouvent un degré d'instruction dont tous les autres peuples étaient bien loin.
Les Chaldéens disputent à l'f gypte l'invention de l'astronomie j c'est aux savans à discuter ce point; mais il paraît sûr que, plus dedeux mille ans avant l'ère clirétienne , les Egyptiens avaient divisé l'année en trois cent
soixante-cinq jours et six heures j opération qu'ils n'avaient pu faire sans des connaissances profondes. Les pyramides, qui subsistent encore, et dont nous parlerons en détail , sont placées de manière que leurs quatre faces répondent aux quatre points cardinaux. Il est plus que l'raisemblable que le Nil couvrant tous les ans pendant cinq mois la surface entière de l'Egypte, les hommes, par le besoin de reconnaîti'e leurs possessions , y découvrirent plus tôt qu'ailleurs la science de mesurer la terre -, la géométrie fut donc inventée , et l'avilhmélique , dont elle ne peut sepasser , la lia bientôt à l'astronomie.
Les Égyptiens furent donc astronomes et géomètres. Ils découvrirent le mouvement des planètes , et la cause des éclipses. Ils divisèrent le Zodiaque
d'un ouvrage historique. 89
en douze signes , et soupçonnèrent peut-être le véritable système du monde ; du moins ce que Pythagore et les anciens en ont su , leur fut appris parles Égyptiens. La mécanique, l'hydraulique , furent trouvées par eux.', c'est à leur fleuve qu'ils durent ces découvertes. La charrue, dont leur dieu Osirîs passait pour être l'inventeur , ne suffisait pas dans un pays aride -, il fallut creuser des canaux pour y répandre les eaux du Nil , faire des machines pour les remplir , élever des digues pour les fermer.
Chacune de ces opérations exigea des arts nouveaux. La nécessité les créa tous; et ce peuple, qui ne pouvait se nourrir qu'en les inventant , dut être leur inventeur.
li'écriture , sans laquelle l'homme nLV-iogiyrestai ta jamais sauvage, ne fut d'abord p^'"*