‹ Œuvres inéditesChapitre 10 sur 81 · si Tamour de Marcillac · texte numérisé non relu

si Tamour de Marcillac

Fait durer ce miquemac, De longtemps la paix n'est faite, Et bientôt cette amourette Nous mettra tous au bissac.

{Mazarinade, recueil Maurepas, t. II, p. 255. —Il y en a quelques

autres que je ne puis citer.)

sortit, avec un pareil nombre de soldats, pour aller à sa rencontre. Il s'avança, malgré la neige, jusqu'aux environs de Grosbois ; ses hommes souffraient beaucoup du froid, et il fallut attendre le jour, le marquis de Noirmoutier ayant été fort retardé par les mauvais chemins. Les deux corps allaient se réunir, quand survint le comte de Grancey avec deux régiments de cavalerie et deux d'infanterie ; ce dernier chargea M. de Marcillac, et Noirmoutier en profita pour filer avec son convoi, qu'il amena très-heureusement à Paris. M. de Marcillac, réduit à des forces si inégales, fit cependant bonne contenance, mais au premier feu, tout son monde se débanda, à l'exception de l'escadron de M. de Rauzan, dont il avait pris luimême le commandement ; son cheval fut tué ainsi que ceux de son frère, le chevalier de la Rochefoucauld, et de Gourville, et il ne put monter sur celui que lui donna un de ses gentilshommes, poussé trop vivement par le comte d'Holach et ses gens qui s'approchèrent en lui offrant quartier. M. de Marcillac répondit par un coup d'épée qui porta dans le corps du cheval du comte et dont il fut désarmé. M. d'Holach répondit par un coup de pistolet à bout portant qui retendit à terre. Quelques soldats s'approchèrent du blessé pour le dépouiller et peut-être l'achever, quand un retour de M. de Rauzan les fit fuir : Marcillac avisa alors un de ses soldats, lui prit son cheval et son épée ; il rencontra M. de Matha et rentra avec lui dans Paris (20 février) ^

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