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ment. « Toute la littérature des Maximes et des Pensées est sortie du salon d'une femme aimable, retirée dans le coin d'un couvent qui, n'ayant plus d'autre plaisir que celui de revenir sur elle-même, sur ce qu'elle avait vu et senti, sut donner ses goûts à sa société, dans laquelle se rencontra par hasard un homme de beaucoup d'esprit, qui avait en lui l'étoffe d'un grand écrivain ^ » Mais si le noble auteur n'a pas créé un genre de littérature dont l'initiative revient en effet à Mme de Sablé, du moins lui a-t-il donné sa grandeur et sa perfection : nous invoquerons encore à ce propos le témoignage assurément incontestable de M. Cousin : « La Rochefoucauld a donné à la France un genre de littérature agréable et sérieux, délicat et élevé, une famille d'observateurs ingénieux de la nature humaine, dont le premier père est sans doute Montaigne, mais qui relèvent plus directement de l'auteur des Maximes^. »

M. de la Rochefoucauld ne paraît plus avoir songé depuis qu'à perfectionner son œuvre, ainsi qu'on peut en juger par le nombre des éditions qu'il en multiplia et les remaniements qu'il ne cessa jusqu'à la fin de faire subir à ses Maximes^ à ce point que l'édition de 1678 est presque entièrement différente de celle de 1665 ^ Il paraît aussi

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