VII. — MÉMOIRE SUR LES PERCEPTIONS OBSCURES
Manuscrit inédit de 50 pages, grand format^ copie annotée par l'auteur {peut-être le discours inédit tenu à C Académie de Bergerac^ meîitionné sous le n° 5 de l'inventaire Cousin).
Cet écrit et les deux suivants furent rédigés pour une réunion périodique^ que M. de Biran avait fondée, sous le nom de Société médicale de Bergerac, et dont il cherchait à faire plutôt une Société vouée à l'étude de l'homme^ envisagée d'une manière générale. La Société médicale tint sa première séance le l'^'' avril 1807 : et une phrase du manuscrit no VII, en rappelant la couronne décernée au Mévioire sur la décomposition de la pensée^ paraît indiquer que le succès de Berlin n'était pas encore connu. Cette composition se place donc entre avril et novembre 1807.
Le Mémoire sur les perceptions obscures aborde directement un des points les plus déhcats de la théorie de l'auteur : l'existence de modes inconscients, qui ne sont ni des faits matériels, ni des faits psychologiques, mais des faits simplement vitaux ou affectifs purs. Il contient une introduction qui pose la question à examiner, et invoque, en faveur de l'existence d'un état affectif, l'autorité de Leihnitz. Viennent ensuite trois articles; le premier traite des impressions affectives externes, le deuxième des impressions affectives internes; le troisième du rapport des aflections avec la volonté, et des sympathies morales.
Une partie de cette rédaction est intégralement reproduite dans un écrit qui date de 18*23 ou (voir n° XXXVI), et son contenu tout entier se retrouve dans les productions subséquentes de l'auteur.
DES OEUVRES DE M. DE RIRAN