VIII. — OBSERVATIONS SUR LE SYSTÈME DU DOCTEUR GALL
Manuscrit inédit de 67 pages, grand format^ minute de l'auteur ; discours pour la Société médicale de Bergerac.
La date de cet écrit est fixée par une phrase, où il est dit que Tattention est excitée depuis huit mois par la présence du docteur allemand dans la capitale. Gall vint à Paris en 1807.
L^auteur examine, à l'occasion de l'hypothèse craniologique, toutes les hypothèses de même nature qui rattachent les facultés de Tintelligence à des sièges séparés dans le cerveau. Il n'y a pas de division en chapitres ou en articles; un seul titre, vers la fin, indique que l'on passe de la tractation générale du sujet à la comparaison des doctrines de Gall et de Bichat, touchant le siège organique des passions .
Le contenu de ce discours se retrouve en partie dans les écrits suivants ; mais on y rencontre aussi des détails spéciaux et pleins d'intérêt qui ne reparaissent pas ailleurs. La rédaction est soignée.
IX. — NOUVELLES CONSIDÉRATIONS SUR LE SOMMEIL, LES SONGES ET LE SOMNAMBULISME. 1809 ?
Ouvrage publié par M, Cousin {tome 77, pages 209 à 295J; discours pour la Société médicale de Bergerac.
J'ai découvert, dans les manuscrits, la minute de ce mé-
(1) J'ai abrégé le titre mis par l'auteur et que voici : « Observations « sur les divisions organiques du cerveau, considérées comme sièges des « différentes facultés intellectuelles et morales. — Des rapports (|u'on « peut établir entre cette sorte de divisions et l'analyse des fiicultés do « rcntcndement. — Examen du système du docteur Gall à ce sujet. » Ce qui permet l'abréviation, c'est que la doctrine de Gall est l'objet tout à fait prédominant de l'ouvrage.
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moire, dont M. Cousin a eu probablement la copie. Une introduction^ qui ne se trouve pas dans Fimprimé, et qui ofire des lacunes, établit que c'est un discours pour la Société médicale de Bergerac^ et que l'auteur avait formé le projet de réunir et d'imprimer les travaux qu'il avait lus à cette Société. Ce projet ne paraît pas avoir eu même un commencement d'exécution.
La composition qui nous occupe est postérieure à mai 1808, puisqu'il y est question de la mort de Cabanis ; des considérations relatives à l'état matériel du manuscrit semblent fixer sa place avant 1810.
L^ouvrage est divisé en trois parties. Dans la première l'auteur s'occupe des causes du sommeil et cbercbe à établir que cette fonction est caractérisée par la suspension de la volonté. Dans la deuxième^ il énumère les facultés qui subsistent dans le sommeil^ et trace une ligne de démarcation entre ces facultés passives et les facultés actives de l'état de veille. Dans la troisième^ il répartit les songes en quatre classes : songes organiques, songes intuitifs, songes intellectuels, somnam bulisme.
Il est vraisemblable que l'idée de ce mémoire a été' suggérée à l'auteur par la lecture des pages de Dugald Stewart sur les phénomènes des songes {Éléments de la p/iilosop/de de l'esprit humain, partie I, chapitre V, section 5). En effet, dans des Notes sur Dugald Stewart, petit manuscrit qui n'a pas semblé assez important pour obtenir un numéro à part dans ce catalogue, on trouve l'expression du désir de consacrer un travail particulier aux phénomènes psychologiques des songes. M. de Biran n'a pu lire l'ouvrage de Dugald Stewart que dans la traduction de Prévost qui parut en 1808, circonstance qui vient confirmer la date assignée aux Nouvelles considérations.
Avant d'insérer cet écrit dans son édition, M. Cousin l'avait lu à l'Académie, le 31 mai 1834, et il figure dans la collection des mémoires de l'Académie, avec un avant-propos du lecteur.
DES CEUVRES DE M. DE BIRAN
X. — MÉMOIRE SUR LES RAPPORTS DU PHYSIQUE ET DU MORAL DE l'homme. 1811.
Manuscrit inédit de 130 pages^ grand format, minute de fauteur, (Inventaire Cousin^ n° à.)
M. de Biran lut, dans le Moniteur du 44 mai 1810, le programme de la Société royale des sciences de Copenhai^ue, qu'il a transcrit dans l'Essai sur les fondements de la Psychologie {tome I. de la présente édition, page 29).
Le mémoire en réponse à cette question fut couronné le i" juillet 1811, et retiré par l'auteur. Ce fut seulement en 1810 que M. de Biran reçut la médaille d'or qui lui était destinée. Cet envoi était accompagné d'une lettre d'excuses, au sujet de ce long retard qu'expliquaient les circonstances politiques, et de la demande de l'ouvrage, que la Société royale désirait faire imprimer (1). De nouveaux projets empêchaient qu'il ne pût être satisfait à cette demande.
Ce manuscrit est en assez mauvais état et présente quelques lacunes ; il ne subsiste qu'un court fragment de la copie qui en avait été faite pour l'Académie étrangère.
L'ouvrage contient une introduction qui traite principalement de la méthode de Bacon, et deux parties.
La première partie est consacrée à l'examen critique des doctrines qui prétendent expliquer les phénomènes de l'esprit et du sens intime, par des considérations physiques, et range ces doctrines sous trois chefs, auxquels répondent trois sections :
1° Explications purement mécaniques ou physiques des phénomènes de la pensée {Uobbes) ;
2° Explications physiologiques {Stahl)\
3° Explications symboliques {Bonnet),
(1) Correspond aricc de M. de Biran avec MM. Désaugiers, charg.^ d'affaires de France en Danemark, et Oersted , secrétaire de la Société royale des sciences de Gopenliague.
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La troisième section renferme aussi^ après Texamen de la théorie de Bonnet, la reproduction d'une partie des Observations sur le système du docteur Gall (no VIIÏ).
La seconde partie a pour but d'indiquer la sphère particulière dans laquelle se manifeste Faction mutuelle du physique et du moral. Une première section constate le mode d'influence de la sensibilité animale sur les phénomènes de l'esprit; une deuxième section, le mode d'influence de certains phénomènes de l'esprit sur les fonctions propres du corps.
Le mémoire de Copenhague ofîre l'application à une question particulière des principes généraux établis dans le Méinoire sur la décomposition de la pensée. Il est devenu la base d'un écrit important publié par M. Cousin. (XXXI.)