‹ Œuvres inéditesChapitre 19 sur 63 · XX M 0 T I N · texte numérisé non relu

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temps, puisque nous le retrouvons, au commencement de l'année suivante, à la cour, où il compose le Ballet de Monseigneur le Dauphin.

Trois mois après, Henri IV tombait sous le couteau de Ravaillac.

Tous les poètes d'alors entonnèrent un chant funèbre en l'honneur du monarque assassiné. Vainement ai-je cherché parmi leurs noms celui de Motin : il ne s'y trouvait pas, et je m'expliquais difficilement le silence d'un poète de cour en pareille occurrence, quand je rencontrai dans les éphémérides des Antiquités de la ville de Bourges, par l'avocat Chenu, la mention suivante :

« J.-J. Motin, mort en 1610, un des meilleurs (( poètes françois, si la mort ne l'eût ravi à la fleur « de son aage. »

Le compatriote de Motin (car Chenu est Berrichon, lui aussi) a commis une erreur, quant au prénom : Motin s'appelait Pierre; il avait eu pour frère Jacques Motin, qui mourut à sept ans, et dont il pleura, dans un tombeau-sonnet, le trépas prématuré.

Le poète mourut donc en 1610, peu de temps avant le roi Henri. Chenu a bien pu se tromper sur le nom, mais pas sur la date : il était intime de Motin qui lui avait adressé des stances insérées au commencement de la deuxième édition de son livre des Cent Rcglcmcns notables.

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