‹ Œuvres inéditesChapitre 59 sur 63 · La famille Mareschal, dont un des membres signa le · texte numérisé non relu

La famille Mareschal, dont un des membres signa le

pacte d'union des catholiques en i568, donna à la ville de Bourges des conseillers au présidial, des maires et des échevins. — L'un d'eux, élu maire en 1587 et mort en 161 j, avait une fille qui s'appelait Aimée Est-ce la même que Madeleine Mareschai, cette blonde si cruelle pour notre poète ? P. 36, V. 2 et 6. Négligence dans la rime (deux fois attachez) que je ne saurais attribuer à Motin.

37, Aucun renseignement sur M"e de Mottet. — Il y avait un conseiller au présidial du nom de du Molin en 1595.

— 7. Emble... enlève.

38, 8. Se guerdonne... se récompense.

— 12. Ne te chault... ne te soucie.

39, 4. N'est-ce pas plutôt se haussera

— 6 et 7. Arrachée, pour attachée. — A mon malheur, au lieu de pour mon malheur.

40, 9. A quel personnage Motin fait-il allusion? — Plus tard, ce surnom fut donné à Henri IV. Un joli conte de Sénecé, la Roupie, commence ainsi :

Quand huguenots dont la France est purgée Par la vertu de l'Hercule gaulois

41, 14. Pour un poète qui rime d'ordinaire assez richement, coustume et lune sont deux rimes plus qu'indigentes, à moins que le copiste n'ait écrit coustume pour commune. — Lundi, lun£ dies, le jour de la lune.

d3, 3. Les jésuites, arrivés à Bourges dans la seconde moitié du XVF siècle, furent mis en possession du collège de Sainte-Marie, vers l'an 1573. Ils durent quitter la ville en 1594 après l'attentat de Châtel sur Henri IV. Ces poésies sont donc antérieures au bannissement de la congrégation. Les jésuites ne rentrèrent à Bourges qu'en 1601, et nous avons établi qu'à cette époque Motin était à Paris.

44, 7. Je despite... je brave, je méprise.

— 10. Espoint... percé, du hùn punctus.

— II. Rais... rayons. — A l'heure... sur l'heure.

45, 13 et 14. Aussi n'est-il pas là pour ainsi ?

46, 1. Motin s'adresse à l'Amour.

P. 47, V. I. Les Manceron, qui faisaient partie, eux aussi, de la bourgeoisie riche, puissante, éclairée de la ville de Bourges, comptaient parmi leurs membres des conseillers au bailliage et au présidial, des maires et des échevins. — L'ami de Motin, assez savant pour lire Artémidore dans l'original, puisque la première traduction latine qui en parut, date de 1Ô03, doit être le même que le Manceron qui présida en 1606 le conseil des échevins. Artémidore, natif d'Éphèse et contemporain d'Antonin, est l'auteur d'un traité des songes ^^O-^-ipo/.piTi/.o-j ■

— II. Est-ce une allusion à ce beau militaire qui lui ravit le cœur de sa maîtresse ?

48, 4. Les Frères Jumeaux ou Gémeaux... constellation bien connue des marins, et qui passait à leurs yeux pour l'étoile du salut.

— 9. Comme il est... comme on dit.

5o, 8. Toutes choses enfin reviennent à leur estre... Motin avait déjà dit dans son sonnet contre La Roche p. 30) et cette idée philosophique est presque un cliché de l'époque :

... Il faut Qu'à son estre premier toute chose revienne.

— 12. Le port... N'est-ce pas plutôt le bord? ji, 9. La tante sans doute.

— 15. Un petit... un peu.

$2. Motin aurait-il donc été maltraité par l'amitié comme il le fut par l'amour ? Le ton d'amertume qui règne dans ce sonnet semble l'indiquer.

— î. On remarquera que, pour que le vers ait sa mesure, il faut faire quatre syllabes de Pi-ri-tho-is, qui alors ne rime plus avec lois.

53, I. Charlet était une porte de la ville percée dans une muraille élevée, paraît-il, par Charlemagne : en sortant de Bourges par cette porte, on côtoyait la rivière d'Yevrette jusqu'au gué qui porte le nom de Gué aux Dames : un faubourg et deux rues portent encore le nom de Charlet.

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